Documents repérés
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84.Plus d’information
La participation de l'abbé François Falc'hun à la Mission de folklore musical de Basse-Bretagne de 1939 a été atypique pour plusieurs raisons, dont la communication se propose d'étudier les principales. 1- C'est une mission initiée, organisée et financée de Paris par le gouvernement du Front populaire. 2 - Bretonnant de langue maternelle, F. Falc'hun est alors le bretonnant le plus diplômé en linguistique, peut-être même le seul. Étudiant à l'Université de Paris, il a déjà reçu une formation en phonologie, science humaine alors toute jeune. 3 - La mission utilise les moyens techniques les plus modernes disponibles à l'époque (enregistrements sonores, films). 4 - Les préoccupations religieuses et morales en semblent tout à fait absentes. 5 - Cette mission a été son unique expérience en ce domaine. 6 - Cette mission n'a duré qu'un mois et demi. En revanche, l'étude et l'exploitation des documents recueillis a traîné en longueur pour plusieurs raisons. F. Falc'hun n'en a pas vu la publication, qui n'a été réalisée qu'en 2009 (Cths-Dastum-Crbc, sous la direction de Marie-Barbara Le Gonidec).
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85.Plus d’information
RésuméL'étude des variations spatiales de la langue bretonne révèle le rôle très important des centres économiques et des voies de communication et permet de mettre en valeur d'une façon originale leur évolution au fil des siècles. L'approche géolinguistique permet de voir les mots courir sur les routes ou s'arrêter aux montagnes, et de mettre en lumière des zones d'entrée de nouveautés linguistiques et des zones d'archaïsmes qui donnent l'impression de « résister » à ces poussées. Par ailleurs, les choix en matière de standardisation linguistique montrent qu'ils n'ont pas toujours été faits en fonction de ces pôles économiques et qu'il n'a pas toujours été tenu compte des variations dialectales. D'autres critères ont joué un rôle important dans ce cas. Les marges en matière de standard linguistique sont bien différentes et reposent davantage sur des pôles culturels, sur l'influence de la littérature — qui ne s'est pas développée autour d'écoles en Basse-Bretagne, mais plutôt autour de groupes sociaux et d'individus —, et de perceptions sociolinguistiques. La confrontation de la dialectologie et de la sociolinguistique permettra de voir ce qu'est une marge, comment les marges se créent, selon quels processus elles se maintiennent ou non, et montrera qu'un territoire peut constituer une marge à un moment donné et changer de statut, qu'il peut former une marge dans un domaine et être un centre dans un autre.
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87.Plus d’information
Les enjeux environnementaux tels qu'ils sont définis par les politiques publiques aboutissent à des aménagements dans l'espace rural, confrontant les sociétés locales à une transformation de leur environnement immédiat. L'objectif de cet article est de montrer le processus par lequel les enjeux globaux, tels que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité, sont convertis à une échelle locale à travers l'action des structures politiques locales (municipalité, communauté de communes, etc.). La réception de ces aménagements, déterminant leur nature, est liée à deux facteurs principaux : la structure de la société locale et le degré d'adaptabilité du projet en fonction des objectifs attribués au débat public.Cette communication repose sur un travail de terrain où différents aménagements ont été comparés (deux parcs éoliens et deux itinéraires pédestres). Dans tous les cas, il a été observé que le débat public a été organisé par les structures politiques locales pour adapter les dispositifs en fonction de la stratification de la société locale et des enjeux du pouvoir local.
Mots-clés : Les échelles des dispositifs environnementaux, pouvoir local, concertation, intérêt général localisé, scales of the environmental stakes, local power, consultation, located general interest
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