Canadian Planning and Policy
Aménagement et politique au Canada
Volume 2026, Number 1, 2026 Planning for Home in Northern Canada: Towards a Sustainable Northern Housing Ecosystem Guest-edited by Julia Christensen, Shelagh McCartney and Robert Voudrach
Table of contents (11 articles)
Editorial Introduction
Articles
-
Home, identity and belonging in Nunavut: In conversation with Rachel Michael
Shelagh McCartney
pp. 11–30
AbstractEN:
This special issue is strengthened by the perspective of Rachel Michael, an emerging Inuk leader whose work bridges youth advocacy, community wellbeing, and the urgent realities of housing and homelessness in Nunavut. Raised in Iqaluit and deeply rooted in Inuit cultural life, Michael brings a lived understanding of how home, identity, and belonging are shaped by both cultural continuity and colonial pressures. Her experience spans mental health support, community literacy, child and youth protection, and housing and homelessness—fields that collectively reveal how the social fabric of Inuit communities is impacted by unstable or inadequate housing. Michael's insights foreground the ways housing intersects with the lives of Inuit youth, families, and caregivers, illuminating how overcrowding, displacement, and homelessness echo into mental health, safety, and community cohesion. She speaks from the vantage point of someone who has worked directly with those most affected—youth navigating care systems, families without stable shelter, and community members facing the compounded effects of poverty and colonization. In her work, housing emerges not simply as a matter of infrastructure, but as a determinant of wellness, cultural continuity, and the ability of Inuit to thrive in their homelands. In preparing this piece, Michael and Shelagh McCartney discussed the importance of Inuit-led planning, design, governance, and service delivery that reflect Inuit values and visions for the future. Her voice reminds us that the future of northern housing is inseparable from the wellbeing of Inuit youth and families, and that meaningful progress depends on supporting Inuit leadership at all levels.
FR:
Ce numéro spécial est enrichi par la perspective de Rachel Michael, une leader Inuk émergente au Nunavut. Élevée à Iqaluit et profondément ancrée dans la vie culturelle inuite, Michael apporte une compréhension concrète de la manière dont le logement, l’identité et le sentiment d’appartenance sont façonnés par la continuité culturelle et les pressions coloniales. Son expérience couvre le soutien en santé mentale, la littératie communautaire, le bien-être des enfants et jeunes, et l'itinérance — des domaines qui révèlent collectivement comment les communautés inuites sont affectées par des conditions de logement inadéquates. Exprimées du point de vue de quelqu’un qui a travaillé directement avec les personnes les plus touchées, les réflexions de Michael établissent les liens entre le logement et la vie des jeunes, des familles et des aidants inuits, mettant en lumière la manière dont la surpopulation, le déplacement et l’itinérance se répercutent sur la santé mentale, la sécurité et la cohésion communautaire. Dans son travail, le logement n’apparaît pas simplement comme une question d’infrastructure, mais comme un facteur déterminant du bien-être, de la continuité culturelle et de la capacité des Inuits à s’épanouir sur leurs terres ancestrales. En préparant cet article, Michael et Shelagh McCartney ont discuté de l’importance de l’aménagement, du design, de la gouvernance et de la présentation de la prestation de services dirigés par les Inuits. Sa voix nous rappelle que l'avenir du logement dans le Nord est indissociable du bien-être, et que des progrès significatifs dépendent du soutien au leadership inuit à tous les niveaux.
-
Recording our truth: Using home, housing and homelands to understand Nishnawbe Aski Nation’s housing emergency
Jeffrey Herskovits, Courtney Kaupp, Michael McKay, Shelagh McCartney and Hillary Dextrase
pp. 31–49
AbstractEN:
Planning in the context of a housing emergency by both public and private sector professionals often adopts a forward-focused approach, obscuring the context that created the emergency and ignoring the perspectives of those who have experienced the emergency first-hand. This article discusses the research project, Recording Our Truth, which engaged Elders from Nishnawbe Aski Nation (NAN) territory in their lived experience of the housing emergency that is ongoing in the territory. The project sought to understand: how did the current housing emergency begin? And could learning about its beginning lead toward solutions? Answers to these questions were sought through interviews and mapping with Elders who had experienced the emergency over their lifetimes, leading to nuanced insights on how experiences of home, housing, and homeland have been shaped by violent colonial histories, and lessons for the future of addressing the housing emergency in NAN territory.
FR:
Dans le contexte d'une crise de logement, l’aménagement, tant par les professionnels des secteurs public que privé, adopte souvent une approche prospective, occultant le contexte à l'origine de la crise et ignorant le point de vue de ceux qui la vivent directement. Cet article discute du projet de recherche « Enregistrer notre vérité », qui a engagé des aînés du territoire de la Nation Nishnawbe Aski (NAN) dans leur expérience vécue de la crise du logement qui est actuellement en cours sur leur territoire. Le projet visait à comprendre : comment la crise du logement actuelle a-t-elle débuté? Et est-ce que la compréhension de ses origines pouvait mener à des solutions ? Les réponses à ces questions ont été recherchées grâce à des entretiens et à une cartographie auprès d'aînés autochtones ayant vécu cette crise directement, menant à des perspectives nuancées sur la façon dont les expériences du foyer, du logement et de la patrie ont été façonnées par une histoire coloniale violente, ainsi qu’à des renseignements pour l'avenir face à la crise du logement sur le territoire de la NAN.
-
Government land leasing and intersections with housing in the Northwest Territories
Chris Van Dyke
pp. 50–77
AbstractEN:
With increasing attention cast on the use of public land for housing, the Northwest Territories (NWT) offers a relevant case study. ‘Public’ land in the territory has been a site for homes for decades, particularly in its smaller communities, where thirty percent of homeowner households sits on a government land lease. This article explores this unique practice and situates it within the broader conversation on the intersection between land and housing. Using a mixed-methods approach combining data and correlation analysis with content analysis of territorial Hansard records, I contextualize NWT land policy and find significant differentiation in the prevalence of residential land leases, including by region and community size. Further, I show that the approach to leasing land for housing in the NWT serves as a barrier to improving housing outcomes in the territory, particularly in predominantly Indigenous communities outside the regional administrative centres, including in regions where modern treaties exist. I conclude by calling for a more nuanced approach to land policy in the NWT that centres Indigenous communities and recognizes the role such policy plays in informing housing outcomes.
FR:
Alors que l'utilisation des terres publiques à des fins résidentielles suscite une attention croissante, les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) offrent un cas d'étude pertinent. Les terres publiques du territoire accueillent des habitations depuis longtemps, en particulier dans les petites collectivités, où 30 % des ménages propriétaires sont locataires d'un bail foncier gouvernemental. Cet article explore cette pratique unique et la situe dans le cadre d'une réflexion plus large sur l'intersection entre la terre et le logement. À l'aide d'une approche mixte combinant des données et une analyse de corrélation avec une analyse de contenu des archives territoriales du Hansard, je contextualise la politique foncière des T.N.-O. et constate une différenciation significative dans la prévalence des baux fonciers résidentiels, notamment selon la région et la taille de la collectivité. De plus, je démontre que l'approche de location de terres à des fins résidentielles aux T.N.-O. constitue un obstacle à l'amélioration de la situation en matière de logement sur le territoire, en particulier dans les collectivités à prédominance autochtone situées à l'extérieur des centres administratifs régionaux, y compris dans les régions où existent des traités modernes. Je conclus en préconisant une approche plus nuancée de la politique foncière aux T.N.-O., qui place les communautés autochtones au centre de ses préoccupations et reconnaisse le rôle de cette politique dans l'amélioration de la situation en matière de logement.
-
Asking ethical questions in northern First Nations housing research: A relational approach
Hillary Dextrase, Shelagh McCartney, Jeffrey Herskovits and Sean Solokov
pp. 78–99
AbstractEN:
Northern First Nations housing has been shaped by a history of colonial exploitation and a state of continuous crisis. Where external housing solutions have failed, many Indigenous communities are building a self-determined reimagination of housing and home. Researchers are often invited to support this work, and through participatory research methods, can work together with communities to influence policy, program and systems change. However, engaging northern First Nations in research in the colonial context comes with numerous ethical considerations which often extend beyond the scope of institutional research ethics review. Grounded in a decade of planning and policy research experience engaging the voices of northern First Nations, this article offers reflections on critical ethical questions about research in this context. Exploring the complexities of balancing the ethical requirements of institutions with those set out by context and relationships, this article provides insight into the importance of relational ethical practice when engaged in planning and policy research with northern First Nations.
FR:
Le logement des Premières Nations du Nord a été façonné par une histoire d'exploitation coloniale et un état de crise permanente. Là où les solutions externes en matière de logement ont échoué, de nombreuses communautés autochtones construisent une réinvention autodéterminée du logement et de l'habitat, fondée sur l'autodétermination. Les chercheurs sont souvent invités à soutenir ce travail et, grâce à des méthodes de recherche participatives, peuvent collaborer avec les communautés pour influencer les changements de politiques, de programmes et de systèmes. Cependant, la participation des Premières Nations du Nord à la recherche dans un contexte colonial soulève de nombreuses considérations éthiques qui dépassent souvent le cadre de l'examen éthique de la recherche institutionnelle. S'appuyant sur une décennie d'expérience en matière d’aménagement et de recherche sur les politiques impliquant les Premières Nations du Nord, cet article propose une réflexion sur les questions éthiques cruciales liées à la recherche dans ce contexte. Explorant les complexités de l'équilibre entre les exigences éthiques des institutions et celles dictées par le contexte et les relations, cet article donne un aperçu de l'importance de la pratique éthique relationnelle dans le cadre de la recherche en matière d’aménagement et de politiques avec les Premières Nations du Nord.
-
Sovereignty, wellbeing and cultural connectivity in the Northwest Territories: In conversation with Robert Voudrach
Shelagh McCartney
pp. 100–111
AbstractEN:
As part of this special issue on northern housing and Indigenous homemaking, we are honoured to include an interview with Robert Voudrach, a respected Inuvialuit leader and community advocate. Voudrach has built a career spanning trades, construction management, and senior housing-development roles, including leadership positions within the Northwest Territories Housing Corporation and the Inuvialuit Regional Corporation–transitioning to contribute to public policy through his two term long role on the National Housing Council, where he advises the federal government on housing issues affecting Northern and Indigenous communities. Voudrach’s perspective is grounded in lived experience of northern housing and its intersection with land, culture, and self-determination. In preparing this piece, Voudrach met with Shelagh McCartney for a conversation about his experiences with housing and home. Though Voudrach and McCartney had only met once previously, they connected on shared beliefs in the importance of partnerships grounded in mutual learning, and the link between housing and community wellbeing. Voudrach’s reflections contribute to the issue’s broader aim of understanding housing not merely as shelter, but as a vital nexus for sovereignty, wellbeing, and cultural continuity in the North.
FR:
Dans le cadre de ce numéro spécial consacré au logement dans le Nord et à la création des domestiques autochtone, nous avons l’honneur de publier une interview de Robert Voudrach, dirigeant inuvialuit respecté et défenseur de la communauté. Voudrach a mené une carrière dans les métiers du bâtiment, la gestion de la construction et le développement de logements pour personnes âgées, occupant notamment des postes de direction au sein de l’ Habitation Territoires du Nord-Ouest et de la Société régionale inuvialuit. Il s’est ensuite orienté vers la politique publique en exerçant deux mandats au sein du Conseil national du logement, où il conseille le gouvernement fédéral sur les questions de logement touchant les communautés du Nord et autochtones. Le point de vue de Voudrach s’appuie sur son expérience vécue du logement dans le Nord et de son intersection avec la terre, la culture et l’autodétermination. Pour préparer cet article, Voudrach a rencontré Shelagh McCartney afin de discuter de ses expériences. Bien que Voudrach et McCartney ne se soient rencontrés qu’une seule fois auparavant, ils se sont entendus sur leurs convictions communes quant à l’importance des partenariats fondés sur l’apprentissage mutuel, et sur le lien entre le logement et le bien-être communautaire. Les réflexions de Voudrach contribuent à l’objectif plus large de ce numéro, qui est de comprendre le logement non seulement comme un abri, mais aussi comme un lien vital pour la souveraineté, le bien-être et la continuité culturelle dans le Nord.
-
Encampments in Thunder Bay, Ontario: Characteristics, needs, and community-based approaches to reduce homelessness and encampments
Pengfei Fu, Ashley Wilkinson, Vijay Mago, Bonnie Krysowaty and Rebecca Schiff
pp. 112–124
AbstractEN:
Governments and communities have long struggled to confront the persistent challenge of encampments, a direct outcome of homelessness. In recent years, North America and Europe have relied primarily on punitive laws and coercive practices, such as camp evictions involving police and bulldozers, to manage outdoor homelessness. These measures, however, disregard human rights, particularly those of Indigenous communities, and expose the tension between public order policies and basic survival needs. This study examines a period in January 2024, when Thunder Bay witnessed the voluntary and complete departure of individuals from encampments without coercion or forced removal. Unlike many cities that depend on punitive approaches, Thunder Bay succeeded through a collaborative, community-led strategy supported by temporary winter funding. Yet, when this funding ended in March 2024, encampments resurfaced, underscoring the necessity of sustained investment in non-coercive housing solutions. The case emphasizes the importance of long-term funding and supportive networks in addressing homelessness.
FR:
Depuis longtemps, les gouvernements et les communautés tentent de combattre le défi persistant des campements, conséquence directe de l’itinérance. Ces dernières années, l’Amérique du Nord et l’Europe se sont appuyées principalement sur des lois punitives et des pratiques coercitives, telles que les expulsions de campements menées avec l’intervention de la police et de bulldozers, pour gérer l’itinérance extérieure. Ces méthodes négligent toutefois les droits humains, en particulier ceux des communautés autochtones, et révèlent la tension entre les politiques de maintien de l’ordre public et les besoins élémentaires de survie. Cette étude analyse un moment marquant de janvier 2024, lorsque Thunder Bay a connu le départ volontaire et complet des personnes vivant dans les campements, sans contrainte ni expulsion forcée. Contrairement à d’autres villes, Thunder Bay a réussi grâce à une démarche collaborative soutenue par un financement hivernal temporaire. Cependant, la fin de ce financement en mars 2024 a entraîné la réapparition des campements, soulignant la nécessité d’investissements durables dans des solutions de logement non coercitives. Ce cas illustre l’importance d’un financement à long terme et de réseaux de soutien dans la lutte contre l’itinérance.
-
Harnessing stories of home in Fort Good Hope, Northwest Territories: Examining the role of housing and planning in advancing Indigenous self-determination
Aimee Pugsley and Julia Christensen
pp. 125–143
AbstractEN:
It is widely recognized that the housing landscape in northern Canada, characterized by chronic housing insecurity, homelessness, and inadequate policy responses, is in a state of crisis. In Fort Good Hope, a Dene First Nation in the Sahtu region of the Northwest Territories, the K'ásho Got’ı̨ne Housing Society is coordinating a community-led strategy to deliver their own housing and home. While their work supports the call for Indigenous self-determination, the systemic barriers that impede their efforts highlight the challenges of realizing self-determination in the current governance system. This paper draws on a series of interviews and archival research to explore how home, housing, and planning can support self-determination in northern and Indigenous communities. We problematize the stories of housing and planning that construct state dependencies and discursively limit possibilities for self-determination, elevating instead the story of home that empowers Fort Good Hope in its self-determination. Ultimately, we demonstrate the power for knowledge and identity production in housing and planning systems, and highlight the importance of challenging the settler colonial ontologies implicated in state-sanctioned approaches to self-determination.
FR:
Il est largement reconnu que le secteur du logement dans le nord du Canada, caractérisé par une insécurité chronique en matière de logement, le sans-abrisme et des réponses politiques inadéquates, est en crise. À Fort Good Hope, une Première Nation dénée de la région du Sahtu, dans les Territoires du Nord-Ouest, la K'ásho Got’ı̨ne Housing Society coordonne une stratégie communautaire visant à fournir ses propres logements et maisons. Si leur travail soutient l'appel à l'autodétermination des peuples autochtones, les obstacles systémiques qui entravent leurs efforts mettent en évidence les défis que représente la réalisation de l'autodétermination dans le système de gouvernance actuel. Cet article s'appuie sur une série d'entretiens et de recherches archivistiques pour explorer comment le logement, l'habitat et l'aménagement du territoire peuvent soutenir l'autodétermination dans les communautés nordiques et autochtones. Nous remettons en question les récits sur le logement et l'urbanisme qui renforcent la dépendance vis-à-vis de l'État et limitent discursivement les possibilités d'autodétermination, en mettant plutôt en avant le récit sur le foyer qui renforce l'autodétermination de Fort Good Hope. Enfin, nous démontrons le pouvoir de la production de connaissances et d'identité dans les systèmes de logement et d'urbanisme, et soulignons l'importance de remettre en question les ontologies coloniales impliquées dans les approches de l'autodétermination sanctionnées par l'État.
-
Sovereignty, sustainability, and Indigenous community control in Canada: In conversation with Stan Knight
Shelagh McCartney
pp. 144–158
AbstractEN:
This special issue features an interview with Stan Knight, the developer of Inspector in a Box, a knowledge training tool designed to improve housing quality and inspection capacity in northern and Indigenous communities. Knight’s work reflects the importance of practical innovation and community engagement in addressing the systemic challenges of northern housing. In preparing this piece, Knight met with Shelagh McCartney for a conversation about his experiences with topics ranging from construction standards to local capacity building. By situating technical expertise within broader discussions of sovereignty, sustainability, and community control, his perspective underscores how tools for knowledge transfer can contribute to more just and resilient housing futures in the North.
FR:
Ce numéro spécial présente une entrevue avec Stan Knight, le concepteur de Inspector in a Box, un outil de formation destiné à améliorer la qualité des logements et les capacités d’inspection dans les communautés du nord et autochtones. Le travail de Knight met en lumière l’importance de l’innovation pratique et de l’engagement communautaire pour relever les défis systémiques liés au logement dans le Nord. Pour préparer cet article, Monsieur Knight a rencontré Shelagh McCartney afin de discuter de ses expériences sur des sujets variés, incluant les normes de construction et le renforcement des capacités locales. En replaçant l’expertise technique dans le cadre de discussions plus larges sur la souveraineté, la durabilité et le contrôle communautaire, son point de vue souligne comment les outils pour mobiliser des connaissances peuvent contribuer à un avenir plus juste et plus résilient pour le logement dans le Nord.
-
Bringing Housing Education Home to First Nations in Canada: York Factory First Nation Transforms Housing and Education Systems from a State of Emergency
Shirley Thompson, Mojibade Odejinmi, Stewart Hill and Darryl Wastesicoot
pp. 159–190
AbstractEN:
Housing and education systems on First Nation reserves are underfunded, inadequate and unsuitable due to colonial policy in Canada. A community-university partnership undertook participatory research with the York Factory First Nation (YFFN) to bring education home to their community at York Landing. This partnership successfully wrote funding proposals that established a state-of-the-art regional trades learning hub, Wikiwin Polytechnic Institute, with an “earn & learn” program for 20 students in partnership with the University of Manitoba. To measure the impact of Wikiwin, a longitudinal survey was conducted from 2023 to 2025 with the Wikiwin student cohort (n=17/20, 85% return rate), analyzed by between-group ANCOVA against a YFFN control group (n=9/20, 45% return rate). A statistically significant (p<0.05) improvement occurred in the Wikiwin student cohort compared to the control group across many social, human, and financial aspects. All Wikiwin students passed university courses and were fully employed with York Landing’s home construction. The Medicine Wheel framework analysis suggested that community-led education transformed the local housing and education systems. YFFN hopes to scale up Wikiwin to the provincial level to eliminate the education and employment gap, which is a Truth and Reconciliation call to action.
FR:
Dans les réserves des Premières Nations, les systèmes de logement et d'éducation sont sous-financés, inadéquats et inadaptés en raison des politiques coloniales du Canada. Un partenariat communautaire-universitaire a mené une recherche participative avec la Première Nation de York Factory (YFFN) afin de rapprocher l'éducation de sa communauté à York Landing. Ce partenariat a obtenu des propositions de financement qui ont permis la création d'un centre régional de formation aux métiers de pointe, l'Institut polytechnique Wikiwin, doté d'un programme « apprendre et travailler » pour 20 étudiants, en partenariat avec l'Université du Manitoba. Afin de mesurer l'impact de Wikiwin, une enquête longitudinale a été menée de 2023 à 2025 auprès de la cohorte d'étudiants de Wikiwin (n = 17/20, taux de réponse de 85 %). Les résultats ont été analysés par une analyse de covariance (ANCOVA) intergroupes, comparativement à un groupe témoin de la YFFN (n = 9/20, taux de réponse de 45 %). Une amélioration statistiquement significative (p < 0,05) a été observée chez les étudiants de Wikiwin par rapport au groupe témoin, et ce, dans de nombreux aspects sociaux, humains et financiers. Tous les étudiants de Wikiwin ont réussi leurs cours universitaires et ont trouvé un emploi à temps plein dans le secteur de la construction résidentielle de York Landing. L’analyse du cadre de la Roue de la médecine a suggéré que l’éducation menée par la communauté a transformé les systèmes locaux de logement et d’éducation. YFFN espère étendre Wikiwin à l’échelle provinciale afin d’éliminer les inégalités entre l’éducation et l’emploi, ce qui constitue un appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation.
-
Planning from within - Housing, land, and community-led development in Northern Remote Nibinamik First Nation: In conversation with Ila Beaver
Shelagh McCartney
pp. 191–200
AbstractEN:
This special issue is enriched by the perspective of Ila Beaver, a community leader whose work bridges governance, wellness, and the lived realities of housing and infrastructure in Nibinamik First Nation. Raised in Summer Beaver and deeply rooted in Anishinaabe cultural life, Beaver brings a grounded understanding of how home, identity, and belonging are inseparable from land, language, and intergenerational connection. Her experience spans community leadership as Deputy Chief, mental wellness support across Matawa First Nations communities, employment and training initiatives, and long-term community comprehensive planning in Nibinamik First Nation — roles that together reveal how housing sits at the centre of community well-being and self-determination.
Beaver's insights foreground the ways housing intersects with education, mental health, cultural continuity, and daily survival in remote northern communities. She speaks from the vantage point of someone who has lived overcrowding firsthand, led community-wide surveys to gather residents' priorities, and worked tirelessly to build a planning foundation that reflects Anishinaabe values rather than colonial policy. In her work, housing emerges not simply as shelter, but as a determinant of dignity, cultural belonging, and the capacity of Nibinamik to sustain and strengthen itself across generations.
In preparing this piece, Beaver and Shelagh McCartney drew on over fifteen years of collaborative relationship to explore community-led planning, culturally grounded design, and long-term investment in local trades and governance capacity. Her voice is a powerful reminder that meaningful change begins from within — and that housing policy must follow the community's lead.
FR:
Ce numéro spécial est enrichi par la perspective d'Ila Beaver, une leader communautaire dont le travail fait le pont entre la gouvernance, le mieux-être et les réalités vécues en matière de logement et d'infrastructure au sein de la Première Nation de Nibinamik. Élevée à Summer Beaver et profondément ancrée dans la culture anishinaabe, Beaver apporte une compréhension concrète de la façon dont le foyer, l'identité et l'appartenance sont indissociables de la terre, de la langue et des liens intergénérationnels. Son expérience englobe le leadership communautaire à titre de cheffe adjointe, le soutien en santé mentale auprès des communautés des Premières Nations de Matawa, des initiatives d'emploi et de formation, ainsi que la planification communautaire globale à long terme au sein de la Première Nation de Nibinamik — des rôles qui révèlent ensemble comment le logement est au cœur du bien-être communautaire et de l'autodétermination.
Les réflexions de Beaver mettent en lumière les façons dont le logement croise l'éducation, la santé mentale, la continuité culturelle et la survie quotidienne dans les communautés nordiques éloignées. Elle s'exprime depuis la position de quelqu'un qui a vécu la surpopulation de première main, qui a mené des sondages communautaires pour recueillir les priorités des résidents, et qui a œuvré sans relâche à bâtir une assise de planification qui reflète les valeurs anishinaabe plutôt que les politiques coloniales. Dans son travail, le logement apparaît non pas simplement comme un abri, mais comme un déterminant de la dignité, de l'appartenance culturelle et de la capacité de Nibinamik à se maintenir et à se renforcer d'une génération à l'autre.
Dans la préparation de ce texte, Beaver et Shelagh McCartney ont puisé dans plus de quinze ans de relation collaborative pour explorer la planification dirigée par la communauté, la conception ancrée dans la culture et l'investissement à long terme dans les métiers locaux et la capacité de gouvernance. Sa voix nous rappelle avec force que le changement véritable commence de l'intérieur — et que les politiques de logement doivent suivre la direction de la communauté.