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  1. 621.

    Article publié dans Lien social et Politiques (savante, fonds Érudit)

    Numéro 89, 2022

    Année de diffusion : 2022

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    Cet article revient sur l'expression « nouveaux publics étudiants », popularisée dans le contexte français à la suite de la seconde massification scolaire (1985-1995) pour caractériser l'apparition d'une population étudiante moins dotée à la fois socialement et scolairement. Or, cette expression est utilisée depuis plusieurs décennies maintenant pour évoquer ces publics inscrits à l'université française, sans pour autant être remise en question. À travers une recherche articulant les recensions de cette notion dans la presse, les discours institutionnels, la littérature grise et les travaux scientifiques, avec des analyses sur plusieurs bases de données (enquête Conditions de vie de l'OVE, bases Admission Post-Bac 2016 et Parcoursup 2019), nous montrons tout d'abord que l'expression est fréquemment utilisée, notamment en période de réformes, pour désigner les étudiant·es non titulaires d'un baccalauréat général. Dans un second temps, le recours aux données permet de mettre en évidence une augmentation importante des effectifs étudiants depuis le début des années 2010, conséquence de l'accroissement du nombre de bachelier·es professionnel·les conjugué au boom démographique du début des années 2000 : il paraît alors pertinent de parler de troisième massification scolaire. Ces étudiant·es s'inscrivent par ailleurs davantage dans les licences de sciences, par rapport à celles de lettres et sciences humaines. L'analyse des caractéristiques sociales et scolaires des publics permet de montrer que cette augmentation des néo-entrant·es dans l'enseignement supérieur ne s'accompagne pas d'une plus grande diversité sociale. En revanche, la comparaison de la répartition des publics étudiants au sein des universités franciliennes en 2016 et en 2019 met en évidence une segmentation scolaire accrue entre les établissements de premier cycle, laquelle creuse les inégalités déjà présentes dans l'enseignement supérieur.

    Mots-clés : démographie, nouveaux publics étudiants, massification, filières de l'enseignement supérieur, établissements, demographics, new student population, non-traditional students, school expansion, sectors of higher education, institutions

  2. 623.

    Buchheit, Pauline, d'Aquino, Patrick et Ducourtieux, Olivier

    Cadres théoriques mobilisant les concepts de résilience et de vulnérabilité

    Article publié dans [VertigO] La revue électronique en sciences de l'environnement (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    Les concepts de résilience et de vulnérabilité ont été employés dans différentes disciplines, pour analyser et gérer les dynamiques des espaces et des groupes sociaux face à des changements rapides et incertains. Parfois mis en opposition ou imbriqués, ces deux concepts s'insèrent dans une diversité de cadres d'analyse des relations société-environnement. Cet article se propose de passer en revue ces différents cadres d'analyse et leurs apports respectifs à l'analyse des interactions entre dynamiques sociales et écologiques. Si l'ensemble des cadres étudiés prennent en compte les interactions des individus avec leur environnement, ils n'évaluent cependant pas la vulnérabilité et la résilience aux mêmes échelles. En particulier, certains cadres sont centrés sur les acteurs, tandis que d'autres se placent à l'échelle de systèmes. Nous proposons un cadre permettant de concilier ces deux démarches. Ce cadre considère un système socioécologique à la fois comme une représentation particulière de l'environnement proposée par un acteur et comme un ensemble finalisé d'éléments, organisé en une hiérarchie de niveaux d'observation, répondant chacun à une finalité, ou fonction. Nous proposons alors une démarche participative pour confronter les représentations systémiques construites par différents acteurs à propos de leur environnement, et les fonctions qu'ils lui attribuent à différents niveaux d'observation. En amont d'un diagnostic de vulnérabilité ou de résilience, ce processus de confrontation n'a pas pour ambition de déboucher sur une vision partagée de l'espace et de ses fonctions, mais vise plutôt à discuter de l'éventuelle complémentarité des enjeux de vulnérabilité et de résilience portés par les différents acteurs.

    Mots-clés : vulnérabilité, résilience, représentations systémiques, finalités, modélisation d'accompagnement, vulnerability, resilience, system representations, functions, companion modeling

  3. 624.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 20, Numéro 1, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    L'objectif de cet article est de contribuer à l'analyse de l'évolution de nos relations au vivant non humain, en s'attachant à mettre à jour la nature des changements qui sont à l'oeuvre aujourd'hui au sein de la diversité des voies de la transition dite écologique. Notre démarche consiste à analyser ces changements dans le domaine de l'agriculture qui recouvre une grande variété de pratiques de gestion du vivant dont les plus intensives sont fortement remises en question. Notre choix s'est porté sur le cas des pratiques alternatives de sélection de semences et celui de la prise en compte de la sensibilité animale dans le cadre de l'élevage, pour lesquels les transformations s'accompagnent d'un discours sur une évolution du lien au vivant. Notre regard croisé de juristes et d'écologue a permis de montrer que les changements de nature de ce lien ne sont pas corrélés nécessairement aux changements de pratiques qui peuvent apparaître radicaux, mais pour lesquels le vivant reste néanmoins un objet-ressource. La relation au vivant qui se construit au contact du vivant animal ou végétal préexiste et se développe, mais demeure souvent invisible, car difficilement qualifiable et catégorisable. Cette non reconnaissance par la majorité des acteurs encadrant la profession agricole, même engagés dans la transition écologique, participe de la résistance, observée dans les deux cas étudiés, à opérer les changements nécessaires pour construire d'autres relations au vivant et les faire reconnaître. Dans la discussion, nous proposons d'explorer les perspectives apportées par la notion de communauté et de responsabilité pour dépasser radicalement la question de la mise à distance humains et vivants-non humains.

    Mots-clés : transition écologique, relation humain/vivant non-humain, agriculture, semences paysannes, bien-être animal, communautés biotiques, ecological transition, human-non human relationships, agriculture, peasants seeds, animal welfare, biotic communities

  4. 625.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 1, 2021

    Année de diffusion : 2022

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    Le cas d'érosion côtière traité par cet article se manifeste sur les plages du Parc national de l'archipel de la Maddalena, en Sardaigne, au coeur d'une zone touristique de renommée internationale. Ce terrain de recherche a permis d'analyser les relations entre la conservation de l'environnement et les enjeux de développement économique, dans un contexte territorial donné, au croisement entre des dynamiques socioécologiques qui traversent échelles et plans multiples. Grâce à l'observation ethnographique, il est possible de considérer les expériences de conservation environnementale en tant que résultat d'adaptations, tantôt aux mots d'ordre venant de l'arène globale, tantôt aux agendas locaux. Il sera ici question d'interroger les points de vue et les priorités d'une pluralité d'acteurs, impliqués à différents titres dans la réglementation des espaces littoraux. Ces personnes sont profondément engagées dans des contextes historiques et sociaux que l'on se doit de prendre en compte, afin de comprendre les complexités des enjeux présents. Proposant de porter une attention fine aux différents connaissances et milieux, ainsi qu'à l'incommensurabilité des entendements en jeu, des apports venant de l'anthropologie et de la sociologie pragmatique aident à analyser les controverses environnementales, sans pour autant se préfixer de les reconduire à un cadre axiologique univoque. Le cas étudié invite à penser les dimensions politiques des incertitudes environnementales, à l'interface entre les phénomènes socioécologiques, les indéterminations qui émergent des connaissances scientifiques, l'élaboration des politiques et les enjeux politico-économiques et historiques.

    Mots-clés : érosion côtière, parcs nationaux, aires marines protégées, anthropologie des politiques, anthropologie environnementale, systèmes socio-écologiques, Posidonia oceanica, archipel de la Maddalena, Sardaigne, Italie, costal erosion, national parks, marine protected areas, environmental anthropology, socio-ecological systems, Posidonia oceanica, archipelago of la Maddalena, Sardegna, Italy

  5. 626.

    Hunyadi, Marie-Elise, Maufrais, Odile, Nordmann, Jean-François, Amilhat, Camille, Fontaine, Juliette, Lehner, Paul et Sochala, Laure

    Développer la réflexivité des enseignants-stagiaires par un travail coopératif d'enquête et de co-écriture : visées et usages du dispositif d'analyse de situations professionnelles GPS

    Article publié dans Phronesis (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 5, 2025

    Année de diffusion : 2025

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    Cet article examine la mise en oeuvre d'un dispositif de formation, GPS, qui propose à des enseignants-stagiaires un travail coopératif d'enquête et de co-écriture visant à produire l'analyse d'une situation professionnelle problématique. Rendant compte d'une enquête de terrain menée dans deux INSPÉ (Versailles, Lille) et interrogeant la distinction coopération / collaboration, l'article se propose de confronter le dispositif (avec son intention de développer une réflexivité approfondie par le travail coopératif) à la réception qu'en ont faite les stagiaires, qui ont diversement procédé à son instrumentation ou son instrumentalisation en mettant en place des formes très contrastées de coopération et de collaboration.

  6. 627.

    Papineau, Louis-Joseph

    Un testament politique

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 3, 1973

    Année de diffusion : 2007

  7. 628.

    Thérien, Gilles

    Les limbes du scénario

    Article publié dans Cinémas (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 2-3, 1999

    Année de diffusion : 2007

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    RÉSUMÉParler de scénario fictif, c'est évoquer un texte au statut « trouble ». S'il existe seul, sans sa source, s'il est sa propre source, ou encore s'il ne s'est jamais réalisé dans un film, il demeure un texte qu'on ne sait comment lire. C'est un texte de nature transitive et, pour décider de sa valeur, il faut évaluer comment s'opère le passage entre la source, événement ou fiction, et sa réalisation, un film. C'est le cas qui est développé dans cet article. Comment passer de la lecture à la « spectature »? Comment respecter les deux médias impliqués sans avoir à inventer une position neutre où tout pourrait se retrouver, s'étudier? La question est d'autant plus difficile que le transit s'opère à partir du domaine privé de la lecture vers le domaine public de la « spectature ». Les Fous de Bassan, roman d'Anne Hébert et le film d'Yves Simoneau qui porte le même titre servent d'exemples.

  8. 629.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 23, Numéro 4, 1970

    Année de diffusion : 2008

  9. 630.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 15, Numéro 1, 1961

    Année de diffusion : 2008