Documents repérés
-
251.Plus d’information
RésuméDans la ruine de Babel : poésie et traduction chez Paul Celan — Paul Celan, l'un des plus grands poètes de langue allemande du XXe siècle, en est aussi l'un des plus grands traducteurs. Sur les cinq tomes de ses Oeuvres complètes chez Suhrkamp, deux volumes sont consacrés à ses traductions, en majorité de la poésie, couvrant sept langues et près d'une cinquantaine d'auteurs. Le présent article tente de montrer qu'une même poétique anime les deux gestes d'écriture et de traduction et qu'une telle entreprise doit se comprendre par sa dimension éthique. Il s'agit pour Celan de recréer un langage humain, ouvert à l'altérité, répondant à cette sombre historicité qui est de vivre après Auschwitz.
-
252.Plus d’information
Le Verfügbar aux Enfers ne laisse pas de surprendre, à la fois par son contexte de rédaction que par son contenu. Si les citations musicales sont évidentes dans cette œuvre, la présence d'un intertexte littéraire est également perceptible et mérite d'être approfondie. Or, afin de bien mesurer le caractère particulier du Verfügbar aux Enfers, une analyse comparative s'avère nécessaire. Cet article se propose de se pencher sur l'intertextualité dans les textes concentrationnaires rédigés pendant deux périodes distinctes, l'époque de l'incarcération et celle de l'après-guerre. Cette contribution s'attache d'abord à une différence fondamentale entre ces deux périodes, celle de l'identité du lecteur. Il s'agira ensuite de s'interroger sur la manière dont cette caractéristique influence les procédés intertextuels utilisés dans les textes, opérant ainsi des transformations importantes d'une période de rédaction à l'autre.
Mots-clés : dialogisme, intertextualité, Le Verfügbar aux Enfers, témoignages, Germaine Tillion, dialogism, intertextuality, Le Verfügbar aux Enfers, testimonies, Germaine Tillion
-
254.
-
255.Plus d’information
RésuméAu mois de janvier 2008, le département de musique de l'Université de Calgary a consacré trois jours à un colloque bilingue portant sur la musique et les idées d'István Anhalt et de György Kurtág, examinées sous les angles musicologiques, ethnomusicologiques, pédagogiques et analytiques. Des participants du Canada, d'Europe et des États-Unis ont présenté des communications et participé à des discussions entourant la musique, ainsi que l'identité et l'appartenance à un lieu des deux compositeurs, par le biais d'une large sélection d'oeuvres. La conférence d'ouverture d'Anhalt a abordé des considérations biographiques en rapport avec l'émigration de sa Hongrie natale et l'impact de cet événement sur sa musique, tandis que celle de Beckles Willson s'est concentrée sur le rapport intime qui lie la musique de Kurtág à Budapest. Les présentations subséquentes ont dévoilé de nouveaux aperçus sur la musique vocale des deux compositeurs et sur les oeuvres pour orchestre d'Anhalt et la musique de chambre de Kurtág. Le colloque s'est terminé avec des discussions parallèles concernant d'autres compositeurs, tels que B. Bartók, H. Lachenmann, J. Rea, W. Rihm, R. Schumann, M. Seiber et S. Veress. Six concerts ont aussi accompagné les débats avec des prestations d'oeuvres d'Anhalt, de Kurtág et d'autres compositeurs du Festival de la Nouvelle Musique 2008 du département de musique.
-
256.Plus d’information
Souvent aphasique ou possédant très peu de vocabulaire, le personnage de l'idiot n'est dans la plupart des romans que décrit. Toutefois, certains écrivains ont su lui donner la parole, et ce, dans une prose fortement poétique. Parmi eux se démarquent William Faulkner (The Sound and the Fury), Anne Hébert (Les fous de Bassan) et Suzanne Jacob (Laura Laur) qui, à divers degrés dans leurs récits, ont donné à des personnages d'idiots les rênes de la narration. Tâche ardue puisqu'elle relève du paradoxe ; ces auteurs ont ainsi consacré une section entière de leur roman au " discours " d'un personnage caractérisé par son hermétisme. En s'intéressant au " projet commun " de ces trois auteurs, notre analyse vise à explorer les divers enjeux de l'éloquence du dépossédé.
-
257.Plus d’information
La présente contribution traite de la faible activité de traduction caractéristique des environnements bilingues. L'analyse porte sur la situation dans la ville de Trieste et ses environs où une minorité slovène substantielle vit depuis des siècles parallèlement à la population romane, principalement italianophone, comme le font divers autres groupes ethniques moins nombreux. Les communautés italienne et slovène ont connu des parcours historiques assez différents et ont été ponctuellement en conflit au sujet de questions d'ordre national, situation compliquée ensuite par les circonstances politiques. Dans une grande mesure, les deux groupes ethniques ont vécu côte à côte en ne portant qu'un intérêt minimal à la production culturelle de l'autre. Cela a également eu un impact sur la traduction littéraire. Jusqu'à une époque récente, les publications dans ce domaine sont restées peu nombreuses et la réception des oeuvres traduites encore plus modeste, et ce, en dépit de la riche littérature tant italienne que slovène provenant de Trieste. Cet article vise à identifier les principaux aspects de cette relation traductionnelle et à en discuter, en prenant en compte les facteurs sociaux, politiques, culturels, littéraires et linguistiques qui la sous-tendent. Il semble toutefois que la situation ait changé au début des années 1990, quand les asymétries entre les deux groupes ethniques ont commencé à diminuer et quand les culture et langue slovènes ont gagné du terrain en termes d'importance et de reconnaissance, ce qui a, entre autres, ouvert de nouvelles perspectives à la traduction littéraire.
Mots-clés : literary translation, bilingualism, reduced translation activity, language policy, translation policy, Trieste, traduction littéraire, bilinguisme, politique linguistique, politique de traduction, activité de traduction réduite, Trieste
-
258.
-
259.