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RECENSIONS DE LIVRES

LeDoux, J. (2019). The deep history of ourselves. New York, NY : Viking

  • Léandre Bouffard[8]

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  • Léandre Bouffard[8]
    Université de Sherbrooke

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Joseph LeDoux est professeur de neuroscience, de psychologie et de psychiatrie à l’Université de New York. Il est l’auteur de plusieurs articles scientifiques et de quatre ouvrages dont le plus connu The emotional brain (1996, chez Simon et Schuster). Dans l’examen des différences qui nous caractérisent, l’auteur déclare qu’il convient d’éviter deux « défauts » courants : l’anthropocentrisme consistant à nier des caractéristiques qui appartiennent à d’autres espèces et l’anthropomorphisme leur attribuant au contraire des caractéristiques qu’elles ne possèdent pas. Il ajoute par ailleurs qu’il existe une « connexion profonde » entre les activités anciennes de survie et les nôtres : fuir les produits ou organismes dommageables (évitement) et profiter de ceux qui sont utiles (approche). En effet, « Toutes créatures vivantes possèdent des gènes qui remontent au début de la vie » (p. 45). Dans l’étude de la conscience, l’auteur propose de respecter le principe selon lequel le cerveau a été non conscient bien longtemps avant d’être conscient; il convient donc de considérer que le comportement est contrôlé d’une façon non consciente à moins d’avoir la preuve du contraire (p. 328). Ainsi, pour qu’il y ait perception consciente, il faut qu’interviennent des processus neuraux de haut rang. Ainsi, le soi comme « objet » peut être une capacité partagée avec d’autres mammifères (les primates, en particulier), mais le soi comme « sujet » est propre à notre espèce, probablement à cause du pôle frontal (p. 310). Au terme de cette introduction qui nous a informés de ce que j’appellerais la « philosophie » de l’auteur, je présenterai deux sections : la première sur l’évolution comme telle des organismes et la seconde sur sa théorie émotionnelle. Pour bien comprendre les fonctions de notre cerveau complexe, il faut prendre une très longue perspective et partir du début, « humble début », selon Darwin. La vie a commencé il y a environ 3,5 milliards d’années avec des organismes unicellulaires (les bactéries) qui sont de « bonnes machines à survivre ». Ils se reproduisent par division cellulaire et sont de beaucoup les plus nombreux dans le monde. Environ 1,5 milliard d’années plus tard, arrivent les eucaryotes, organismes unicellulaires qui deviendront des pluricellulaires plus complexes munis d’organelles (petits organes permettant le déplacement) et de mitochondries. Ils utilisent l’oxygène et le gaz carbonique pour leur besoin en énergie et ils se reproduisent sexuellement. Ils peuvent fuir le danger et s’approcher des sources de nourriture. Il y a environ 800 millions d’années, apparaissent des organismes de la catégorie animale (metazoa). Ils se caractérisent par la gestion de leur énergie et de leur mobilité. Ils « inventent » le neurone – élément le plus fondamental du système nerveux – qui préside à la coordination sensori-motrice. Cette innovation inaugure le début du développement du futur système nerveux et de la colonne vertébrale. Il y a environ 530 millions d’années, les vertébrés se répandent sur la terre, dans l’eau et dans les airs. Ils se développent rapidement au cours de « l’explosion cambrienne » (543-490 millions d’années). Ces nouveaux développements donneront les amphibiens (350 millions d’années), premiers vertébrés à respirer l’oxygène par les poumons. Le cerveau connaît à ces époques un développement sans pareil. Ajoutons (pour information) que vers 250 millions d’années survient la « première extinction » due au réchauffement de la planète. Les petits organismes sont plus chanceux en matière de survie. Vers 230 millions d’années, se multiplient les dinosaures puis, peu après (210 millions d’années), les mammifères. Ces derniers portent et nourrissent leurs petits, consomment de l’oxygène, ont le sang chaud, un coeur à quatre cavités, des caractéristiques sensorielles variées, de la fourrure pour …

Parties annexes