Documents repérés
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131.Plus d’information
Les huit mois de la crise du Golfe, qui suivit l'invasion du Koweït par l'Irak, eut pour l'Inde d'abord des répercussions financières liées notamment au renchérissement de ses importations de pétrole et au rapatriement de ses travailleurs expatriés touchés par le conflit. Un surcoût qui survenait de plus à un moment où les grands équilibres économiques étaient déjà menacés. Si l'aventurisme de Saddam Hussein était condamnable, New Delhi devait pourtant se garder de prêter son concours à une coalition chapeautée par les États-Unis et dirigée contre un pays du monde islamique avec lequel les relations avaient été jusqu'alors fort amicales. L'Inde ne pouvait pas pour autant ignorer les nouveaux rapports de force issus de la fin de la guerre froide. En ménageant la chèvre et le chou, la diplomatie indienne prenait le risque de perdre toute crédibilité et d'être finalement marginalisée. Une possibilité d'autant plus grande que le pays traversait alors une grave crise politique. Cette fragilisation devait toutefois permettre l'élaboration de nouvelles stratégies et fit de la crise du Golfe une période charnière pendant laquelle un certain nombre d'axiomes, sur lesquels s'appuyait l'Inde depuis l'indépendance, furent remis en cause.
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132.
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140.Plus d’information
En mai 2006, le gouvernement du Québec a dévoilé sa nouvelle politique internationale soulignant au passage un « nouvel ordre mondial marqué par l'ascension des économies émergentes ». Cette nouvelle politique internationale rappelait qu'il ne fallait pas abandonner les partenaires traditionnels comme les États-Unis et l'Europe, mais promettait de développer de nouveaux marchés clairement identifiés aux économies émergentes comme celles de la Chine, l'Inde, le Brésil et le Mexique. Après une décennie de réalignement de la politique internationale québécoise axée sur les économies émergentes, un bilan s'impose.