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1151.Plus d’information
Cet article propose une analyse de caricatures représentant Kim Campbell et Audrey McLaughlin. L'hypothèse principale de notre recherche était que les leadersdu Parti progressiste-conservateur et du Nouveau Parti démocratique du Canada à l'élection fédérale de 1993 ont été dépeintes de façon stéréotypée comme des êtres du privé dans les caricatures éditoriales, en dépit du fait qu'elles se trouvaient à l'avant-scène de la vie politique. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons analysé les caricatures éditoriales publiées dans 19 quotidiens québécois, canadiens-français et canadiens-anglais au cours de la campagne électorale en question. Le corpus comprend 238 caricatures. Nos résultats montrent que Kim Campbell et Audrey McLaughlin n'ont pas été représentées comme des êtres du privé dans les caricatures de la presse écrite quotidienne mais qu'un certain nombre de nuances essentielles doivent être apportées si l'on veut mieux saisir la portée et les limites de cette recherche.
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1152.Plus d’information
RésuméCet article donne un aperçu de l'argumentation qui met en lumière et différencie les principales coalitions internationales féministes luttant contre ce qui est couramment appelé le « trafic des femmes ». L'argumentation mise en évidence ne touche que la définition du phénomène et le différend qui sépare les coalitions sur le sujet, ainsi que leurs stratégies respectives pour l'éradiquer. L'auteure souligne en conclusion certains tangentes du féminisme radical qui, à son avis, se voient désormais remises en cause à l'occasion du débat sur les migrations des femmes. Ce débat entraînera-t-il, à son tour, se demande-t-elle, la migration d'un certain féminisme radical ?
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1153.Plus d’information
Albertine Sarrazin apparaît bel et bien comme une « exception française », un « hapax sociologique ». Engagée jusqu'au cou « dans une révolte individuelle que grâce à son talent, son intelligence, sa sensibilité, elle saura […] transmuer en littérature », cette reprise de justice a vendu des best-sellers : trois textes publiés chez Pauvert en 1965 et 1966 — deux écrits de prison, L'astragale et La cavale, puis La traversière. Dans les années 1960, cet écrivain ne s'est pas placé en dilettante entre le nouveau roman en pleine ascension et le roman réaliste ou psychologique dont la double tradition continue à s'imposer. Les moyens de son écriture sont d'abord ceux d'une motivation essentiellement venue de l'intérieur, contre un univers extérieur dont elle est bannie. La réclusion est d'abord constitutive de son écriture et c'est cet aspect, trop peu retenu par la critique de ses oeuvres ces dernières années, que cet article vise à examiner. Car cette écriture concerne avant tout un corps dont « l'âme » résiste en tentant d'échapper à l'autorité qui s'exerce sur lui par une punition qui en toute violence le prive de liberté.
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1155.Plus d’information
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, au moment précis où le temps exerçait l'emprise la plus pressante et la plus oppressante qui soit (voir notamment Darwin, Clausius et Schopenhauer), l'espace me paraît s'être substitué au temps comme expérience première de l'être au monde. Si Rimbaud échoue, certes, dans sa tentative de tuer le temps par une sorte d'accélération éperdue, il est en revanche le premier à le prendre au piège de l'espace, d'un espace poétique fait de simultanéité et de réversibilité.Mallarmé puis Valéry et Apollinaire feront de ce nouvel espace, proprement phénoménologique, le lieu où le Moi (celui de l'auteur comme celui du lecteur) pourra se frayer sa propre voie, à la rencontre ou à l'encontre de lui-même - inaugurant ainsi le XXe siècle au cours duquel l'écriture ne prendra sens, dans une large mesure, qu'à former cet espace où, littéralement, un Moi peut s'inventer.
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