Canadian Social Work Review
Revue canadienne de service social
Special Issue, 2025 Volume spéciale co-construction des savoirs Special Issue Co-Constructed Knowledge
Table of contents (5 articles)
Introduction
Articles
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Co-constructing Knowledge to Benefit an Innovative Social Work Practicum: A Participatory Action Research (PAR) and Integrated Knowledge Translation (iKT) Approach
Jane E. Sanders, Ariel Seale, Esther Bernal, Jessica Landon, Emma Sutton, Hayley Sullivan, Andrew James Reed, Hazel Antia, M.K. Arundel and Rick Csiernik
pp. 11–32
AbstractEN:
This participatory action research (PAR) study is of an innovative virtual pilot practicum program developed through a university – school board partnership to provide relevant experiential learning for social work students pursuing their bachelor’s and master’s degrees while delivering social work services to the community. The Support and Aid to Families Electronically (SAFE) program employed technology novel to the School of Social Work, supported a service user population new to its students, engaged students in ground-up policy and protocol development, and instituted in-house practicum supervision for the first time. PAR was incorporated at the outset, along with an integrated knowledge translation (iKT) approach. The principal investigator supported the student-researcher participants to develop and conduct their own research on this learning opportunity, facilitating co-ownership and co-authorship of this work (Lind, 2007). Over 312 pages of data were collected through journaling and a group chat initiated by the social work students out of a need for connection during this novel virtual practicum. Using reflexive thematic analysis (Braun & Clarke, 2021), the students identified four main themes: program development, collaboration and problem-solving, peer support, and the importance of community creation. These themes told a story of a community of learning, as the seven students turned to each other for expertise within the group rather than viewing educators as the only experts able to provide knowledge (Brown & Campione, 2013). This mutual support among the student-researchers facilitated a sense of power and authority while actively engaged in the processes of learning (Groundwater-Smith & Mockler, 2016). This co-constructed research facilitated the co-construction of the practicum to the benefit of both students and service users.
FR:
Cette étude de recherche-action participative (RAP) porte sur un programme pilote virtuel novateur développé dans le cadre d’un partenariat entre une université et un conseil scolaire afin d’offrir un apprentissage expérientiel pertinent aux étudiants en travail social de niveau baccalauréat et maîtrise, tout en leur permettant de fournir des services sociaux à la communauté. SAFE a utilisé une technologie nouvelle pour l’École de travail social, a pris en charge une population d’utilisateurs de services nouvelle pour ses étudiants, a impliqué les étudiants dans l’élaboration de politiques et de protocoles à partir de zéro et a mis en place pour la première fois une supervision interne des stages. La PAR a été intégrée dès le début, ainsi qu’une approche intégrée de transfert des connaissances (iKT). Le chercheur principal a aidé les étudiants-chercheurs-participants à développer et à mener leurs propres recherches sur cette opportunité d’apprentissage, facilitant ainsi la copropriété et la co-rédaction de ce travail (Lind, 2007). Plus de 312 pages de données ont été collectées grâce à la tenue d’un journal et à un chat de groupe initié par les étudiants en travail social, qui avaient besoin de créer des liens pendant ce stage virtuel inédit. À l’aide d’une analyse thématique réflexive (Braun & Clarke, 2021), les étudiants ont identifié quatre thèmes principaux : le développement du programme, la collaboration et la résolution de problèmes, le soutien entre pairs et l’importance de la création d’une communauté. Ces thèmes ont permis de mettre en évidence une communauté d’apprentissage, les sept étudiants se tournant vers leurs pairs pour bénéficier de leur expertise au sein du groupe plutôt que de considérer les enseignants comme les seuls experts capables de transmettre des connaissances (Brown & Campione, 2013). Ce soutien mutuel entre les étudiants chercheurs a favorisé un sentiment de pouvoir et d’autorité tout en s’engageant activement dans les processus d’apprentissage (Groundwater-Smith & Mockler, 2016). Cette recherche co-construite a facilité la co-construction du stage au profit des étudiants et des utilisateurs des services.
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Mise en oeuvre de l’équipe d’intervenants pivots en interculturel dans les établissements de santé et des services sociaux de la région de Québec : une expérience de coconstruction des savoirs
Lucienne Martins Borges, Mariá Boeira Lodetti, Marguerite Tousignant, Marie-Elisa Fortin, Stéphanie Arsenault and Lucille Langlois
pp. 33–54
AbstractFR:
Nombreux sont les enjeux vécus par les personnes issues de l’immigration au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Une des stratégies choisies par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN) afin d’adapter ses pratiques en interculturel a été la création de l’équipe des intervenants pivots en interculturel (IPI). Cet article a pour but de documenter la création de l’équipe des IPI, de décrire le processus de soutien clinique mis en oeuvre par les IPI et de déterminer les acquis en intervention interculturelle des intervenants et des programmes ayant eu recours à leurs services. Pour ce faire, 15 entrevues semi-dirigées ont été menées auprès des IPI et des gestionnaires. Ces entrevues ont fait l’objet d’une analyse de contenu thématique, en empruntant une approche principalement inductive. Il a été possible de mettre en évidence le processus de mise en place de l’équipe des IPI, de soutien clinique mis en oeuvre par cette équipe et les acquis en intervention interculturelle des intervenants et des programmes les ayant contactés. Cette recherche permet de faire ressortir plusieurs retombées dont : la mise en place d’un processus de réflexion, de résolution de problèmes et d’autonomie professionnelle permettant le développement de la compétence culturelle des intervenants concernés.
EN:
People from immigrant backgrounds face many challenges within the health and social services network. One of the strategies chosen by the Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN) to adapt its intercultural practices was the creation of the Intercultural Key Workers (IPIs) team. The purpose of this article is to document the creation of the IPI team, describe the clinical support process implemented by the IPIs, and identify the intercultural intervention achievements of the practitioners and programs that have used their services. To this end, 15 semi-structured interviews were conducted with IPIs and managers. These interviews were subjected to thematic content analysis, using a primarily inductive approach. It was possible to highlight the process of setting up the IPI team, the clinical support provided by this team, and the gains in intercultural intervention made by the practitioners and programs that contacted them. These interviews were subjected to thematic content analysis, using a primarily inductive approach. It was possible to highlight the process of setting up the IPI team, the clinical support provided by this team, and the intercultural intervention skills acquired by the practitioners and programs that contacted them. This research highlights several outcomes, including the establishment of a process of reflection, problem solving, and professional autonomy that enables the development of cultural competence among the practitioners involved.
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“As it happens”: Co-creating knowledge for a gender-based safety audit with women experiencing long-term homelessness
Mary-Elizabeth Vaccaro, Stephanie Milliken, Yaungtinec Samana and Samm Floren
pp. 55–77
AbstractEN:
In this paper, we explore an intersectional feminist approach to co-creating knowledge on safety with women and gender-diverse people experiencing long-term, street-based homelessness in Hamilton, Ontario. Using a gender-based safety audit (GBSA) framework, our project team of front-line social service providers, academic researchers, and community co-leads collaborated to engage participants in arts-based workshops to co-produce a zine focused on the community’s perceptions of safety and recommendations for action. Drawing from our own experiences as well as existing literature on the lived realities of women and gender-diverse people experiencing homelessness, our paper critically reflects on the barriers and ethical considerations inherent in knowledge co-creation projects with highly marginalized communities. By foregrounding the perspectives and recommendations of those directly affected by gender-based homelessness, our work also contributes to scholarship on feminist knowledge co-creation methodologies. Through reflexive dialogues within our project team, we highlight the transformative potential of arts-based knowledge co-creation projects that engage marginalized communities in advocating for social change.
FR:
Dans cet article, nous explorons une approche féministe intersectionnelle visant à co-créer des connaissances sur la sécurité avec des femmes et des personnes de divers genres qui vivent dans la rue depuis longtemps à Hamilton, en Ontario. À l’aide d’un cadre d’audit de sécurité basé sur le genre (GBSA), notre équipe de projet, composée de prestataires de services sociaux de première ligne, de chercheurs universitaires et de co-responsables communautaires, a collaboré pour faire participer les participants à des ateliers artistiques afin de coproduire un zine axé sur les perceptions de la communauté en matière de sécurité et les recommandations d’action. En nous appuyant sur nos propres expériences ainsi que sur la littérature existante sur les réalités vécues par les femmes et les personnes de genre divers en situation d’itinérance, notre article propose une réflexion critique sur les obstacles et les considérations éthiques inhérents aux projets de co-création de connaissances avec des communautés fortement marginalisées. En mettant en avant les points de vue et les recommandations des personnes directement touchées par le sans-abrisme lié au genre, notre travail contribue également à la recherche sur les méthodologies féministes de co-création de connaissances. Grâce à des dialogues réflexifs au sein de notre équipe de projet, nous soulignons le potentiel transformateur des projets de co-création de connaissances basées sur les arts qui engagent les communautés marginalisées dans la promotion du changement social.