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Henri Brochet et le R.P. Émile Legault, c.s.c.  [1] : rencontre et correspondance

  • Jacques Cotnam

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  • Jacques Cotnam
    Université York

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Henri Brochet (1898-1952) : ce nom, sans doute peu connu de nos jours tant en France  [3] qu’au Québec, était pourtant devenu familier, encore qu’à un moindre degré que celui de Henri Ghéon (1875-1944), à ceux qui, au cours des années 1930 et 1940, appelaient de leurs voeux l’avènement d’un théâtre chrétien au Canada français — ainsi qu’on disait alors. « Comme on le sait, Monsieur Henri Brochet, ainsi que Monsieur Henri Ghéon, sont deux maîtres incontestés du théâtre catholique à notre époque », affirme déjà un rhétoricien dans l’Annuaire du Collège Séraphique pour l’année scolaire 1929-1930  [4]. Dès décembre 1924, Gaillard de Champris, dans un article sur le renouveau du théâtre chrétien  [5], avait associé le nom de Brochet à celui de Ghéon, dont celui-là se reconnaissait le disciple. Ce n’est toutefois, à notre connaissance, que le 1er mai 1928 qu’une pièce de Henri Brochet fut représentée pour la première fois sur une scène québécoise. Ce jour-là, en hommage au R.P. Supérieur, les élèves de quatrième année du Collège Bourget, à Rigaud, interprétèrent Les trois pains dans la main du bon Dieu. Le 10 février 1930, c’est Saint Félix et ses pommes de terre qu’on met en scène au Collège Bourget et qu’on y reprendra le 24 février 1936 ; les 17 et 21 décembre 1934, Saint Ours et le cheval Pie est offert aux élèves du Collège Brébeuf ; deux ans plus tard, ceux du Collège Saint-Laurent assistent à une représentation des Matines de saint Joseph, alors que Oui, Monsieur pour l’amour de Dieu retient l’attention des juvénistes de Saint-Jean Berchmans, à Québec, le 11 mars 1937.

Notons encore que le frère Denis Périgord prit soin de faire tenir son article sur « Le mouvement actuel du théâtre religieux  [6] » à Henri Brochet et qu’il s’est réjoui que ce dernier, après l’avoir lu, lui ait répondu pour apporter quelques précisions  [7]. C’est aussi à Brochet que le R.P. Eugène Poirier, s.j., peu avant de publier son article sur « Henri Ghéon au Canada  [8] », transmet une « classification chronologique » des oeuvres de Ghéon en le priant de bien vouloir la lui soumettre pour que ce dernier la corrige et la complète : « Du Canada reçu récemment des notes et croquis à propos de la représentation de votre St-Thomas », marque Brochet à l’intention de son ami en l’informant de la demande de son correspondant  [9].

Certes, cinq pièces et quelques mentions en dix ans — et même si l’on tient compte du fait que notre inventaire est loin d’être exhaustif —, c’est peu. Il n’en reste pas moins que le nom de Brochet était suffisamment connu en 1936 pour qu’à l’instar du R. P. Poirier, le jeune Jean-Marie Parent, alors élève au Séminaire de Sainte-Croix, ait recours à lui pour acheminer une lettre à Henri Ghéon  [10]. Brochet transmit à son ami « cette lettre d’un jeune, candide et touchant Canadien  [11] », sans se douter qu’il initiait ainsi un échange qui allait conduire à la venue de Ghéon au Canada. C’est, en effet, par l’intermédiaire de Jean-Marie Parent que le R. P. Émile Legault (1906-1983), c.s.c., apprit que Ghéon était disposé à écrire une pièce sur saint Laurent et à venir la mettre en scène à Ville Saint-Laurent. Émile Legault accepta les conditions de Ghéon avec enthousiasme et le lui laissa savoir lui-même le 4 janvier 1938. Après avoir abordé la question du cachet (8 000 francs, plus les frais de voyage) et apporté quelques précisions quant au spectacle qu’il envisageait, Legault qui, peu auparavant, avait décidé de former avec Roger Varin la troupe des Compagnons de Saint-Laurent  [12] se permit de solliciter l’aide de celui dont il affirmait vouloir poursuivre l’oeuvre au Canada :

Mais il va falloir m’aider. Je suis le directeur des Compagnons. Il paraît que j’ai quelque talent pour cela. Encore un coup, c’est le bon Dieu qui dispense ces choses. Mais je n’ai pas d’école. Il va falloir me fournir une bibliographie sur la technique du théâtre, sur les principes qui vous ont amené à révolutionner le répertoire traditionnel, etc…

Nous adoptons le règlement des Compagnons de Notre-Dame  [13]. Vous êtes de ce fait compromis ; nous avons le droit de nous considérer comme vos fils spirituels. Et vous ne pouvez récuser une paternité que vous avez souhaitée peut-être, avec toutes ses exigences. Je devine que vous êtes débordé. Mais vous savez que ce sont les débordés à qui on demande toujours davantage.

Je voudrais aussi constituer pour les Compagnons une bibliothèque aussi complète que possible du répertoire auquel vous avez donné naissance. Je n’ai actuellement que vos deux volumes de Jeux et Miracles pour le peuple fidèle, plus quelques volumes isolés. Serez-vous assez gentil pour ré[u]nir à mon intention tout ce que vous pourrez de vous, de Brochet, etc. J’aimerais avoir aussi le Mystère de sainte Colombe de Dubosq. Envoyez-moi tout ce que vous pourrez, par l’intermédiaire de votre libraire. Je paierai sur réception du colis. Mais, je vous en prie, faites diligence. Je voudrais bien aussi posséder la collection complète de Jeux et Tréteaux, avec un abonnement régulier à dater de maintenant. C’est encore un service que je réclame de vous. Vous direz à l’Administrateur de la Revue de m’envoyer la note qui ne devra pas être trop salée. Pensez à l’indigent budget d’une troupe qui débute […]  [14].

Henri Ghéon s’empressa de faire part de cette demande à son ami Brochet. Constamment en quête de nouveaux abonnés pour sa revue, dont il avait peine à assurer la survie, Henri Brochet expédie aussitôt les volumes demandés et adresse sa première lettre à Émile Legault (lettre 1, reproduite à la suite de cet article). Ce dernier en accusa-t-il réception en réglant sa facture ? C’est probable, encore que nous n’ayons trouvé aucune trace de cette réponse. Quoi qu’il en soit, il faudra attendre une dizaine de mois, semble-t-il, pour qu’une véritable correspondance s’établisse entre les deux hommes. Entre temps, c’est le R. P. Poirier qui, en lui envoyant des coupures de journaux, informe Brochet du « bon début » du séjour de Ghéon au Canada  [15]. Venu y créer, le 10 août 1938, son Saint-Laurent du Fleuve, Ghéon séjourne plus de deux mois au Collège de Saint-Laurent, ce qui fournit à Legault l’occasion de le côtoyer presque tous les jours. Un lien d’amitié se tissa entre les deux hommes. Aussi, peu après que Legault eut obtenu une bourse d’études du gouvernement provincial lui permettant d’aller se perfectionner en Europe, n’est-il pas étonnant de lire, dans un numéro de la Jeunesse étudiante catholique, revue que Legault avait lui-même lancée en 1935 : « Ghéon consent à se faire le pilote du Père et à l’introduire dans tous les grands centres de théâtre chrétien en France, en Angleterre et dans les autres pays d’Europe  [16]. »

Ce n’est pas Ghéon, pourtant, qui annonça à Brochet la présence du père Legault en France. La nouvelle lui était peut-être parvenue du Canada, en même temps qu’on lui avait fait tenir le numéro de Mes fiches consacré à Ghéon  [17] et publié chez Fides, la maison d’édition des Pères de Sainte-Croix. Toujours est-il qu’il écrit à Ghéon, le 29 octobre 1938 : « Je savais que le Père Legault est en France. Où est-il ? Sans doute me mettra-t-il un mot ? Si vous savez où il est possible de le joindre, dites-le moi. […] À propos du Canada, j’ai reçu ces derniers temps plusieurs abonnements par l’intermédiaire de Mes Fiches et du fascicule qu’elles vous ont consacré  [18]. » Point ne lui fut nécessaire, cependant, d’attendre la réponse de Ghéon  [19] car, heureuse coïncidence, une lettre de Legault lui apportait, le lendemain, les renseignements demandés (lettre 2). À cette lettre, Henri Brochet répondit sur le champ, peut-on supposer — télégramme ou téléphone ? — car, dès le jour suivant l’envoi de sa lettre, Legault annonçait son arrivée à Auxerre (lettre 3).

Dans son agenda, Henri Brochet note, en date du 1er novembre 1938 : « Déjeuner chez nous. (20 pers.) PP. Legault [et] Lamarche viennent. Farce. Dîner maman. Très bonne journée — les PP. Legault, Lamarche repartent  [20]. »

Il y avait là, se souviendra le R. P. Antonin Lamarche, c.s.v., outre MM. Py et Brochet, le compositeur Paul Berthier, notre ami Pierre Delbos et Monsieur Henri Rivière dont nous venions d’applaudir la souple adaptation d’une impayable « farce » du Moyen Âge. Au cours du dîner et de la soirée, ces messieurs causèrent naturellement de leurs plus récentes réalisations, dans les domaines respectifs où ils poursuivent le même idéal de Beauté. Or, je fus des plus surpris en constatant la rude liberté des jugements qu’ils échangeaient, le franc-parler qui caractérisait leurs propos. À certain moment, la discussion devint si animée que je crus pour de bon que « ça allait tourner mal » ! Mais, ma petite psychologie se trouve, fort heureusement, prise en défaut : j’avais eu le tort de tabler sur le genre « proche de ses pièces », sur la mentalité « ne me touchez pas » qui sévit chez nous, à l’état aigu  [21].

Encore sous le charme de cette rencontre, Legault, avant même de remercier celui qu’il considère d’ores et déjà comme un « ami » (lettre 4), confiera à Ghéon quelques jours plus tard :

J’ai rencontré à la Toussaint les Compagnons de Jeux. Brochet m’avait envoyé, à la suite d’une lettre de moi, une invitation fort aimable à leur spectacle d’Auxerre.

Réception on ne peut plus cordiale. Brochet est assurément un type charmant, plein de coeur, avec une simplicité facile dans les relations. Sa tête me va tout plein  [22].

Les deux hommes se revoient à Paris, le 11 novembre 1938, en compagnie de « divers Canadiens  [23] ». C’est lors de cette rencontre, semble-t-il, qu’Émile Legault laissa entrevoir à Henri Brochet la possibilité de le faire venir à Montréal pour y travailler pendant quelque temps avec les Compagnons de Saint-Laurent. « Ravi de vos rapports avec le P. Legault… et de ses projets ! », répond Ghéon à son ami auxerrois  [24], peu après que ce dernier lui eut fait part de ses entretiens avec Legault.

On peut supposer qu’il a été de nouveau question de ces projets, sinon le jour même où, à Paris, les pères Legault et Lamarche tirèrent les rois avec les Compagnons de Jeux  [25], du moins le 24 janvier 1939, alors que, invité une seconde fois à Auxerre, Legault put s’entretenir à loisir avec son hôte  [26] (lettre 5). C’est vraisemblablement à cette occasion, ou peu de temps après, que Brochet, désireux sans doute d’obliger le directeur des Compagnons de Saint-Laurent, ébaucha une enseigne à leur intention (lettres 6 et 7). Il voulut encore faire plaisir à son ami canadien en l’invitant à une représentation du Chemin de la Croix et des Disciples d’Emmaüs, le 13 mars 1939, et en lui offrant un « portrait à la gouache » en guise de souvenir. Legault, qui se préparait à prendre le chemin du retour la semaine suivante, l’en remercia aussitôt. Comme pour confirmer qu’il n’était point homme à se dédire, il confia à Brochet qu’il avait rencontré le comte de Fleury aux Affaires étrangères : « C’est un homme qui pourra servir nos intérêts quand nous méditerons d’appeler nos amis au Canada. Je lui écris précisément nos intentions » (lettre 7).

Quelles étaient exactement ces intentions ? Nous l’ignorons, mais il est facile de supposer qu’elles s’apparentaient à celles dont fait état la lettre du 6 juillet 1939 (lettre 8). Henri Brochet n’hésita guère ou bien peu ; par retour du courrier, il accepta l’invitation de Legault et lui suggéra nombre de rôles qu’il était disposé à interpréter (lettre 9). Preuve supplémentaire de l’intérêt qu’il attachait à ce projet, il envoya Le mystère du coeur serti d’épines au directeur des Compagnons de Saint-Laurent, deux jours plus tard, dans l’espoir, bien sûr, de l’encourager ainsi à monter cette pièce à Montréal (lettre 10). La guerre, toutefois, força Legault à modifier ses plans, ainsi qu’il l’explique à son ami auxerrois dans une lettre que nous n’avons pas retrouvée, mais dont Henri Brochet cite un fragment :

P. S. Une longue lettre du P. Legault : lui, prépare à Montréal de grandioses représentations du Mystère de la Messe : « J’avais amorcé des démarches pour vous avoir, en dépit des difficultés présentes, — S.G. [Sa Grandeur] Mgr Deschamps, auxiliaire de Montréal, m’a dissuadé d’insister alléguant que les événements d’Europe constituaient un obstacle inéluctable ou presque. » Il me charge de ses meilleurs souvenirs pour les Compagnons  [27].

Après un silence long de cinq ans, Henri Brochet sera le premier à donner signe de vie (lettre 11). Chose étonnante, Legault ne paraît pas avoir répondu à cette carte qu’il publia, cependant, dans Les Cahiers des Compagnons  [28], en la qualifiant de « carte émouvante dans sa sobriété obligée ». Huit mois plus tard, dans une lettre de huit pages, Brochet, après avoir donné de ses nouvelles, lançait un pressant appel à l’aide : « Nous aurons fort à faire pour que Ghéon soit reconnu ici pour l’un des maîtres du théâtre contemporain. Unissez-vous à nous. Et il faudra que Jeux, Tréteaux et Personnages […] trouve au Canada de nouveaux lecteurs et amis : je compte sur vous, mon cher père » (lettre 12).

De plus en plus accaparé par ses multiples tâches et, notamment, par la préparation de la « première saison officielle » des Compagnons de Saint-Laurent, Legault met plusieurs mois à répondre à celui que, dans les toutes premières pages des Cahiers des Compagnons, il avait reconnu au nombre de ses maîtres, au même titre que Jacques Copeau, « le plus grand de tous, […] Chancerel, Stanislavsky et Ghéon  [29] ». Dans l’intervalle, Henri Rivière avait aussi repris contact avec lui, ainsi qu’il nous l’apprend dans une lettre inédite adressée à Brochet et datée du 10 décembre 1945 :

À propos du Canada, je pense sérieusement à aller y travailler et j’ai écrit au P. Legault pour lui en faire part. (J’ai fait l’hypothèse qu’il pouvait avoir des relations dans divers milieux mêmes [sic] très éloignés de ses préoccupations habituelles). Il s’agit d’un avant[-]projet bien nébuleux aussi il n’est pas temps que vous trembliez pour les Cdj  [30] (lesquels d’ailleurs renaîtraient aussitôt là-bas, avec le même nom), mais je rêve d’un pays où un ingénieur gagnerait autant qu’une ouvreuse de cinéma ou qu’un garçon de café et où il serait doté de moyens de travail dignes de ses capacités.

Si nébuleux fût-il, pareil projet de faire renaître les Compagnons de Jeux au Canada n’était sûrement pas de nature à sourire à Legault, à supposer que Rivière le lui ait aussi laissé entrevoir. Mieux valait sans doute faire en sorte que les Compagnons de Jeux continuent à exercer leur action en France !

Le 22 janvier 1946, quoi qu’il en soit, Émile Legault répond à Henri Brochet. Il lui brosse alors un tableau des activités des Compagnons de Saint-Laurent qui ne laisse aucun doute quant à leur essor et précise même qu’ils sont en voie de devenir une troupe permanente. Et de lui promettre l’appui total des Compagnons de Saint-Laurent : « Le Secrétariat des Compagnons, explique-t-il, se chargera de grouper les abonnements et de vous les transmettre ; j’ai confiance que vous aurez bon nombre de lecteurs au Canada où vous êtes de plus en plus connu » (lettre 13). Promesse aussitôt tenue. Dès le mois suivant, des « notes brèves » apprenaient aux lecteurs des Cahiers des Compagnons qu’une Association des Amis de Henri Ghéon avait été fondée  [31] et que Henri Brochet avait repris la publication de Jeux, Tréteaux et Personnages : « Il faut aider Brochet, ajoutait-on, parce que ses cahiers doivent vivre et se développer. Qu’on nous envoie des abonnements ». Un article de Michel Florisoone  [32], l’un des Compagnons de Jeux, était au sommaire de ce même numéro.

« Si vous aviez dans vos rayons quelque chose de vous dont vous seriez disposés [sic] à vous départir et qui plairait au Canada, vous nous obligeriez également en nous en envoyant une copie », demande Legault dans sa lettre du 22 janvier 1946. Brochet s’empresse de lui faire plusieurs suggestions (lettre 14) ; il n’en retiendra aucune. À vrai dire, s’il avait une très grande estime pour l’homme, l’animateur et l’artiste qu’était Henri Brochet, Legault en avait sans doute moins pour son oeuvre qui convenait davantage à la scène des collèges et des patronages qu’à celle sur laquelle les Compagnons de Saint-Laurent entendaient dorénavant se manifester. Du reste, Legault avait prévenu son ami : « Je dois vous dire que nous ne nous cantonnons pas exclusivement dans le répertoire strictement chrétien » (lettre 13).

Quant à l’invitation d’avant-guerre, il n’en fut plus question. Les Compagnons de Saint-Laurent avaient le vent dans les voiles et Legault avait acquis suffisamment de confiance en sa troupe et en ses moyens pour voler de ses propres ailes. Après avoir fait parvenir à Henri Brochet les photos que celui-ci lui avait demandées (lettre 15), il ne paraît pas s’être manifesté de nouveau — du moins n’avons-nous pas retrouvé de lettre qui indiquerait le contraire. Commencée huit ans plus tôt, cette correspondance semble donc se clore, le 4 mai 1946, sur l’appel réitéré de Henri Brochet, en quête d’abonnements : « Alors, résumons-nous d’un mot : VITE ! VITE ! RÉPONSE ! Que votre affection décide. » Une fois de plus, dans leur avant-dernière livraison, celle de janvier-février 1947, Les Cahiers des Compagnons font la promotion de la revue de Henri Brochet dans une note de « Un Canadien à Paris » de Marcel Raymond : « Jeux, Tréteaux et Personnages devrait avoir de nombreux lecteurs au Canada. On peut s’abonner en s’adressant aux Éditions Fides ($2.25 par année)  [33]. »

Il se peut que Legault ait communiqué avec Henri Brochet lorsqu’il retourna en Europe, à l’été 1949, dans l’intention de « créer un échange dramatique franco-canadien ». Cependant, c’est en compagnie de l’acteur britannique Robert Speaight qu’il revint à Montréal pour y monter Meurtre dans la cathédrale de T. S. Eliot  [34]. Enfin, chose étrange, il évoquera avec une profonde émotion le souvenir de Henri Ghéon, dans ses Confidences  [35], mais il passera sous silence celui de Brochet.

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Parties annexes