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441.Plus d’information
RÉSUMÉCe texte discute de la mesure, des causes et des conséquences de l'endettement public et revoit divers indicateurs d'endettement, de solvabilité et de prudence fiscale. Après avoir présenté une analyse descriptive et comparative de la situation de la dette publique des gouvernements au Canada et ailleurs dans le monde, nous évaluons la solvabilité des gouvernements au Canada. Finalement, nous construisons des indicateurs de prudence fiscale pour les gouvernements fédéral et québécois qui révèlent dans quelle mesure les politiques financières poursuivies ont été insoutenables.
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442.Plus d’information
Depuis la fin des dictatures, en Espagne et au Chili, une importance croissante a été accordée aux politiques d'égalité, notamment à la faveur de l'action des mouvements féminins et féministes qui ont apporté de nouveaux outils permettant d'analyser la réalité sociale. Dans ce contexte, les violences envers les femmes ont pu être conceptualisées comme un problème public et la lutte contre ce phénomène s'est peu à peu convertie en un des axes principaux de l'action publique en matière d'égalité hommes-femmes. La prise en charge de cette question, par les deux États étudiés, s'est traduite par une série de négociations impliquant les différents acteurs du jeu politique. Il en a résulté l'adoption de deux lois reflétant deux lectures différentes du phénomène qui se sont matérialisées dans les expressions de « violence de genre » (violencia de género) et de « violence intrafamiliale » (violencia intrafamiliale). Dans cet article, nous chercherons à analyser les contextes qui ont influencé la compréhension du problème de la violence envers les femmes en Espagne et au Chili. Nous interrogerons les deux approches qui ont été retenues – soit la violence de genre et la violence intrafamiliale – et la portée de ces choix.
Mots-clés : politiques publiques, femmes, violence, conjugale, Chili, Espagne, public policy, women, domestic violence, Chile, Spain
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444.Plus d’information
Cet article a pour objet d'interroger la tendance actuelle des démocraties à s'entourer d'institutions indépendantes au fort degré de compétence en vue de limiter et de corriger les défaillances éventuelles des corps démocratiques élus et représentatifs. La légitimité démocratique de ces institutions contre-majoritaires leur viendrait, selon certains théoriciens de la démocratie, de ce qu'elles offrent la possibilité de contester les décisions collectives lorsque celles-ci sont mauvaises ou injustes, contribuant ainsi à l'amélioration globale des performances du régime démocratique. À partir notamment d'une lecture des travaux de Philip Pettit sur la démocratie contestataire et d'une réflexion sur l'approche épistémique défendue par David Estlund, nous questionnons au contraire le caractère démocratique de ces formes institutionnelles de contestation et montrons que, tant qu'elles ne font pas l'objet d'un contrôle démocratique plus étroit, elles peuvent être interprétées comme des modes de contestation de la démocratie plutôt que comme des instruments de son amélioration.
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445.Plus d’information
RÉSUMÉLes politiques publiques élaborées ces dernières années en Belgique pour « lutter contre l'exclusion» se distinguent des modalités traditionnelles d'intervention de l'État providence en ce qu'elles sont fondées sur un principe de partenariat et de participation sous l'égide des autorités communales. L'article s'attache à décrire et analyser comment cette nouvelle forme de mise en œuvre de politiques publiques, tout en suscitant l'émergence de nouvelles pratiques informelles, ne transforme pas radicalement les rapports entre les «décideurs» politiques et les « opérateurs » locaux. La même forme de légitimité politique et la même conception du pouvoir expliquent cette élasticité et cette résistance de l'informel.
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446.Plus d’information
RésuméLes travaux publiés, depuis 1970, sur les partis politiques au Québec ont été nombreux et divers, mais leur caractère cumulatif demeure limité en ce sens que peu d'auteurs ont repris la démarche ou les conclusions d'autres auteurs. Un petit nombre de jeunes politologues ont fait de l'étude des partis leur champ principal de recherche, et les préoccupations théoriques sont demeurées relativement rares. La situation est à peu près la même aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
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447.Plus d’information
Les chasseurs-cueilleurs « Pygmées » et les pasteurs nomades « Mbororo » sont deux groupes de peuples autochtones d'Afrique centrale. Depuis des millénaires, ils vivent en harmonie avec la nature. Cette relation fusionnelle avec la nature a contribué à la formation de leurs savoirs sur le fonctionnement des écosystèmes, des milieux naturels et sur le climat. Alors que les savoirs autochtones et locaux sur la nature sont progressivement reconnus dans les instruments internationaux comme la Convention sur la diversité biologique et le Protocole de Nagoya et dans les politiques de développement des États d'Afrique centrale, comme en témoignent de nombreuses études récentes, ceux relatifs au climat tardent à l'être dans les politiques climatiques. Cet article pose ce problème et présente la reconnaissance et l'intégration des savoirs climatiques autochtones dans les politiques climatiques comme une ressource importante pour la lutte contre les changements climatiques en Afrique centrale. Dans la première partie, les auteurs proposent une typologie des savoirs climatiques des chasseurs-cueilleurs « Pygmées » et des pasteurs nomades « Mbororo ». Dans la seconde, ils constatent l'indifférence des politiques climatiques aux savoirs climatiques autochtones et, dans la troisième et dernière partie, ils discutent des approches possibles de leur utilisation dans la lutte contre les changements climatiques en Afrique centrale.
Mots-clés : savoirs climatiques autochtones, politiques climatiques, peuples autochtones, Afrique centrale
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448.Plus d’information
Érigée par le gouvernement au rang de préoccupation prioritaire dans le plan de développement 2016-2020, l’économie sociale et solidaire (ESS) se trouve à l’aube d’une période de grande expérimentation en Tunisie. Le secteur dispose de véritables atouts : un ancrage sur l’ensemble du territoire, une offre importante de travail bénévole, une connaissance intime du terrain et un potentiel de création d’emploi, de richesses et d’utilité sociale. Ces atouts sont toutefois contrebalancés par des faiblesses importantes : une forte spécialisation sectorielle, un poids économique marginal, des acteurs de petite taille, des ressources humaines non qualifiées, des problèmes de gouvernance et un accès limité au financement. Cet article tente de déterminer à quelles conditions l’ESS pourrait constituer un troisième secteur à part entière, à mi-chemin entre l’État et le marché.
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449.Plus d’information
Au Burkina Faso, comme dans bien d'autres pays d'Afrique, les indigents demeurent exclus de l'accès aux services de santé, malgré la mise en oeuvre de politiques publiques qui s'étaient, entre autres objectifs, fixé celui d'améliorer leur sort. L'une des propositions d'explication à cette occultation de l'équité par les acteurs sociaux impliqués dans la mise en oeuvre de ces politiques est que la situation d'exclusion des indigents n'est pas comprise comme un problème public auquel une solution doit être trouvée. À l'aide d'une enquête de type socioanthropologique de terrain et d'un cadre d'analyse des politiques publiques, cet article vise à vérifier cette proposition au moyen de données empiriques recueillies lors d'une étude de cas au Burkina Faso. Ces données sont organisées en fonction des neuf composantes qui, conceptuellement, permettent de comprendre la manière dont une situation peut devenir un problème public.
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450.Plus d’information
Depuis la fin des années 1980, de « nouvelles fondations privées » ont vu le jour, caractérisées par une volonté d'innover dans le domaine de la philanthropie. Issues d'une culture de marché, elles s'inscrivent dans un processus actif de redéfinition de la gouvernance des sociétés et des responsabilités respectives du marché, de l'État et des organisations de la société civile. À propos d'un exemple québécois, l'article développe l'idée que l'émergence de ces « nouvelles fondations » signale une transition en cours d'un « régime institutionnel » caractéristique d'une « économie de marché coordonnée » à celui d'une « économie de marché libérale », ou du moins que beaucoup d'élites économiques voudraient voir libéralisée, ce qui ne semble toutefois pas être l'aspiration d'une majorité de la population.