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  1. 971.

    Article publié dans Revue musicale OICRM (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 2, 2018

    Année de diffusion : 2018

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    Vingt-trois années séparent les musiques des films Batman (Tim Burton, 1989) et The Dark Knight Rises (Christopher Nolan, 2012) avec les compositions respectives de Danny Elfman et Hans Zimmer. Si les compositeurs restent tous deux fidèles à une conception signalétique des thèmes, Zimmer propose toutefois un nombre plus élevé de matériaux thématiques, avec la présence d'un « ostinato identifiant » pour chacun des trois personnages principaux, en plus de leurs thèmes propres.Élaborée par une véritable équipe, la « narration sonore » constitue également un enjeu majeur de l'esthétique de Nolan et Zimmer avec l'élaboration, sur l'ensemble du film, d'un continuum bruit/musique, dont ce que nous avons appelé l'« effects underscoring » constitue l'une des stratégies les plus novatrices parmi celles proposées. L'« effects underscoring » est une technique compositionnelle par laquelle la musique se voit destinée à former un écrin émotionnel non plus aux voix, mais aux bruits lors de séquences où ce sont eux qui, par leur propriétés intrinsèques (organisation rythmique, caractéristiques timbrales), concentrent la signification dramaturgique d'un passage. Le travail minutieux sur les bruits, qui s'ajoute à une meilleure définition de ceux-ci grâce à la technologie numérique, « libère » la musique dans son rapport à l'image ; nous en observons les effets concrets en comparant les synchronismes et le maniement des ostinatos (longueur, pédales harmoniques, rythme harmonique) dans des scènes d'action empruntées aux deux films. Tandis que le travail d'Elfman se caractérise par une écriture vive et prompte à souligner tant les actions des personnages que les changements de plans, Zimmer se détache des évènements visuels en privilégiant une plus grande continuité musicale qui repose en partie sur ce nous avons appelé le stem scoring, soit une composition musicale conçue en plusieurs strates que le compositeur ou le mixeur peut à loisir déclencher ou taire en fonction de l'image.

    Mots-clés : musique de film, bruits, effects underscoring, stem scoring, rythme harmonique, film music, sound effects, effects underscoring, stem scoring, harmonic rhythm

  2. 972.

    Article publié dans Revue musicale OICRM (savante, fonds Érudit)

    Volume 2, Numéro 1, 2014

    Année de diffusion : 2019

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    Comment l'oeuvre de Debussy en est-il venu à être considéré comme l'un des plus importants de l'histoire de la musique occidentale ? Il est certain que le processus de reconnaissance auquel on a ici affaire est d'une redoutable complexité. Néanmoins, cet article se propose d'isoler et d'examiner une des étapes cruciales, à savoir la reconnaissance de Debussy par certains de ses pairs. Notre thèse est la suivante : la reconnaissance dont jouit aujourd'hui l'œuvre de Debussy est largement tributaire de son appropriation, dans les années 1900 et 1910, par les musiciens français qui constituent le groupe des « Indépendants ». Il semble indispensable, dans un premier temps, d'élargir l'échelle d'observation et de restituer la position collective des Indépendants au sein de la structure de l'univers macro-social relativement autonome qu'est le « champ musical français » du début du XXe siècle. On peut alors montrer qu'ils s'inscrivent dans une double opposition – indissociablement institutionnelle, esthétique et musicale – à l'Institut et surtout à la Schola Cantorum de Vincent d'Indy. Dans ce contexte de lutte, un examen des écrits d'Émile Vuillermoz, Florent Schmitt, Maurice Ravel et Charles Koechlin montre que les Indépendants « saisissent » – au double sens du terme, c'est-à-dire « s'emparent de » et « comprennent » – l'œuvre de Debussy au travers de logiques esthétiques spécifiques (logique de l'émotion et logique de l'innovation). Si l'appropriation de l'oeuvre de Debussy par les Indépendants est si décisive, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont parmi les premiers à en faire un jalon indiscutable de l'histoire de la musique ; c'est aussi parce qu'ils s'en réclament de façon cohérente et quasi organisée pour fonder leur propre existence artistique. C'est par cette double action, qui consiste à la fois à faire de l'auteur de Pelléas le père fondateur de leur lignée artistique et à lutter (avec succès) pour exister au sein du champ musical français, que les Indépendants font grandir peu à peu l'oeuvre debussyste.

    Mots-clés : appropriation, champ musical, Debussy, Indépendants, Schola Cantorum, appropriation, Debussy, Indépendants, musical field, Schola Cantorum

  3. 973.

    Delbecque, Yannick

    Portrait de Michel Longtin

    Autre publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 2, 2004

    Année de diffusion : 2010

  4. 974.

    Article publié dans Francophonies d'Amérique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 5, 1995

    Année de diffusion : 2011

  5. 975.

    Article publié dans Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (savante, fonds Érudit)

    Numéro 5, 2013

    Année de diffusion : 2013

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    Alors que la vie musicale québécoise de la période allant de la Conquête à l'Acte d'Union est principalement connue grâce aux données de la presse, l'analyse des six manuscrits de musique du fonds De la Broquerie Fortier, conservé au Centre d'archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, propose un nouvel éclairage sur cette époque. Transmis par six générations de Boucher de la Bruère ou par des personnes en lien avec cette famille, les manuscrits de musique sont ici étudiés sur les plans musical, historique et social. Examiner ces documents copiés entre les années 1750 et 1850, c'est avoir accès au réseautage politique, artistique et familial à l'époque du Régime anglais. Ces sources donnent aussi des informations privilégiées sur les figures dansées des quadrilles et l'accompagnement à l'orgue des motets, en plus de mettre au jour un manuscrit de violon de la fin du Régime français ainsi qu'un autre pour la guitare, constitué vers 1841 et montrant un des seuls exemples de tablature du xixe siècle pour cet instrument. Enfin, les manuscrits de la première moitié du xixe siècle montrent l'américanisation graduelle du répertoire tant vocal qu'instrumental au Canada et témoignent des premiers essais de compositions canadiennes.

  6. 976.

    Autre publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2008

  7. 977.

    Autre publié dans Canadian University Music Review (savante, fonds Érudit)

    Volume 10, Numéro 1, 1990

    Année de diffusion : 2013

  8. 978.

    Article publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 2, 1990

    Année de diffusion : 2010

  9. 979.

    Bellavance, Éric et Venkatesh, Vivek

    Dire et/ou maudire Dieu par la musique

    Autre publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 26, Numéro 1, 2018

    Année de diffusion : 2019

  10. 980.

    Gloutnay, François

    L'histoire sur Internet

    Article publié dans Histoire Québec (culturelle, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2015