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646.Plus d’information
RésuméCet article analyse la politique de l'emploi préconisée par Keynes durant les années trente, à partir d'une lecture de ses écrits politiques. Nous montrons tout d'abord le rôle exact d'un programme de travaux publics, à savoir de coordonner l'initiative privée afin de modifier le pessimisme des entrepreneurs. Les travaux publics constituent donc une politique anti-déflationniste de lutte contre le chômage involontaire. En revanche, en 1937-1939, malgré un taux de chômage de 12 %, Keynes s'oppose à une politique de relance globale, du fait des risques d'« inflation absolue ». Car le chômage résulte alors en grande partie des rigidités sur le marché du travail. Le concept de chômage volontaire, élaboré dans la Théorie générale, est donc d'une grande pertinence pour comprendre la politique de l'emploi préconisée par Keynes. Finalement, cette étude montre la forte cohérence des prises de position pratiques de Keynes avec l'analyse théorique développée dans la Théorie générale, même si ses positions peuvent à première vue nous surprendre. Elle permet également de jeter un regard critique sur les politiques dites keynésiennes d'après-guerre.
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647.Plus d’information
Une politique technologique, si ordinairement justifiée pat des facteurs économiques, n'en dépend pas moins des dimensions politiques des interventions publiques. Pour comprendre le contexte entourant l'élaboration et l'application de celle du Québec et afin d'identifier les principales contraintes qui jouent sur son développement, nous avons choisi d'étudier le cas de l'achat des micro-ordinateurs dans le réseau scolaire en 1984. Nous insistons sur le rôle joué par chacun des acteurs: les décideurs gouvernementaux, les commissions scolaires, la France et l'industrie. Définir et implanter une politique technologique peut être vu comme un phénomène complexe qui implique la coordination de plusieurs institutions publiques aux objectifs parfois divergents et la participation d'entreprises actives sur le marché international.
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648.Plus d’information
La Conférence sur le devenir social et économique du Québec, qui s'est tenue en mars 1996, fut l'occasion de débattre des enjeux socioéconomiques actuels propres au Québec. Bien qu'il importe de distinguer le politique de l'économique, ces sphères se chevauchent en partie. Or, au Sommet, elles ont semblé sur des voies parallèles, et l'éthique, lien entre les deux, en a subi les contrecoups. Le renouvellement du pacte social, but ultime de la rencontre entre le gouvernement québécois et ses « partenaires », fut ainsi constamment confronté aux contraintes du néo-libéralisme. Quelle figure de la société québécoise s'est donc profilée dans les discours du Sommet ?