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Le rôle des psychanalystes dans l'histoire du Département de psychiatrie de l'Université de Montréal
Plus d’informationTrois psychanalystes ont joué un rôle de premier plan dans l'histoire du département, soit les Drs Camille Laurin, Yvon Gauthier et Arthur Amyot. Le Dr Laurin a mis sur pied un cursus prégradué et un post-gradué et doté le département d'un premier programme complet de résidence en français. Dr Gauthier a, en quelque sorte, « construit » le département en créant ses instances administratives. Dr Amyot a donné corps au réseau universitaire en intégrant les divers milieux hospitaliers dans les décisions et les projets du département. Chacun à sa manière a contribué à l'une des marques distinctives du département, à savoir l'importance accordée à la formation à la psychothérapie. De plus, les auteurs désirent souligner comment la psychanalyse ou mieux une certaine vision psychanalytique sans dogmatisme ni exclusivisme a joué un rôle important dans l'histoire du département universitaire. Ce faisant, ils ont transmis une conception de la psychiatrie où la perspective biopsychosociale n'est pas un vain mot.
Mots-clés : psychanalyse, histoire, département de psychiatrie de l'Université de Montréal, psychoanalysis, history, Département de psychiatrie de l'Université de Montréal
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35.Plus d’information
L'auteure explore le processus de formation pour devenir psychothérapeute de groupe via son expérience d'apprentissage et d'intégration dans un organisme communautaire. Le cadre de travail et les conditions de formation spécifiques à cet organisme sont explorés, suivis d'éléments théoriques. Le travail dans un dispositif de groupe d'approche psychanalytique, et le développement d'une pensée qui contextualise la psyché individuelle dans ses liens groupaux, s'acquiert par l'expérience de processus favorisant un remaniement sur le plan identitaire. Ce texte aborde la régression induite par la mise en groupe et l'angoisse de perte des frontières du moi, la honte comme vécu archaïque à la limite soi-autre, l'élaboration des transferts du groupe primaire sur les groupes secondaires et l'interrogation du désir à prendre place dans un groupe en tant que psychothérapeute. Ce travail psychique à l'articulation de l'individuel et du collectif est au coeur du travail qu'il sera question de favoriser avec le groupe de psychothérapie.
Mots-clés : formation à la psychothérapie de groupe, psychothérapeute de groupe, identité, honte, capacités négatives, group psychotherapy training, group therapist, identity, shame, negative capacities
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36.Plus d’information
Cet article expose les réflexions suscitées par l'utilisation de la méthode d'apprentissage par problème (APP) dans la formation universitaire en psychologie clinique. Cette méthode s'avère pertinente pour l'acquisition des compétences cliniques spécifiques à la pratique de la psychothérapie. Les processus se déployant au sein de la méthode APP et de la psychothérapie partagent plusieurs lieux communs. Ils sont abordés à la lumière de notions fondamentales propres au travail clinique : observation, rigueur, processus relationnels inhérents au lien thérapeutique, espace transitionnel, autorégulation, échafaudage, co-construction et élaboration d'un narratif. Un exemple permet d'illustrer les processus d'intégration et de co-construction des connaissances se manifestant en APP.
Mots-clés : apprentissage par problème, psychothérapie, processus psychothérapeutiques, espace transitionnel, pédagogie universitaire, formation d'étudiants en psychologie, problem-based learning method, psychotherapy, psychotherapy processes, transitional space, university teaching, psychologists' training
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39.Plus d’information
RésuméCet article compare les trajectoires des psychologues et des physiothérapeutes québécoises depuis 1950. D'une part, il montre en quoi l'apparition de nouvelles thérapeutes « paramédicales » sur le marché des soins a contribué à faire évoluer les usages cliniques. D'autre part, il analyse la manière dont ces professionnelles ont su jouer de la dualité qui se dessine après 1960 entre marchés public et privé de la santé. Cette histoire se décline en trois temps. De 1950 à 1975, ces professionnelles investissent les hôpitaux à l'appel de médecins spécialistes, dont elles contestent cependant bien vite l'autorité. De 1975 à 1990, leurs aspirations trouvent sur le marché privé des soins un terreau fertile où elles développent des approches alternatives qui pollinisent ensuite le réseau public. Enfin, après 1990, ce sont des ressources issues plutôt du secteur public qui migrent pour consolider la pratique en privé, témoignant de la solidarité entre ces marchés qui composent en fait les deux faces d'une seule et même économie politique de la santé.