Documents repérés
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151.Plus d’information
La signature de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne a été accompagnée de celle de l'Accord de partenariat stratégique – accord parallèle portant sur le dialogue, la coopération et le partenariat stratégique entre les parties. L'Union européenne a effectivement pour politique la signature de ce type d'accord qui accompagnent les accords de commerce. Souvent méconnus, ils ont pour objet de faire la promotion des valeurs communes des parties, et portent ainsi sur des thèmes variés, allant de la protection des droits de la personne, au combat contre le terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive, au soutien du développement durable. Administrés par le biais de comités conjoints et ministériels, on peut déplorer le manque de sanctions en cas de violations des obligations inscrites à l'accord. S'agissant cependant d'un accord de facture plus politique que juridique, la promotion, protection et reconnaissance des principes qui y sont inscrits semblent pouvoir se passer de sanctions au bénéfice d'autres méthodes de règlement de leurs différends. Cet article sera ainsi consacré à démystifier l'Accord de partenariat stratégique en y analysant son objet, son contenu et ses effets.
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154.Plus d’information
Les dirigeants du Japon de Meiji partageaient une vision « réaliste » de l'ordre du monde. Le but de la politique extérieure était de s'élever par la force dans la hiérarchie des nations. Mais en tant que « colonie informelle » des puissances occidentales (jusqu'en 1905), puis de « puissance régionale », le Japon ne pouvait pas s'assurer une position internationale stable. Il était pris entre son incapacité à légitimer son expansion vis-à-vis de ses « inférieurs » des autres pays asiatiques) et le contrôle exercé par ses « supérieurs » (les grandes puissances mondiales). La brutalité et la frustration en ont découlé. Après 1945, son accoutumance au « réalisme » et à une pratique des relations internationales fondée sur l'usage de la force militaire a permis au Japon de trouver aisément sa place dans l'ordre de la guerre froide, en qualité de « puissance régionale subordonnée ». Il n'a pas su devenir, à l'instar de l'Allemagne, une « puissance moyenne ». Il en restera incapable aussi longtemps que la vision du monde de ses dirigeants ne changera pas.
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