Documents repérés
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214.Plus d’information
RésuméLe retour de la guerre ouverte en Irak depuis l'invasion américano-britannique de mars 2003, douze ans après la précédente guerre du Golfe, semble signifier l'échec du processus de rétablissement de la paix mis en place par la résolution 687 (1991) du Conseil de sécurité. Dépassant l'argumentation simpliste accusant Saddam Hussein d'être l'unique responsable des malheurs du peuple irakien, l'analyse des ambiguïtés, nombreuses, de la résolution 687 montre que celles-ci sont non seulement à l'origine d'une décennie d'isolement et de délabrement de l'Irak et de sa population, mais qu'elles révèlent peut-être également la poursuite de l'esprit de guerre pour certains des belligérants de l'hiver 1991.Malgré ses objectifs théoriques de paix, la résolution 687 demeure – au mieux – une parenthèse, sinon un lien entre deux guerres.
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215.Plus d’information
Lorsqu'elle a institué la liste du patrimoine mondial, l'UNESCO cherchait avant tout à protéger et valoriser les sites naturels et culturels, biens communs de l'humanité. Si cette fonction reste toujours la préoccupation première, force est de constater que le label « patrimoine mondial de l'humanité » est de plus en plus utilisé comme un argument commercial traduisant la qualité du site. On peut donc se demander comment les touristes perçoivent ce label et comment ils l'utilisent dans le choix de leur destination de séjour touristique. Par un travail d'enquête, nous montrons qu'il est un élément déterminant dans le processus de choix. Nous avons ensuite observé comment les collectivités locales utilisaient ce label dans leur communication Internet et si elles avaient conscience de l'intérêt du public. On constate alors que si certaines peuvent s'en passer, d'autres ont l'impérieuse nécessité de l'utiliser pour augmenter leur attractivité.
Mots-clés : Label, patrimoine mondial, communication, collectivités locales, attractivité
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218.Plus d’information
Le concept d'historicisme pourrait être utilisé pour désigner la reconstitution sur la scène d'une époque ou de codes théâtraux du passé, comme on le fait dans la peinture ou l'architecture. Mais c'est dans le sens philosophique du mot, dérivé des études marxistes, que Bertolt Brecht l'a introduit à la fin des années 30. Ce concept a ensuite été repris dans les années 70, avec des significations très différentes : tandis que Brecht voulait montrer le caractère transformable de la société, certains spécialistes l'ont appliqué à toute mise en scène référant de façon précise à une époque, même celle d'aujourd'hui. Les mises en scène considérées comme exemplaires de ce traitement (Georges Dandin et Le Tartuffe par Roger Planchon, Dom Juan par Patrice Chéreau), très influencées par Brecht, ont cherché à représenter les transformations de la société du Grand Siècle. Pourtant, on peut découvrir que cette conception moderne de l'Histoire s'accompagnait de formes beaucoup plus anciennes de relation au passé, telles que l'historia magistra vitae de Cicéron.
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220.Plus d’information
Cette note est issue de recherches menées sur les archives du fonds Marius Barbeau préservées au Musée canadien de l'histoire. Les travaux du folkloriste québécois menés à partir de 1931 au Musée d'ethnographie du Trocadéro participent à l'actualisation des connaissances d'une partie des collections françaises issues de ses anciennes colonies d'Amérique du Nord. Grâce à sa vive collaboration avec le muséologue français Georges-Henri Rivière, le musée parisien est désormais en mesure de valoriser une culture matérielle méconnue en prévision de l'inauguration du Musée de l'Homme en 1937. Malgré une retraite prise en 1948, l'infatigable Marius Barbeau entretient une correspondance scientifique avec Georges-Henri Rivière et revient à Paris en 1953. Il analyse ainsi plusieurs collections amérindiennes dont les résultats apportent un nouveau regard sur le patrimoine franco-américain des musées d'Europe de l'Ouest.