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601.Plus d’information
Quel sens convient-il de donner à l'invite à « entendre (x) comme une oeuvre (musicale) »? Cette locution désigne une perception aspectuelle impliquant un type d'objet et un type d'attention. On vise l'action, dans la saisie des propriétés esthétiques, de connaissances relatives à la production de l'artefact. Si un premier niveau de compréhension coïncide avec la capacité à identifier les objets musicaux et à suivre leur concaténation, le passage au niveau supérieur dépend du repérage de références symboliques, intentionnelles et plus généralement contextuelles. À un premier niveau, on vise les propriétés (esthético-)expressives survenant sur les propriétés physico-phénoménales de l'objet musical; à un deuxième niveau, on se concentre sur les propriétés (esthético-) artistiques de l'oeuvre survenant sur les propriétés expressives et structurelles. En demandant à un auditeur d'entendre une musique comme oeuvre, nous l'invitons à identifier un type structurel dans les sons qu'il entend et à appliquer les dispositions qui lui permettent de choisir, parmi les propriétés esthétiques survenant sur la base physico-phénoménale, celles qui possèdent un intérêt artistique dans un contexte culturel donné.
Mots-clés : Propriétés esthétiques, survenance, oeuvre musicale, objet musical, entendre-comme, compréhension musicale, Aesthetic Properties, Supervenience, Musical Work, Musical Object, Hearing-As, Musical Understanding
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602.Plus d’information
En explorant les échanges entre deux compositeurs, Max d'Ollone et Charles Koechlin dans Le Ménestrel et Le Monde musical en 1932, nous interrogerons leur conception du public de la musique afin de mieux comprendre la manière dont ils défendent une position artistique, voire esthétique. D'Ollone soulève la question à savoir si les compositeurs doivent prendre en compte les goûts du public pour avoir du succès dans un contexte de crise du répertoire à l'opéra. Il n'en faut pas plus pour que Koechlin réagisse et propose une singulière catégorisation des publics qui tient à la fois compte des conditions sociales et des sensibilités de l'écoute. En se servant de leur pouvoir « médiatique » par l'entremise de revues musicales réputées, ils ne cherchent pas moins à influencer les points de vue, notamment en matière de goûts musicaux. L'intérêt de cet échange ne se limite pas au duel des compositeurs et des revues, car le directeur de l'Opéra-Comique, Georges Ricou, se mêle à la réflexion par l'intermédiaire du musicologue Paul Bertrand, chroniqueur dans Le Ménestrel.
Mots-clés : composition, goût musical, Charles Koechlin, Max d'Ollone, public de l'opéra, composition, Charles Koechlin, musical taste, Max d'Ollone, opera audience
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603.Plus d’information
RésuméÀ travers ces quatre textes, le pianiste Marc Couroux présente un portrait d'autant de créateurs chez qui, selon lui, la notion d'identités canadienne et québécoise est primordiale et intégrée à l'acte de création. Il situe les quatre compositeurs par rapport aux enjeux historiques de la création québécoise, tout en soulignant les particularités de l'esthétique de chacun d'entre eux.
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604.Plus d’information
Entretien avec le compositeur et artiste multimédia Miodrag Lazarov Pashu, réalisé par son fils, le musicologue et pianiste Viktor Lazarov. La discussion est entamée autour du contexte de l'immigration au Canada, à Montréal, de Lazarov Pashu dans les années 1990, et se poursuit avec le début de sa carrière et ses études doctorales. Ce dernier se confie sur le choc culturel qu'il a subi et sur sa difficile adaptation au nouveau milieu artistique. Il décrit ensuite sa performance dans une galerie à New York en 1993, et explique le changement de direction artistique qui lui est advenu dans les années 1990. Il parle de la composition de son premier quatuor, oeuvre charnière, située dans ce contexte, puis compare les approches artistiques et les institutions culturelles de Belgrade et de Montréal. Le compositeur évoque l'influence de la musique de Rachmaninov sur ses oeuvres pour piano et son procédé de composition, notamment en ce qui a trait à la Valse (2008). Finalement, la création et l'interprétation de celle-ci par Viktor Lazarov sont discutées, amenant les interlocuteurs à tracer un lien entre l'interprétation musicale et l'art que le compositeur rattache au phénoménalisme.
Mots-clés : immigration, composition, phénoménalisme, interprétation musicale
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606.Plus d’information
Le compositeur québécois Rodolphe Mathieu (1890-1962) est peu connu. Pionnier de la modernité musicale au Québec, il joint le groupe des modernes dès 1915 et compose l'essentiel de son oeuvre avant 1933. Membre de la communauté intellectuelle et artistique montréalaise, il écrit plusieurs textes où apparaissent les premières réflexions sur le processus de la création. Au courant régionaliste qui prône le retour au folklore comme source d'inspiration d'une musique typiquement canadienne, il oppose une démarche créatrice qui vise l'originalité et l'individualité. Convaincu que le développement intellectuel devait passer par la discussion et la confrontation des idées, il organise entre 1930 et 1935 les Soirées-Mathieu, un lieu pluridisciplinaire qui met en lumière le réseau de sociabilité du compositeur. Parmi les invités, on note la présence d'André Laurendeau qui fut son élève. L'étude du rapport de Laurendeau à la musique révèle qu'il caressa l'idée d'une carrière musicale avant de s'engager définitivement dans la voie du journalisme politique.
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