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  1. 141.

    Article publié dans Rabaska (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    En Europe comme en Amérique francophones, les intrigues carnavalesques ne perdurent que dans quelques villages ou petites villes qui ont gardé une population assez homogène : des masqués pénètrent dans les maisons dont ils connaissent les occupants et rappellent, sur un mode humoristique ou satirique, des anecdotes ou des situations personnelles relatives à leurs « hôtes ». Ils déguisent leur voix afin de tenir le plus longtemps possible avant d'être reconnus. Agacées, les personnes visées tentent, dans la bonne humeur, de les démasquer en offrant à boire. L'auteure a dépouillé la littérature sur le sujet et a personnellement observé la pratique, qu'elle décrit et analyse en alliant méthodologie ethnographique et réflexion socio-politique.

  2. 142.

    Article publié dans Reflets (savante, fonds Érudit)

    Volume 27, Numéro 1, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    L'article se propose de dresser un panorama des enjeux contemporains qui traversent le travail social. S'intéressant depuis plusieurs années aux évolutions du travail social, notamment dans un contexte international francophone, l'auteure illustre son propos à partir de terrains d'enquêtes diversifiés qu'elle a pu conduire. Il s'agit dès lors de mettre au jour comment les transformations s'opèrent au regard de différentes scènes caractérisées par leurs propres logiques. Le croisement de trois mondes sociaux du travail social sera ainsi exploré : la formation, les milieux de pratiques professionnelles, le monde gestionnaire et managérial des organisations.

    Mots-clés : Travail social, formation, intervention sociale, gestion, Social work, training, social intervention, management

  3. 143.

    Broué, Catherine et Desjardins, Gaston

    À contre-courant

    Article publié dans Ethnologies (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 2, 1997

    Année de diffusion : 2022

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    Afin de mieux comprendre le regard posé par les premiers explorateurs européens sur la réalité physique du fleuve Saint-Laurent entre Gaspé et Québec, nous proposons une synthèse de plusieurs travaux majeurs touchant la littérature de voyage et l'estuaire laurentien, en espérant faire ressortir, par une lecture nouvelle des sources, le lien privilégié tissé au fil du temps entre un fleuve et ses textes. Au-delà de l'inscription même des lieux dans les récits de Cartier, Champlain, Denys, La Potherie et Charlevoix, nous avons cherché, au fil des narrations ayant le fleuve pour décor, les manifestations textuelles, explicites ou sous-jacentes, mettant en parallèle le lieu et l'écriture. Ces quelques récits dits « fondateurs » de l'époque de la Nouvelle-France révèlent une vision singulière de l'espace laurentien, qui reste tributaire du médium même par lequel elle s'actualise : celui de l'écriture.

  4. 144.

    Article publié dans Ethnologies (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 2, 1990

    Année de diffusion : 2021

  5. 145.

    Article publié dans Mémoires du livre (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 2, 2023

    Année de diffusion : 2024

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    La Bretagne touristique, publication mensuelle lancée le 15 avril 1922, devenue Bretagne en 1929, est la création d'un homme Octave-Louis Aubert, journaliste-éditeur installé à SaintBrieuc (Côtes-du-Nord, Bretagne). Par sa revue illustrée d'une riche iconographie dans laquelle la photographie occupe une grande place et au régionalisme revendiqué, Aubert veut promouvoir la Bretagne dans tous les domaines — économiques et touristiques bien sûr, mais surtout littéraires et artistiques —, en défendant les traditions bretonnes tout en associant modernisation et modernité. Des écrivains connus appuient cette initiative. Les reportages photographiques et textuels dressent le portrait d'une région à la forte identité régionale qui s'efforce de préserver sa langue celtique, le breton, ses coutumes et ses traditions en valorisant son patrimoine et son passé, mais qui aspire aussi à se moderniser. En même temps, surtout dans les années 1930, la revue fait connaître les jeunes créateurs bretons (écrivains, poètes, peintres, sculpteurs, graveurs, musiciens) en publiant leurs écrits ou en reproduisant leurs oeuvres. Le dépouillement des 173 numéros parus durant l'entre-deux-guerres montre que La Bretagne touristique forge des représentations du « pays breton », cette « petite patrie » qui veut préserver son identité régionale dans le cadre de la « grande patrie » française, après les sacrifices de la Première Guerre mondiale.

    Mots-clés : entre-deux-guerres, régionalisme, culture bretonne, photographie, littérature, between-the-wars, regionalism, Breton culture, photography, literature

  6. 146.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 132, 2023

    Année de diffusion : 2024

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    L'article présente les dernières années de mon parcours, Marina Pirot, artiste-maraîchère, depuis une recherche en danse jusqu'à la création d'un tiers-lieu d'agriculture en art, Kerminy. La mise en rapport des deux termes, art et agriculture, guide le propos depuis le champ de la danse, de la performance et des pratiques somatiques. En décrivant mon expérience artistique chez des maraîchers, ma formation aux techniques de maraîchage en même temps qu'aux pratiques somatiques, je présente les ateliers corporels publics que je propose en lien avec le végétal en forêt puis dans des champs cultivés. Je crée et investis à Kerminy une « serre-laboratoire-scène » pour inviter au maraîchage dansé, par des méthodes de détournement des codes de la scène artistique. Ainsi, à partir de cet espace témoignant d'une potentialité de renouvellement des modes de production et de diffusion de l'art à l'aune des questions écologiques, d'autres exemples de lieux et de démarches d'artistes en terrain agricole ou rural sont présentés. Le nouage de l'art à l'agriculture invite les artistes à s'impliquer dans des terrains de travail qu'ils et elles inventent, ceux de la régénération de la terre et de nos corps vivants.

  7. 147.

    Laforte, Conrad

    Index général

    Autre publié dans Les Cahiers des dix (savante, fonds Érudit)

    Numéro 38, 1973

    Année de diffusion : 2014

  8. 148.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    La prolifération des algues vertes échouées sur les plages est un problème inscrit à l'agenda public depuis les années 1980 en Bretagne (France). Passé d'un problème essentiellement local au départ à un problème d'envergure nationale depuis la fin des années 2000, ce cas offre une illustration particulièrement frappante de cette idée que les indicateurs écologiques sont des entités éminemment politiques. Nous analysons l'imbrication du politique et du scientifique en suivant l'élaboration de tels indicateurs. À cet effet, nous mettons en perspective le processus de construction scientifique des indicateurs écologiques et le processus de construction politique des problèmes publics auxquels ils peuvent être rapportés. L'expertise scientifique autour des « algues vertes » se caractérise par un climat de fortes controverses qui l'a accompagnée sur un temps relativement long et qui l'a empêchée d'acquérir une véritable légitimité jusqu'à une période récente. Nous montrons la relative inefficacité du travail de démarcation entrepris par les protagonistes de la controverse, et en revanche l'impact positif de l'adoption de nouvelles catégories d'intervention elles-mêmes validées par une expertise d'État qui se pose en arbitre pour stabiliser la controverse.

    Mots-clés : expertise, controverse, indicateur écologique, action publique, algues vertes, Bretagne, agriculture, pollution, expertise, controversy, ecological indicator, public policy, green algae, Brittany, agriculture, pollution

  9. 149.

    Article publié dans [VertigO] La revue électronique en sciences de l'environnement (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    L'article propose de s'interroger sur une inflexion éventuelle des conceptions qu'ont les viticulteurs des maux qu'ils subissent lorsqu'ils épandent des pesticides. Désormais en effet des victimes de pesticides se sont constituées en association et ont impulsé la reconnaissance de maladies professionnelles, ce qui constitue une rupture. Sur le terrain enquêté une décennie auparavant, la rupture semble pourtant limitée. En effet, les infléchissements contemporains du métier semblent plutôt être liés à la nouvelle crise que subissent les viticulteurs et qui contraint leur travail, surtout en l'individualisant. Quant à leurs manières de traiter, elles varient peu. Tandis qu'ils ne s'alertent pas de la mortalité anormale qu'ils constatent parfois chez leurs pairs, les maux qu'ils endurent en épandant ne semblent pas les alerter plus qu'auparavant. Ils en dénient toujours la portée en les dissolvant dans la vaste catégorie des maux quotidiens de leur travail. Pour les employeurs de main d'oeuvre, effectuer des traitements devient désormais juridiquement risqué. En dehors du monde viticole, ce sont surtout les riverains, particuliers ou institutions, qui interpellent les auteurs d'épandages. Tandis que les collectivités locales se préoccupent de la qualité de leurs eaux potables. Quant au marché, il se propose comme juge à charge aussi. La demande de vin bio s'accroit, et les clients des cavistes voire des oenologues interpellent les viticulteurs sur leur usage des pesticides. En dépit de ces inflexions, le déni des viticulteurs de la portée des maux qu'ils subissent semble encore pour la plupart la seule stratégie envisageable.

    Mots-clés : pesticides, travail, déni, maux, risque, santé, cancer, viticulture, vin, bio, pesticides, labor, denial, pains, risk, health, cancer, viticulture, wine, organic

  10. 150.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 1, 2017

    Année de diffusion : 2019

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    Cette contribution vise à identifier les territorialités multiples jouant un rôle dans les mécanismes de conflits liés à l'environnement en caractérisant les signes visibles de l'attachement au(x) lieu(x), observé dans diverses études menées dans des espaces littoraux français. Il ressort de notre analyse que l'attachement au lieu peut se révéler par la vivacité des réactions d'opposition, la constitution de collectifs d'opposition, la violence d'actes de contestation, l'inscription matérielle des revendications, l'emploi d'adjectifs possessifs dans les argumentaires. Ces marqueurs d'attachement au lieu révèlent des territorialités qu'il est important de considérer dans les processus de régulation notamment parce que leur non-prise en compte conduit très généralement, dans les cas étudiés, à une radicalisation des oppositions.

    Mots-clés : conflits, territorialité, attachement au lieu, littoral, régulation, conflict, territoriality, place attachment, coastal zone, conflict regulation