EN :
The establishment of the Agricultural and Rural Development Agency (ARDA) by the Diefenbaker government in 1961, and its enlistment in the Pearson government’s “war on poverty” in 1965, focused political attention on places that had been excluded from postwar Canada’s modernity and affluence. This article examines print media’s construction of Brantville, New Brunswick and Keelerville, Ontario as poverty capitals during the 1960s. It argues that while there were general characteristics of reporting on poverty capitals, there were also pronounced regional contrasts. Brantville’s poverty was represented as confirming existing assumptions about where affluence and modernity were lacking, while Keelerville’s poverty, so close to the centre of political power and postwar affluence, was much more of a challenge to represent.
FR :
La création du programme ARDA (aménagement rural et de développement agricole) par le gouvernement Diefenbaker en 1961 et sa mobilisation dans la « lutte contre la pauvreté » du gouvernement Pearson en 1965 ont attiré l’attention politique sur des endroits qui avaient été exclus de la modernité et de la richesse du Canada dans l’après-guerre. Cet article examine comment Brantville, au Nouveau-Brunswick, et Keelerville, en Ontario, étaient dépeintes comme des capitales de la pauvreté par la presse écrite dans les années 1960. Il fait valoir que si les reportages sur les capitales de la pauvreté présentaient des caractéristiques générales communes, ils comportaient aussi des différences marquées selon les régions. La pauvreté de Brantville était représentée comme une confirmation des idées reçues au sujet des endroits dépourvus de richesse et de modernité, tandis qu’il était beaucoup plus difficile de représenter la pauvreté de Keelerville, située si près du lieu où étaient concentrés le pouvoir politique et la prospérité de l’après-guerre.