Documents repérés
-
161.
-
163.Plus d’information
RÉSUMÉL'évidence américaine (Fama et Schwert, 1977) et celle d'autres pays industrialisés (Solnik, 1983) identifie une piètre performance des marchés boursiers en période d'inflation. Dans ces études, les rendements boursiers sont négativement corrélés avec l'inflation anticipée et non anticipée. Cet article évalue si la même relation existe dans certains pays en émergence. La présence d'un lien entre l'inflation (anticipée et non anticipée) et les rendements boursiers est testée en corrigeant pour l'hétéroscédasticité et en tenant compte d'événements importants affectant le prix des titres boursiers. L'évidence empirique indique que le régime fiscal d'un pays est important pour l'obtention d'une relation positive entre l'inflation et les rendements boursiers.
-
164.Plus d’information
Cet article se propose, à travers une étude diachronique réalisée à partir de dictionnaires et d'une base importante de textes anciens japonais et coréens, de montrer comment les concepts issus de la civilisation occidentale et importés ont été nommés en Asie du Sud-Est. Cette étude s'inscrit dans le cadre d'un projet de recherche portant sur la néologie en Corée, au Japon et en Chine. La terminologie au centre de notre étude est indissociable du contexte sociopolitique. La néologie se fait d'abord à l'initiative de missionnaires au XVIIe siècle, puis au XIXe siècle, conduisant à la création de termes religieux, mais aussi scientifiques. Cependant, par un souci de modernisation, c'est le Japon qui contribue le plus à la néologie scientifique, d'abord au contact des Hollandais, et plus encore au moment de l'Ouverture à l'Occident à la fin du XIXe siècle. Par-delà le Japon, les autres pays suivent une évolution parallèle dans la création de néologismes en recourant à des procédés similaires de création lexicale, certes en moindre proportion. Néanmoins, les Chinois, les Coréens et les Vietnamiens empruntent massivement les néologismes créés par les Japonais, par la (re)traduction vers leurs langues respectives d'ouvrages occidentaux traduits en japonais. L'abandon des mots chinois pour les néologismes japonais non seulement par les Coréens, mais aussi par les Chinois eux-mêmes, ainsi que la prédilection des Japonais pour les emprunts phonétiques s'explique par la défaite de la Chine dans la guerre sino-japonaise (1895), mais aussi par le caractère novateur et attrayant des néologismes japonais. Enfin, c'est par souci d'identité linguistique que les Chinois, et surtout les Vietnamiens, créeront leurs propres néologismes après 1919.
Mots-clés : néologisme, emprunt, création lexicale, termes scientifiques, Asie du Sud-Est, neologism, loan word, lexical creation, scientific terms, South-East Asia
-
165.
-
167.
-
170.