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  1. 1431.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2009

    Année de diffusion : 2019

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    La Philosophie et la Littérature ont reconsidéré leur croyance séculaire et leur jugement en ce qui concerne les possibilités de représenter le réel. Depuis toujours en conflit, il existait néanmoins peu de différences entre elles pour admettre que le réel pouvait se révéler dans un processus de production réflective où, comme sur la surface d’un miroir, on reconnaîtrait le réel. Or, cette considération – qu’on pourrait faire remonter jusqu’à Aristote – est, sans aucun doute, l’un des signes fondamentaux du cataclysme postmoderne réaffirmé par les incursions préalables et les considérations marginales dans l'histoire du lieu culturel commun. Aussi la Philosophie – et, par extension, tout savoir sérieux (comme l'Histoire, dont les aspirations ont été malmenées par les travaux de White) – a-t-elle cédé à la prétention de se présenter comme un miroir qui reflèterait le matériel : la réapparition surprenante de Nietzsche porte un coup à la vertu traditionnelle de la Philosophie dû à la qualité épistémologique fondamentale accordée à la notion d’intérêt. Plongées dans une même atmosphère, les œuvres littéraires d'auteurs comme Celan ou Beckett, qui sont présentées comme les expressions les plus acérées de la littérature comme non-représentation, renforcent l'impression que ce qui est réel-matériel ne peut pas être représenté. Les raisons sont aussi claires qu’évidentes, tout au moins du point de vue du dialogue critique par rapport au discours classique : d’un côté, l'irruption de la subjectivité changeante et irréductible comme point de départ de l'écriture et, de l’autre, la considération de ce qui est réel-matériel comme devenir et fluidité, mettent en question l’intelligibilité de la Philosophie et de la Littérature en tant que représentation.

  2. 1432.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2012

    Année de diffusion : 2012

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     La théorie du roman du savant russe Mikhaïl Bakhtine (1895 – 1975) représente, d'après la plupart des spécialistes, l'analyse la plus profonde jamais réalisée sur l'évolution du genre depuis sa naissance dans l'Antiquité (Bakhtine dixit) jusqu'à nos jours. Toutefois, la puissance de la pensée de Bakhtine et son extraordinaire érudition ne l'empêchèrent pas de tomber dans le proton pseudos qui fragilise sa théorie: l'amalgame entre "littérature narrative"et la forme "roman", celui-ci n'étant qu'un genre de la narrative, genre connu comme tel seulement à partir du 12e siècle. C'est ce proton pseudos (souvent présent au départ des grandes théories scientifiques et philosophiques, presque comme un témoin occulte de réfutabilité et donc, de scientificité), qui ouvre la voie à une autre vision de la littérature et à la définition d'un nouveau genre narratif post-romanesque – l'intertexte – dont la gestation est directement tributaire de la "révolution cybernétique".

  3. 1433.

    Article publié dans Revue musicale OICRM (savante, fonds Érudit)

    Volume 2, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2019

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    L'une des premières œuvres humoristiques de Debussy est Pierrot (1882), une mélodie répétant sans cesse l'air populaire associé au personnage de la commedia dell'arte : « Au clair de la lune ». Comme de nombreux artistes de son temps, Debussy semble céder à la tentation de se projeter dans le personnage – ce à quoi invite le poème de Banville qu'il met en musique, soulignant cette ambigüité identitaire. Pierrot est aussi l'éternel perdant en amour, Colombine lui préférant toujours Arlequin. Or, Debussy dédie sa mélodie à Marie-Blanche Vasnier, sa première muse, une femme mariée dont il est tombé amoureux, lui offrant une nouvelle occasion de se trouver des points communs avec Pierrot. La musique confirme l'hypothèse de l'autoportrait, puisque Debussy donne un rôle de premier ordre à la note si, qu'il a choisie pour le représenter, correspondant à la dernière syllabe de son nom. Ainsi, derrière l'apparente légèreté, se cache la confession de la souffrance amoureuse de l'artiste.

    Mots-clés : autoportrait, commedia dell'arte, Debussy, humour musical, Pierrot, commedia dell'arte, Debussy, musical humor, Pierrot, self-portrait

  4. 1434.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2017

    Année de diffusion : 2017

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    Le rayonnement de la pensée de Sartre était déjà planétaire au milieu du 20e siècle et atteignait des pays aussi lointains de l'Europe que le Chili, à une époque ou les moyens de communication et les transports étaient encore précaires en comparaison à ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. Cet essai, qui s'appuie surtout sur la pensée littéraire de celui qui est considéré en Amérique latine comme le plus grand penseur français contemporain, témoigne de l'influence sartrienne et de son résultat, parfois antithétique, dans Les Phases de la Guérison, œuvre qui débute et se développe grâce à des ouvrages qui vont de La Nausée jusqu'à L'Idiot de la famille, passant par les Carnets de Guerre, Les Chemins de la Liberté, L'Être et le Néant, Réflexions sur la question juive, etc. L'existentialisme n'est peut-être plus "à la mode", mais l'exemple de Sartre et de sa quête de liberté et d'authenticité est parfaitement vivant et plus nécessaire que jamais.

    Mots-clés : Sartre, La Nausée, Heidegger, existentialisme, roman, intertexte, drôle de guerre, Sartre, La Náusea, Heidegger, existencialismo, novela, intertexto, guerra

  5. 1435.

    Article publié dans Revue musicale OICRM (savante, fonds Érudit)

    Volume 3, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2019

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    Dans l'œuvre de Jean-Joseph Benjamin-Constant, la musique est omniprésente – tant par la représentation d'instruments que l'éloge accordé aux grands compositeurs tels Beethoven ou Camille Saint-Saëns. Du tableau de chevalet aux grands décors peints, nous suivons l'hypothèse selon laquelle l'artiste joue de la correspondance des arts, entre peinture et musique. Nous percevons le quatrième art comme un fil conducteur pertinent pour aborder l'œuvre de Benjamin-Constant avec pour objectif d'analyser les stratégies utilisées par l'artiste pour évoquer la musique dans son œuvre et renouveler le rapport à Eugène Delacroix.

    Mots-clés : Benjamin-Constant, Eugène Delacroix, beaux-arts, musique, orientalisme, XIX-XXe siècles, Benjamin-Constant, Eugène Delacroix, Fine Art, music, Orientalism, 19th-20th centuries

  6. 1436.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2015

    Année de diffusion : 2015

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    Le droit et la linguistique entretiennent des rapports extrêmement étroits. Pour qui tente d'élucider le concept même de droit, il est impossible de faire l'économie d'une appréhension linguistique du phénomène juridique. Le phénomène normatif est en effet pour l'essentiel un phénomène linguistique. Certes, le droit repose sur le recours à la force publique pour assurer en dernier recours sa mise en œuvre. Toutefois, bien que ce recours à la force soit parfois indispensable, il n'est pas dans la majorité des situations nécessaire. L'obéissance repose la plupart du temps sur l'expression seule de la norme et de ses attributs par le langage, à égalité avec le comportement collectif. Si la langue est ainsi le vecteur prépondérant quoique non exclusif du droit, il n'est pas étonnant que la tendance du Prince soit de contrôler celle-ci, qu'il s'agisse d'en maîtriser le contenu – tel que le vocabulaire ou la grammaire – ou plus largement l'usage. Or ce contrôle conduit à l‘époque contemporain à l'émergence d'un véritable contentieux des langues. Déjà observée par Jean-Louis Calvet sur le terrain social, la « guerre des langues » sera peut-être, à l'heure où la communication numérique bouleverse les sociétés politiques, l'un des phénomènes majeurs du XXIe siècle.

    Mots-clés : Langue, Droit, Politique, Linguistique, Sociolinguistique, Communication, Théorie du droit, Philosophie du droit, Langage, Language, Tongue, Law, Politics, Linguistics, Sociology of Language, Communication, Legal Theory, Philosophy of Law

  7. 1437.

    Bodin, Dominique, Héas, Stéphane et Robène, Luc

    Les goûts sportifs : entre distinction et pratique élective raisonnée

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 1, 2004

    Année de diffusion : 2004

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    RésuméDans La distinction, Bourdieu montre que nos choix et jugements sont pour l'essentiel le reflet de notre position dans l'espace social et déterminés en grande partie par des habitus qui prennent sens à travers une stylisation de la vie et des pratiques distinctives entérinant la différenciation et la domination sociale. Dès 1978, Bourdieu pose les bases d'une analyse du fait sportif dans Comment peut-on être sportif ? Les membres des classes populaires choisissent et valorisent des sports qui intègrent l'esprit de sacrifice, la force, le mélange des corps, l'exaltation de la compétition, lorsque ceux des classes supérieures privilégient les sports, souvent instrumentés, l'esthétisme et l'absence de contact direct. Dans cet article, nous cherchons à démontrer comment l'ancrage paradigmatique et la dynamique heuristique du modèle bourdieusien méritent d'être critiqués et amendés en fonction des évolutions qui participent à transformer la société et ses horizons. L'instrumentalisation de la pratique du golf pour l'intégration sociale par des acteurs, initialement exclus de la distribution sociale traditionnelle de ce type d'activité élective, constitue une forme de revers de la distinction bourdieusienne, mais traduit également le degré d'ouverture accru des choix et des trajectoires possibles des acteurs au sein du système.

  8. 1438.

    Perrault, Simon

    America, la valeureuse

    Chaire de recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie

    2002

  9. 1439.

    Article publié dans Cahiers de recherche sociologique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 55, 2013

    Année de diffusion : 2014

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    La finance de masse est devenue une structure essentielle du capitalisme avancé, d'une position interstitielle pendant l'accumulation fordiste, elle est maintenant une régulation centrale d'un régime d'accumulation financiarisée. Cette finance de masse sert d'assise à la titrisation des créances des ménages, pratique à l'origine de la crise financière de 2008, mais depuis ayant été normalisée comme régulation économique de la relation de crédit de masse. La titrisation est ici abordé à partir du concept de réification que Marx construit dans le cadre de son analyse de l'accumulation financière. Nous suivons le processus de production de capital financier liquide dans le cadre de la réification des relations de crédit.

    Mots-clés : Réification, massification, capital financier, financiarisation, titrisation, théorie, critique, Reification, massification, Financial capital, financialization, securitization, theory, critique, Reificación, masificación, capital financiero, financiarización, titriarización, teoría, crítica

  10. 1440.

    Boucher, François-Emmanuël et Prévost, Maxime

    La dixneuviémité au XXIe siècle

    Autre publié dans Études littéraires (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 2, 2012

    Année de diffusion : 2013