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321.Plus d’information
RésuméLe présent article représente la première d'une série d'études sur la possibilité d'envisager la théologie pratique sous l'angle de l'apophatisme. La thèse à l'origine de cette entreprise repose sur l'affirmation que tout discours théologique devrait être en mesure de produire un effet sur nos contemporains. Dès lors, il faut entendre le langage comme un processus plutôt que comme un substrat. Ce point de vue est repris avec une certaine urgence depuis une cinquantaine d'années à la suite de ce qu'il est convenu d'appeler le « Linguistic Turn ». Une mise en lumière des enjeux que soulève cette démonstration peut se faire en établissant un lien entre certains développements du second Wittgenstein et la compréhension de la voie négative telle qu'elle se présente chez les auteurs anciens.
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323.Plus d’information
Le féminin joue dans l’œuvre de Lévinas un rôle crucial, puisque, rencontré d’abord dans la relation érotique, il brise le cercle du même et l’ouvre à la dimension salutaire de la transcendance. Cependant, si certain-es ont estimé que par là Lévinas rompait avec le phallogocentrisme, dans une veine beauvoirienne Stella Sandford montre à quel point il demeure masculiniste. Sans témoigner d’aucune distance critique, Lévinas associe le féminin à l’ambiguïté de l’éros, à la différence sexuelle et le pose comme l’autre à la fois « inviolable » et quasi animal, irresponsable ou enfantin d’un sujet qui ne se pense jamais qu’au masculin. La critique de Beauvoir était donc pertinente et le Derrida de « Violence et métaphysique » aurait mieux fait de se demander quel homme tenait la plume de Lévinas lorsqu’il écrivait, plutôt que se réjouir de ce qu’il écrivît en tant qu’homme.
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324.Plus d’information
L’idéal serait de faire avec la Chine ce que Barthes avait fait pour le Japon. Partir d’expériences singulières parce que quelconques pour réverbérer un sentiment vague mais insistant. Avec les mots de la langue dont on part introduire une brèche dans la muraille des signes. Ce ne serait pas un article académique. Ce ne serait pas un livre de voyage. Ce ne serait pas une thèse de sinologie. Ce serait un objet bancal : une tentative de traduire des intuitions qui couvent dans notre sang et se précipitent, à l’occasion de rencontres anodines, en idées que l’on souhaiterait caractéristiques. Comme une esquisse pour un tableau qui, de toute façon, ne viendra jamais.
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328.Plus d’information
Dans un monde hanté par le scénario du pire, la mobilité des individus est aujourd'hui de moins en moins perçue comme une occasion, un effet du marché global ou encore une logique inéluctable des détresses humaines. Au contraire, les déplacements sont de plus en plus associés à l'image du risque et de la menace, qui justifie une démultiplication des pratiques de contrôle et de surveillance des individus en mouvement. Les stratégies renouvelées ou renforcées de lutte contre le terrorisme depuis les attaques du 11 septembre 2001 et le contexte de la guerre au terrorisme ont eu des conséquences majeures dans la mise en place de ces pratiques. La sécurité est lue à travers sa prétention à la protection et à la prévention, et les dispositifs de surveillance et de contrôle deviennent centraux dans cette quête, coûteuse à bien des égards, du « risque zéro ». Cet article a pour objectif de présenter sous quelles formes la surveillance des mouvements des populations s'est durablement intensifiée. Il vise également à montrer comment ce contrôle accru renforce l'inquiétude, la suspicion et l'hostilité au coeur de nos sociétés occidentales.
Mots-clés : Terrorisme, antiterrorisme, migration, surveillance, mobilité, Terrorism, anti-terrorism, migration, security, mobility, Terrorismo, antiterrorismo, migraciones, vigilancia, movilidad
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330.Plus d’information
RésuméLe plus intéressant dans une répétition, en l'occurrence humoristique, serait-il paradoxalement la nouveauté, la variation ? Au moins du point de vue de l'expression, car dans le domaine du comportement, il faut au contraire que les réactions soient vraiment similaires pour, dans certaines conditions, faire rire ou sourire. Mode de réaction humaine, la répétition rappelle le mécanisme du diable à ressorts (voir le naturel de l'ivrogne, du contradicteur, du bavard…) et, comme moyen d'expression polyvalent, elle est mise par La Fontaine au service d'une tonalité plaisante. Stylistiquement, elle est polymorphe : échos sonores, rimes triples, reprise d'idées avec nuance, surenchère, pléonasme moqueur…