EN:
Since 2009–2010, practioner-custodians from Wanjina-Wunggurr First Nations in the Kimberley region of northwestern Australia have drawn upon archival materials relating to the multimodal performance-storytelling form Junba to renourish the practice and strengthen social and emotional well-being of young people in their communities. Numerous dance-songs that have not been performed for many years, some as long ago as the 1930s, others the 1960s, have re-entered the local canon. What has unfolded is a process of rematriating Junba (a process of reclaiming authority and agency over how Junba is held) from the archives of collecting institutions to the dynamic archives of knowledge in people and Country: dirna arrun (in Ungarinyin, “we hold it”). This article provides a written version of a lecture-recital presented and prepared by practitioner-custodians of Junba, O’Connor, Divilli, and Charles, together with collaborating ethnomusicologist, Treloyn, who are collectively engaged in this process of rematriation.
FR:
Depuis 2009-2010, les praticiens-conservateurs de la Première nation Wanjina-Wunggurr, dans la région de Kimberley, au nord-ouest de l’Australie, se sont inspirés de documents d’archives portant sur le junba, narrations d’histoires sous forme de performances multimodales, pour revivifier cette pratique et renforcer le bien-être social et émotionnel des jeunes dans leurs communautés. De nombreuses danses chantées, qui n’étaient plus pratiquées depuis de nombreuses années, certaines depuis aussi longtemps que les années 1930, d’autres depuis les années 1960, ont réintégré le canon local. Il s’en est suivi un processus de rematriation (un processus de revendication d’autorité et d’agentivité sur la façon dont doit se tenir le junba), partant des archives des collections institutionnelles jusqu’aux archives dynamiques du savoir des gens de la région : dirna arrun (« nous le détenons », en ungarinyin. Cet article représente la version écrite d’une conférence-récital conçue et présentée par les praticiens conservateurs du junba, O’Connor, Divilli et Charles, avec la collaboration de l’ethnomusicologie Treloyn, qui se sont engagés collectivement dansce processus de rematriation.