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Recherches féministes

Direction : Estelle Lebel (directeur)

Rédaction : Estelle Lebel (rédacteur en chef)

Éditeur : Revue Recherches féministes

ISSN : 0838-4479 (imprimé) 1705-9240 (numérique)

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Volume 21, numéro 1, 2008, p. 1-212

Sous la direction de Estelle Lebel et Micheline Dumont

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Présentation  

   

Micheline Dumont et Estelle Lebel

La revue Recherches féministes a 20 ans : un peu d’histoire pour comprendre le présent et préparer l’avenir

Pages 1–9

[HTML]  [PDF 51 ko]  [Notice

 

Articles  

   

Christine Piette

Vingt ans de Recherches féministes

Pages 11–37

[HTML]  [PDF 121 ko]  [Résumé]  [Plan

Cet article, écrit à l’occasion des vingt ans de la revue Recherches féministes, présente d’abord le contexte dans lequel elle a vu le jour. Il décrit par la suite ses caractéristiques, soit son caractère à la fois scientifique, multidisciplinaire, francophone, international et féministe. Quelques chiffres servent à établir son bilan quantitatif (nombre de numéros, d’articles, d’auteures et d’auteurs, origine, etc). L’accent est aussi mis sur la revue comme lieu de diffusion stratégique pour établir la crédibilité des enjeux féministes, comme véhicule de la recherche empirique qui y est consacrée et comme tribune pour les femmes qui ont fait le choix de diffuser cette recherche. L’auteure tente finalement de dégager les principaux thèmes et questions véhiculés au fil des numéros. Le bilan d’ensemble fait ressortir l’apport de la revue Recherches féministes qui a contribué, pendant les vingt dernières années, à faire état de la quantité et de la qualité du corpus de connaissances féministes, à confronter les perspectives et à approfondir la compréhension du monde des relations sociales. De nouveaux concepts, des approches inédites et des méthodes originales ont émergé de cet échange d’idées qui ne peut que profiter à tous ceux et celles qui s’intéressent au savoir féministe et cherchent à le faire fructifier.

   

Anne-Marie Daune-Richard

Homme, femme, individualité et citoyenneté

Pages 39–50

[HTML]  [PDF 62 ko]  [Résumé]  [Plan

Dans nos sociétés, l’individu et l’individualité constituent le socle de la citoyenneté : pas de citoyenneté sans individualité, la citoyenne ou le citoyen est d’abord une ou un individu. Or, dans les philosophies sociales et politiques qui sont au principe de la définition des sociétés modernes, le rapport à l’individualité n’est pas conçu de la même façon pour les hommes et pour les femmes. L’auteure se penche sur les fondements du rapport entre individualité et citoyenneté en adoptant une lecture sexuée, ce retour pouvant éclairer les enjeux qui nourrissent le rapport hommes-femmes dans les démocraties modernes.

   

Marie-Blanche Tahon

La citoyenneté des femmes et l’expérience historique

Pages 51–58

[HTML]  [PDF 47 ko]  [Résumé

En se référant à l’« expérience historique », telle que définie par Gauchet (2007), ce texte, à partir du présent, interroge des propositions contenues dans l’article d’Anne-Marie Daune-Richard, Homme, femme, individualité et citoyenneté, afin de faire avancer le débat sur les questions que ce dernier soulève. Il interpelle notamment l’intérêt de faire des femmes une catégorie unifiée et plaide pour un approfondissement dans les recherches féministes des distinctions à opérer entre privé et domestique, entre public et familial.

   

Chantal Théry et Claudia Raby

Jeanne Lapointe : un art et une éthique du dialogue

Pages 59–78

[HTML]  [PDF 99 ko]  [Résumé]  [Plan

Cet article veut mieux faire connaître Jeanne Lapointe (1915-2006), première professeure de littérature à l’Université Laval (1940-1987), intellectuelle, artisane de la Révolution tranquille et féministe québécoise de premier plan. Jeanne Lapointe est surtout connue pour son exceptionnelle participation à deux commissions royales d’enquête décisives : la commission Parent (1961-1966) sur l’enseignement dans la province de Québec et la commission Bird (1967-1970) sur la situation de la femme au Canada. Le premier prix Elsie-Gregory-MacGill a d’ailleurs été décerné à Jeanne Lapointe, en 1986, pour son engagement et ses activités féministes et multidisciplinaires. Les auteures insistent surtout, dans leur article, sur des aspects méconnus de la carrière de Jeanne Lapointe, révélés, après son décès, grâce à la création du fonds Jeanne-Lapointe (aux archives de l’Université Laval) et aux recherches effectuées par Claudia Raby pour son mémoire de maîtrise (2007). La collaboration de Jeanne Lapointe à la revue Cité libre, à la critique et à la vie littéraires québécoises, l’audace et la clairvoyance, à l’égard de l’institution universitaire, de son mémoire « Humanisme et humanités » présenté en mai 1958, permettent de mieux mesurer son apport à la société québécoise et canadienne, à la modernité littéraire et à la pensée postmoderne. Sa passion pour la littérature et le monde de l’éducation, son constant souci du dialogue, son fervent féminisme et son sens de l’éthique s’en trouvent enrichis.

   

Valérie Dubé

Une lecture féministe du « souci de soi » de Michel Foucault : pour un retour à la culture différenciée du genre féminin

Pages 79–98

[HTML]  [PDF 94 ko]  [Résumé]  [Plan

Cet article traite du troisième volume de la trilogie de Michel Foucault sur l’histoire de la sexualité, volume intitulé Le souci de soi. L’auteure y fait la recherche d'un rapport analogique entre le rapport « de soi à soi au masculin » versus le rapport « de soi à l'autre au féminin ». Dans Le souci de soi, Foucault fait la démonstration des techniques de pouvoir-savoir par lesquels les adeptes du stoïcisme de l’époque classique, entre autres à travers des autodisciplines d’ordre sexuel, arrivaient à rejoindre la tempérance dans un rapport de pouvoir, à accéder à la vérité à la suite d’une conversion à caractère spirituel de leur être et à émerger en tant que sujets de leur histoire. Cet « art de vivre » (strictement masculin) nécessitait néanmoins le soutien inconditionnel des femmes et se réalisait au moyen de celles-ci. Ainsi, dans son étude de la sexualité, Foucault semble, d’une part, nier l’historicité de la sexualité féminine et, d’autre part, ignorer l’existence de la matrice patriarcale autour de laquelle celle-ci s’organise; par cela, c’est à la notion même de genre que le philosophe échappe. En guise de réponse à la culture de soi dont l’auteure fait l’étude, son article amène la proposition d’un mode féminin de rapport au monde ayant de tout temps porté l’individu à s’autoréaliser par et avec l’autre. Aussi, à la lumière du débat qui entoure l’appropriation différenciée de l’héritage théorique foucaldien par les théoriciennes du genre et du féminisme, l’auteure tente de situer le « sujet femme » au centre d’une réflexion féministe héritière de la tradition matérialiste, soutenue par une démarche éthique et se situant en retrait des préoccupations identitaires propres aux études de genre (gender studies) de la troisième vague féministe.

 

Dossiers  

   

Marie-José des Rivières et Simona Mancini

Entretien avec Huguette Dagenais, première directrice de la revue Recherches féministes

Pages 99–112

[HTML]  [PDF 74 ko]  [Résumé

Cofondatrice et première directrice de la revue (printemps 1988 – automne 1997), Huguette Dagenais répond aux questions de Marie-José des Rivières et Simona Mancini sur la petite histoire des débuts de la revue, les appuis recherchés et obtenus, le travail scientifique d’équipe et la magie de la collaboration interdisciplinaire féministe. On mentionne, dans cet entretien, des sujets cruciaux tels que la langue, le choix des thèmes, les approches et méthodes, certaines controverses, l’importance de la recherche empirique et, enfin, plusieurs bons coups des dix premières années (l’humour, la beauté des pages de couverture, la dimension internationale). L’entretien se termine par l’énoncé de certains défis actuels et futurs, notamment la question de la mise en ligne de la revue.

   

Micheline Dumont, Caroline Andrew, Pierre Hébert, Patricia Roux, Louise Bienvenue, Stéphanie Rousseau, Catherine des Rivières-Pigeon et Stéphanie Lanthier

Regards sur les paradigmes féministes en recherche

Pages 113–130

[HTML]  [PDF 82 ko]  [Résumé]  [Plan

Huit spécialistes ont accepté de répondre à trois questions sur l’émergence, la variété et l’avenir des paradigmes féministes en recherche. Ces personnes viennent d’universités différentes, de disciplines différentes et font aussi partie de générations différentes.

Cette discussion n’a pas vraiment eu lieu, et c’est pourquoi elle est qualifiée de « virtuelle ». Toutefois, un échange a pu être constitué avec les réponses reçues. Il témoigne d’opinions contrastées, allant de l’optimisme au pessimisme, au sujet de l’influence des paradigmes féministes sur l’ensemble de la recherche universitaire.

 

Réflexions  

   

Francine Cousteau Serdongs

Le Québec, paradis de la généalogie et « re-père » du patriarcat : où sont les féministes? De l’importance d’aborder la généalogie avec les outils de la réflexion féministe

Pages 131–147

[HTML]  [PDF 80 ko]  [Résumé]  [Plan

Bien que les femmes aient avancé considérablement dans la reconnaissance de leur égalité dans plusieurs domaines, la généalogie et les antécédents familiaux (couramment appelés « histoire de famille »), loisirs de plus en plus populaires, restent, paradoxalement, des domaines soumis à une théorie et à une pratique d’orientation patriarcale. Et ce, parce qu’on s’aligne toujours sur les patronymes, hérités du père. Ainsi, les femmes n’ont pas de descendance propre. Cette situation perpétue la non-reconnaissance de l’importance des femmes comme mères en les rendant invisibles. Le texte qui suit propose une critique féministe de cette situation, en particulier du cas de la transmission du nom de famille depuis la révision du Code civil du Québec en 1981. À partir de cette analyse, l’auteure suggère de faire exister l’autre moitié du monde par la lignée utérine et sa pionnière utérine, ainsi que sa descendance utérine encore. Le tout, dans le but de donner autant d’importance aux femmes qu’aux hommes en matière de généalogie et d’« histoire de famille ». L’auteure se permet aussi d’indiquer des pistes de recherches féministes pour faire avancer ce dossier.

   

Francis Dupuis-Déri

Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis?

Pages 149–169

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L’objectif de l’auteur est de réfléchir à la position politique paradoxale et problématique qu’occupe l’homme proféministe dans son rapport aux femmes en général et aux féministes en particulier. Après avoir rappelé très brièvement quelques problèmes associés à l’engagement malheureux d’hommes proféministes à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, l’auteur montrera, dans une perspective féministe radicale matérialiste (Christine Delphy), que les hommes, même les mieux intentionnés, sont toujours privilégiés en tant que mâle. Il proposera conséquemment que les hommes proféministes s’engagent dans un processus de disempowerment. En reprenant la distinction entre le « pouvoir sur » (pouvoir de domination) et le « pouvoir de » (pouvoir d’agir), l’auteur clarifiera ce qu’il entend par disempowerment, soit un processus par lequel des hommes devraient travailler individuellement et collectivement à limiter le pouvoir qu’ils exercent sur les femmes et les féministes. Il rappellera enfin que, malgré leurs bonnes intentions, l’engagement des hommes proféministes recèle toujours un potentiel problématique pour des féministes et que c’est le rapport de force créé et entretenu par des féministes qui pousse des hommes à se dire proféministes et qui limite les effets négatifs de leur engagement.

 

Notes de recherche  

   

Hélène Dumais, Edwige Khaznadar, Fabienne Baider, Louise-Laurence Larivière, Michèle Lenoble-Pinson, Gabrielle Saint-Yves, Thérèse Moreau, Pierrette Vachon-L’Heureux et Céline Labrosse

De la féminisation des titres à la rédaction épicène : regards croisés sur la parité linguistique

Pages 171–182

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Dans cet article, Hélène Dumais, linguiste et spécialiste de la rédaction non sexiste, a regroupé les propos de huit spécialistes de la langue concernant la parité linguistique en français. Ces expertes ont répondu à un questionnaire en vue de faire le point sur le sujet : situation actuelle dans leur pays, avancées ou stagnation, initiation des jeunes générations et avenir en la matière sont autant d’aspects abordés. Il en ressort que la féminisation des titres progresse lentement mais sûrement (elle est même acquise dans certains cas), alors que la question des textes, où l’on tient à manifester la présence des femmes, suscite des réactions diverses. Selon les témoignages recueillis, sensibilisation, éducation et volonté politique sont les avenues à privilégier pour assurer la pérennité dans le domaine.

   

Amélie Descheneau-Guay

L’indexation des textes de la revue Recherches féministes

Pages 183–185

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Comptes rendus  

   

Lucille Beaudry

Manon Tremblay, Thanh-Huyen Ballmer-Cao, Bérengère Marques-Pereira et Mariette Sineau (dir.) Genre, citoyenneté et représentation. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2007, 237 p.

Pages 187–189

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Monique Benoit

Ilana Löwy L’emprise du genre. Masculinité, féminité, égalité. Paris, Éditions La Dispute, 2006, 277 p.

Pages 189–193

[HTML]  [PDF 35 ko]  [Notice

   

Michelle Bussières

Jean-Marc Delaunay et Yves Denéchère (dir.) Femmes et relations internationales au XXe siècle. Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2006, 370 p.

Pages 193–197

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Sylvie Frigon

Marjolaine Péloquin En prison pour la cause des femmes. Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2007, 297 p.

Pages 197–199

[HTML]  [PDF 25 ko]  [Notice

   

Marie France Labrecque

Yolande Geadah Accommodements raisonnables. Droit à la différence et non différence des droits. Montréal, VLB éditeur, 2007, 95 p.

Pages 199–201

[HTML]  [PDF 26 ko]  [Notice

   

Laurence Marfaing

Chantal Rondeau et Hélène Bouchard Commerçantes et épouses à Dakar et Bamako. Paris, L’Harmattan, 2007, 434 p.

Pages 201–205

[HTML]  [PDF 34 ko]  [Notice

   

François Rousseau

Denyse Baillargeon Naître, vivre, grandir. Sainte-Justine, 1907-2007. Montréal, Boréal, 2007, 383 p.

Pages 205–207

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Chantal Théry

Josette Brun Vie et mort du couple en Nouvelle-France. Québec et Louisbourg au XVIIIe siècle. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2006, 185 p.

Pages 207–212

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URI : http://www.erudit.org/revue/rf/2008/v21/n1/

Tous droits réservés © Recherches féministes, Université Laval, 2008

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