Documents repérés

  1. 772.

    Article publié dans L'Annuaire théâtral (savante, fonds Érudit)

    Numéro 45, 2009

    Année de diffusion : 2010

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    Narcissique, le théâtre exhibe toujours son fonctionnement. Phénomène le plus abouti de métathéâtralité, le « théâtre dans le théâtre » est loin de constituer la seule manifestation d'ostension théâtrale. Si on considère le théâtre dans sa traditionnelle analogie avec le tableau, et en empruntant aux analyses de Louis Marin concernant le fond, le plan et le cadre (De la représentation), on constate que ces marqueurs de réflexivité ne sont pas spécifiques à la peinture, mais qu'ils s'appliquent aussi au texte spectaculaire. Objet regardant et regard sur cet objet, le théâtre est doué d'un double regard sur le monde et sur l'art dramatique. Loin que ces regards divergents perturbent la vision, ils la rendent au contraire beaucoup plus perçante. Réfléchi comme fait, le théâtre ne cesse pas de représenter comme signe et, à l'instar de la fonctionnalité de celui-ci, fait de la réflexivité à la fois une irrémédiable nécessité et une vertu admirable.

  2. 773.

    Article publié dans Continuité (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 82, 1999

    Année de diffusion : 2010

  3. 775.

    Article publié dans Les Cahiers des Dix (savante, fonds Érudit)

    Numéro 75, 2021

    Année de diffusion : 2022

  4. 776.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 1-2, 1964

    Année de diffusion : 2005

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    Il s'agit dans cette étude d'établir un bilan des travaux d'histoire et de critique littéraires au Canada français. Le sujet n'est point facile car il n'existe jusqu'ici aucune étude d'ensemble en cette matière. Quelques études généralement citées — celles de Camille Roy ou de Séraphin Marion — n'offrent que des vues fragmentaires. Il nous manque aussi une bonne bibliographie analytique de la littérature canadienne-française, de même que des ouvrages critiques scientifiquement préparés. D'autres sources, bibliographiques ou littéraires, n'offrent souvent que des renseignements peu sûrs. L'étude que nous proposons aujourd'hui se révèle forcément incomplète et ne prétend en rien avoir épuisé le sujet : il faudra plusieurs études de défrichement, de longues recherches dans les différents secteurs des lettres canadiennes pour connaître auteurs, ouvrages, articles et autres documents susceptibles de fixer le sujet.L'autre difficulté tient à ce que le sujet de notre étude est un sujet à deux étages. Définir l'histoire littéraire et la critique littéraire, établir les rapports et les divergences entre ces deux disciplines, trouver les mesures consacrées par les expériences pour les appliquer à la vie littéraire du Canada français, ce sont là des problèmes qui exigent tant de méditations et de nuances. Alors que certains prétendent y voir deux genres d'activités complètement distincts, d'autres les conçoivent sinon entremêlés ou entrecroisés, du moins dépendants ou apparentés. Quant à nous, nous imaginons mal un critique littéraire dépourvu de solides notions d'histoire littéraire, de même qu'un historien de la littérature chez qui le sens critique fait défaut. Dans cette optique, nous présentons, au début de chacune des deux parties qui composent cette étude, les perspectives historiques et les notions qui s'imposent. Une bibliographie termine notre travail.

  5. 777.

    Ferland, Catherine

    Le nectar et l'ambroisie

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 58, Numéro 4, 2005

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméÀ l'époque moderne, consommer du vin et des liqueurs constitue un marqueur identitaire pour l'élite, au même titre que le bas de soie ou la perruque. Au xviiie siècle, les membres de l'élite de la Nouvelle-France boivent en se conformant aux normes en vigueur chez leur homologue métropolitaine, depuis le choix et le service des boissons jusqu'à leur absorption et, parfois, de l'ivresse qu'elles procurent. On prend également soin de respecter les prescriptions sociales liées au Boire, particulièrement celles relatives au genre. Cette façon d'afficher des manières de boire bien françaises sert à marquer la distance qui les sépare des gens du peuple et ainsi de s'éloigner du spectre de la « sauvagerie », mais sert aussi à affirmer leur filiation identitaire avec la France, en perpétuant leur appartenance à la culture française et, par extension, à la « civilisation ».

  6. 779.

    Article publié dans Documentation et bibliothèques (savante, fonds Érudit)

    Volume 56, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2015

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    Le Canadien, fondé à Québec par Pierre-Stanislas Bédard en 1806, est l'un des premiers journaux politiques qui s'adresse essentiellement au public francophone du Bas-Canada. Jugés séditieux par le pouvoir colonial britannique, le journal et ses artisans sont arrêtés en 1810. Outre le débat des idées et les informations parlementaires qu'il véhicule, le journal publie notamment des extraits de livres européens pour contribuer à l'éducation et à l'amusement de la population. Le journal devient ainsi une première « bibliothèque du peuple » dans une société où le livre est rare et difficile d'accès. Cet article présente et analyse les « morceaux choisis » par les rédacteurs du Canadien entre 1806 et 1810.

  7. 780.

    Article publié dans Les Cahiers des dix (savante, fonds Érudit)

    Numéro 70, 2016

    Année de diffusion : 2017

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    Les efforts combinés de la Société historique de Montréal, de la Société d'archéologie et de numismatique et de l'Association catholique de la Jeunesse Canadienne, sous le leadership de Victor Morin, vont permettre de réaliser la première célébration officielle de fondation de Montréal en 1917. À l'occasion du 275e anniversaire de la ville, ces associations développent un programme qui réunit origine religieuse et valeurs patriotiques, commémoration et développement historique de Ville-Marie. Différentes activités : messe épiscopale, visite guidée du Vieux Montréal, commémoration de la mémoire des fondatrices des communautés religieuses et réunion fournissent l'occasion aux représentants civils et religieux d'énoncer leur position face à Montréal et à la société canadienne. Les propos tenus lors de ces fêtes des 17 et 18 mai offrent un condensé des positions idéologiques de l'élite cléricale, canadienne — tant des francophones que des anglophones —, et française. Montréal devient un carrefour des valeurs en présence dans la société québécoise entre bonententisme et nationalisme, francophilie et impérialisme britannique.