Documents repérés
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141.Plus d’information
L'influence de Voltaire au Québec a été beaucoup étudiée depuis l'ouvrage de Marcel Trudel en 1945 ; voir aussi mes contributions aux Cahiers Voltaire depuis une quinzaine d'années. En revanche, Jean-Jacques Rousseau a été moins abordé. À l'exception d'un article de Monique Moser-Verrey (1987), personne ne s'est penché sur sa postérité québécoise. Elle est pourtant importante, en littérature et dans les médias, notamment au moment du « Printemps érable » (2012) et chez plusieurs auteurs réfléchissant à l'expression de soi en littérature (Catherine Mavrikakis, Jean-Philippe Martel, Nicolas Lévesque, René Bolduc, Thomas O. St-Pierre). Il s'agira de faire voir une présence constante et profonde, mais diffuse.
Mots-clés : Jean-Jacques Rousseau, Lumières, Dix-huitième siècle, Canada, Québec, Histoire culturelle, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Enlightenment, Eighteenth century, Canada, Quebec, Cultural history, Voltaire
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145.Plus d’information
Pour Jan Herman, l'autoréflexivité dans Jacques le fataliste se traduit par trois aventures poétiques intimement liées. Tout d'abord, le récit de Diderot met en évidence le difficile équilibre entre l'arbitraire d'une liberté sans limites que possède le romancier et la nécessité de respecter les contraintes du code légué par la tradition. La figure d'autoréflexivité est ici la métalepse. Ensuite, le discours diderotien réfléchit sur la nécessité de fonder l'autorité du texte sur sa possibilité matérielle moyennant un « récit génétique ». La figure d'autoréflexivité est ici l'ironie. La gourde de Jacques se trouve au centre d'une troisième aventure, qui concerne l'inspiration. À travers la figure de la dive bouteille, le récit évoque une culture de l'ivresse à laquelle il ne peut participer que par une mise en abyme qui la rend irrécupérable.
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147.
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148.Plus d’information
Au xviie siècle, la multiplication des voyages entraîne une consolidation des réseaux viatiques et épistolaires qui contribuent à l'avancement du savoir au sein de la République des Lettres. La correspondance entretenue par le chevalier d'Arvieux, consul d'Alep, avec l'évêque François Picquet, ambassadeur du Roi en Perse, et avec son aumônier Casmon entre 1681 et 1683 apparaît comme une illustration des échanges entre amateurs éclairés de l'Orient, dont l'étude sera une occasion d'analyser le fonctionnement d'un réseau viatique en contexte interculturel. Nous pourrons voir comment les lettres représentent la plupart du temps un agent de cohésion au sein de la communauté éparpillée et souvent démunie des voyageurs, en même temps porteurs d'un savoir et d'un goût de l'Ailleurs qu'ils sont seuls à pouvoir comprendre intimement. D'où toute une série de sous-entendus, de clins d'oeil disséminés à travers la correspondance, autant de marques de reconnaissance d'un savoir partagé et d'une érudition spécifique aux voyageurs d'Orient.
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149.Plus d’information
RésuméAnalyse des notes infrapaginales incluses dans Les Météores de Tournier. Cette pratique peu courante dans le domaine de la fiction tend à laisser supposer l'existence d'un Lecteur Modèle capable de coopérer à l'actualisation textuelle de la façon dont l'auteur a agi générativement. L'ensemble du récit participe d'une multiplicité de formes et d'une orchestration audacieuse qui innove par rapport aux romans précédents de Tournier.
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