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702.Plus d’information
À partir de l'observation de La nuit des Mayas, concert participatif issu du dispositif de concerts-médiation Musiques entre les lignes, conçu par Thierry Weber à la Haute École de Musique de Lausanne, cet article propose de mesurer les différentes dimensions, effets et enjeux du concept de participation à travers son application au secteur de la médiation de la musique.
Mots-clés : concert-médiation, jeune public, médiation de la musique, musicien-médiateur, participation, mediation-concert, music mediation, musician-mediator, participation, young audience
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703.
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705.Plus d’information
Cet article présente un premier portrait de la réception du Sacre du printemps (1913) d'Igor Stravinski (1882-1971) au Québec, qui s'appuie sur l'analyse de la couverture médiatique francophone de la création canadienne de l'oeuvre à Montréal le 5 mars 1957 sous la direction d'Igor Markevitch (1912-1983), ainsi que celle de l'enregistrement de la pièce en juin 1963 sous la direction de Pierre Boulez (1925-2016), diffusé le 7 novembre de la même année, dans le cadre du 50e anniversaire de création du Sacre. Articulée autour de trois axes, l'analyse présente d'abord un survol du discours sur l'oeuvre et son compositeur dans la presse francophone entre 1913 et 1957 avant de montrer les lignes de force de la réception des deux exécutions montréalaises, en distinguant les points de vue des critiques musicaux francophones d'une part, et des compositeurs de l'avant-garde musicale québécoise d'autre part. Cette étude illustre le développement du discours sur Le Sacre du printemps et plus largement sur Stravinski au Québec, tout en soulignant l'impact de l'oeuvre sur les institutions musicales québécoises.
Mots-clés : institutions musicales, Québec, réception , Igor Stravinski, musical institutions, Quebec, reception, Igor Stravinsky
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706.Plus d’information
Le courant néoclassique est largement répandu au Canada durant les décennies 1940 et 1950, et notamment au Québec. Selon l'historien George Proctor, il s'agirait d'une voie médiane entre un conservatisme trop appuyé et le modernisme « extrême » de la seconde École de Vienne. Les origines européennes du courant néoclassique sont d'abord rappelées, de même que les principales caractéristiques musicales qui y sont associées, sur lesquelles il n'y a cependant pas de réel consensus. La programmation des orchestres montréalais ainsi que des coupures de presse de l'époque permettent de retenir quelques moments-clés attestant la pénétration du courant néoclassique au Québec. L'auteur met en valeur l'influence d'Igor Stravinski, chef de file du mouvement à compter du milieu des années 1920, qui a visité trois fois Montréal entre 1937 et 1946, de même que celle de la pédagogue Nadia Boulanger. En effet, celle-ci fait la promotion des oeuvres de Stravinski auprès de ses élèves, parmi lesquels figurent, à partir des années 1940, plusieurs compositeurs canadiens-français. D'autres grands noms rattachés à l'école moderniste française, tels Ravel et Poulenc, tout comme la musique et les écrits théoriques de l'Allemand Paul Hindemith, ont aussi eu un certain retentissement au Québec. En témoigne le compositeur Jean Vallerand (1915-1994) dans ses chroniques musicales. Le néoclassicisme est porté au Québec en premier lieu par Jean Papineau-Couture (1916-2000), mais aussi par Maurice Blackburn (1914-1988). Enfin, la qualité de plusieurs oeuvres composées durant et après la Seconde Guerre mondiale, tant au Québec qu'ailleurs dans le monde, incite à remettre en question les connotations péjoratives de l'étiquette « néoclassique », souvent réduite à des clichés, par exemple le recours au pastiche. Ce jugement sévère sera notamment le fait, chez les compositeurs de la génération suivante, des tenants d'un avant-gardisme affirmé. Un regard plus large permet aujourd'hui de reconnaître l'importance du courant dans l'ensemble de la production des compositeurs canadiens.