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  1. 531.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 55, Numéro 4, 2010

    Année de diffusion : 2011

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    L'objectif de cet article est de proposer un déplacement des problématiques issues de la traductologie dans un domaine très éloigné qui est celui de l'histoire de l'art, et de la photographie d'architecture en particulier. La plupart des photographes spécialisés dans ce domaine comparent leur pratique à une forme de traduction. Pour autant, la confrontation entre ces deux disciplines ne semble pas aller de soi, et requiert pour être opérante un travail de définition préalable et une réflexion autour de ses enjeux. Il ne s'agira pas d'assimiler ou de confondre ces deux domaines spécifiques en niant leurs différences, mais plutôt d'ouvrir un espace de questionnement transversal en les interrogeant de manière dialectique. Nous mesurerons ainsi en quoi certains concepts, certaines notions, voire certaines méthodes traductologiques peuvent s'appliquer à cette discipline et permettent de la comprendre sous un angle inédit. Nous montrerons comment le couple conceptuel « sourciers / ciblistes » permet de nuancer la dichotomie traditionnelle entre « photographie créative » et « photographie documentaire », puis dans quelle mesure la notion de « défectivité traductive » confrontée à celle de « perte d'aura » photographique conduit à interroger le statut du photographe-interprète.

    Mots-clés : photographie d'architecture, traductologie, sourcier / cibliste, défectivité, perte d'aura, photography of architecture, Translation Studies, targeteers / sourceres, defectivity, loss of aura

  2. 534.

    Article publié dans Nouvelles pratiques sociales (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 2009

    Année de diffusion : 2010

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    À partir d'une expérience concrète de recherche, l'article aborde les ambiguïtés de la position du chercheur en sciences sociales qui tente de modifier sa relation aux enquêtés pour la rendre plus égalitaire. Il explore les rapports de force et l'utilitarisme opposant chercheur et enquêté, tente d'en cerner les racines à travers l'exemple de la sociologie et son histoire. Enfin, il propose trois pistes pour répondre à ces ambiguïtés : la clarification des motivations du chercheur, la redéfinition de l'égalité et le travail de reconnaissance pour démocratiser la relation dissymétrique. Les questions abordées sont mises en parallèle avec la relation intervenant-usager en travail social.

  3. 535.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 1, 1985

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméL'auteur essaie de montrer que le phénomène le plus important du langage n'est pas la langue, ni la parole, ni le discours, ni le texte, mais les espaces mentaux produits dans la communication langagière. L'auteur esquisse les contours du concept de ces espaces mentaux en les présentant comme des espaces perceptuels résultant d'une perception de 2e degré dite « compréhension du langage ». Ces espaces mentaux sont appelés « le sens » dans la pratique traduisante, la seule à révéler son existence. Mais c'est surtout dans la traduction orale que cette réalité fondamentale est le plus « visible ».

  4. 536.

    Article publié dans Politique et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 3, 2009

    Année de diffusion : 2010

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    RésuméCet article tente de rassembler quelques éléments de réponse à une question à laquelle les théories contemporaines de la reconnaissance n'ont jamais véritablement répondu : qu'est-ce qu'une lutte pour la reconnaissance ? Nous cherchons d'abord à dégager les propriétés prêtées à la lutte qui pourraient expliquer la place centrale qu'elles lui confèrent. Nous procédons ensuite par comparaison, afin de mettre en évidence certaines caractéristiques qui la distinguent d'autres types de conflits, sur le thème de l'Ennemi et de son mode de désignation. Nous considérons enfin l'aboutissement qui est attendu de la lutte. Nous dégageons ainsi trois propriétés prêtées à la lutte pour la reconnaissance : elle porte un mouvement d'autoassertion du sujet qui suppose une résistance ; cette résistance est celle d'un Ennemi doté de capacités éthiques ; et cela de manière à ce que celui qui déclenche la lutte puisse avérer en l'arrachant son statut de changeur de monde.

  5. 537.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2016

    Année de diffusion : 2016

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    Le présent article examine la question des fondements du nationalisme par rapport au trilemme de Münchhausen, en tentant d'établir la dimension discursive du nationalisme qui se réalise idéalement dans un espace public ouvert. Nous critiquons le « nationalisme ontologique » et sa fâcheuse tendance à proclamer la « déjà-nation », soit une nation sans possibilité de connaissance pour les sujets, les discours individuels sur la nation étant alors immédiatement bloqués par une interprétation déjà-vraie de la nation. Une telle interprétation de la déjà-nation fait fi de la distinction entre le cadre interprétatif général qu'est le nationalisme et les propositions qui en découlent, ces propositions étant de la seule responsabilité des individus. La nation est en fait la représentation même du pouvoir du langage, n'existant qu'à l'intérieur d'un filet de sens créé par les discours nationalistes dans la sphère publique.

    Mots-clés : Épistémologie, Langage, Nationalisme, Nation ontologique, Trilemme de Münchhausen, Epistemology, Language, Nationalism, Ontological nation, Münchhausen trilemma

  6. 538.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 64, 2000

    Année de diffusion : 2004

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    RésuméDans son article, l'auteure cherche à considérer les principes de la « singularité » (toute écriture est, en effet, singulière et l'est toujours et déjà, eu égard au fait que ses supports font naître des images différentes du monde) et de la « transductivité » (par laquelle se reconnaît tout de même l'idée d'une sorte de mutualité de rapports entre monde et écriture : toute écriture se retrouve dans le monde, d'où elle provient peu ou prou, comme tout monde retourne, d'une façon ou d'une autre, à l'écriture, voire en dépend). Le terme « transductivité », qui chez Bernard Stiegler sert à nommer la relation entre l'image mentale et l'image-objet, permet à l'auteure de l'article de considérer l'écriture ou, autrement dit, la réalité du documentaire; de mettre en jeu les prétendus effets de réalisme que le documentaire le plus pur ou le moins métissé suscite ; de considérer ce que l'on pourrait appeler ici l'hétérogénéité fondatrice de l'écriture ou sa contingence relative, une contigence qui, étant son produit, susciterait des réflexions de l'ordre de l'idé-o-logie.

  7. 539.

    François, Jean

    Habiter la terre

    Article publié dans Ethnologies (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 1, 2006

    Année de diffusion : 2007

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    L'Acte d'indépendance d'Haïti n'est jamais questionné ; archivé une fois pour toutes, il souscrit à la norme du registre : acte de naissance, de baptême, de mariage… Pourtant, son rédacteur, Boisrond-Tonnerre, n'avait pas à sa disposition un formulaire à remplir, à la manière de l'officier d'état civil. Il se devait de produire son discours. Ce qui en est ressorti, c'est une vision du monde dont lui et ses contemporains n'étaient pas forcément conscients. Le simulacre dépasse la proclamation de naissance de l'État haïtien, il légitime l'entrée sur la terre d'une nouvelle catégorie d'hommes, dont l'argument essentiel devient le sang, un sang attribué à tort à Boisrond-Tonnerre pour sa célèbre déclaration du 31 décembre 1803, mais qui n'est autre que la caution à l'intégration de l'état humain. De toutes les instances de cet univers sémiotique, deux seulement peuvent s'octroyer sans ambages le poste de sujet : l'officiant, rôle que Boisrond s'est attribué, et le général en chef, véritable sujet-destinateur qui commande aux généraux de renoncer à la France pour le bonheur du pays. L'Acte d'indépendance d'Haïti est ici mis en comparaison sur ce plan sémiotique avec la Déclaration d'indépendance des États-Unis et avec la déclaration des Droits de l'homme en France.