Documents repérés

  1. 791.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 42, Numéro 1, 2006

    Année de diffusion : 2006

    Plus d’information

    Dès ses plus anciennes manifestations, la littérature narrative qui prend le nom de « roman » se donne comme un jeu d'échos et de réponses entre les textes. L'étude des collections de manuscrits permet de saisir ces jeux intertextuels en contexte, notamment à travers l'organisation de codex qui témoignent de la réception du roman médiéval par les copistes médiévaux eux-mêmes. La composition du manuscrit de Chantilly (Condé 472), où se côtoient romans parodiques et romans canoniques (notamment Érec, Yvain et Lancelot de Chrétien de Troyes), illustre le travail de scribes de toute évidence parfaitement conscients du ludisme des textes qu'ils recopiaient et qui s'assuraient, à travers la mise en recueil, de mettre en regard ce que l'on appellerait, en termes genettiens, le texte parodique et sa source hypotextuelle. La mise en recueil donne cependant un sens positif à cette réflexion critique sur l'art du roman : elle ne se contente pas d'organiser la série de romans parodiques de façon à miner la crédibilité du monde arthurien et, ce faisant, de réorienter l'éclairage jeté sur les romans de Chrétien de Troyes, elle propose la lecture allégorique comme voie de renouvellement. Avec les premières branches du Perlesvaus, elle explore les possibilités d'une lecture édifiante de la légende arthurienne, dans un monde où l'humour le cède à l'horreur. Cette voie, abandonnée avant l'heureuse conclusion, est reprise dans un tout autre registre avec le Roman de Renart. La position finale attribuée aux branches du Roman de Renart et le choix de branches où l'enjeu rhétorique et herméneutique est clairement exprimé laissent croire que le scribe qui est derrière l'agencement du manuscrit a trouvé dans les aventures du goupil le juste équilibre entre parodie et allégorie capable de justifier pleinement l'aventure paradoxale du roman antiromanesque.

  2. 792.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 2, 2000

    Année de diffusion : 2003

    Plus d’information

    RésuméRÉSUMÉVers une éthique créoleDans le cadre d'une réflexion sur l'universalité de la doctrine des droits de l'homme, l'auteur donne successivement la parole à des penseurs post-coloniaux d'Asie et à des intellectuels occidentaux engagés dans la promotion du pluralisme juridique. Il montre comment les uns et les autres mettent paradoxalement en évidence la non-commensurabilité des systèmes culturels d'éthique et de droit, et leur incontournable créolisation dans le contexte de la mondialisation. L'auteur s'interroge également, en référence à la condamnation d'écrivains, sur le droit des pays à limiter la liberté d'expression pour des raisons, par exemple, de foi religieuse. Le cadre d'analyse critique utilisée par l'auteur intègre au sein de l'anthropologie les perspectives des post-colonial studies et des cultural studies.Mots-clés : Bibeau, anthropologie juridique, éthique comparée, droits de l'homme, mondialisation, intellectuels postcoloniaux

  3. 793.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 1, 1999

    Année de diffusion : 2002

    Plus d’information

    RésuméCet article étudie les problèmes fondamentaux qui se posent aux traducteurs de tous lestemps et de tous les pays. Par une comparaison succincte des réflexions théoriqueschinoises et françaises sur la traduction, l'auteur souligne la similitude et l'oppositiondualiste entre traduction libre et littérale qui se perpétue à travers le temps et l'espace. Ledébat sur la retraduction du Rouge et le Noir en Chine en offre un parfait exemple. Poursortir de cette opposition dualiste dans les études de traduction, l'auteur propose uneétude des niveaux de traduction, en analysant les éléments interdépendants et interactifsdes trois niveaux de la traduction : le niveau de pensée, le niveau sémantique et le niveauesthétique. Le but est donc d'ouvrir un domaine ou un nouvel angle de réflexion sur lanature et le processus de la traduction, et d'en mesurer objectivement la complexité et latâche pour avoir une conscience plus juste des problèmes fondamentaux du traduire.

  4. 794.

    Létourneau, Jocelyn et Jewsiewicki, Bogumil

    Politique de la mémoire

    Autre publié dans Politique et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 2, 2003

    Année de diffusion : 2004

  5. 795.

    Article publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 1, 1990

    Année de diffusion : 2010

    Plus d’information

    L'auteur, compositeur de musique électroacoustique, oppose tout d'abord les traits caractéristiques de la modernité et de la postmodernité, et, en faisant appel aux analyses de Scarpetta, de Lyotard, de Compagnon, de Finkielkraut et de Baudrillard, il montre quelles sont les contradictions de la position postmoderne. Faisant porter sa réflexion plus spécifiquement sur la musique électroacoustique, il décèle en elle des traits qui relèvent de la sensibilité postmoderne.

  6. 796.

    Article publié dans Cahiers québécois de démographie (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 2, 1983

    Année de diffusion : 2008

    Plus d’information

    RésuméL'article retrace les sources de l'immigration vers le Canada et les États-Unis depuis l'après-guerre et brosse un tableau de l'immigration pratiquée en Europe de l'Ouest. Traiter de l'immigration internationale, c'est aussi toucher aux pratiques des pays d'accueil en cette matière : leurs politiques aux frontières (sélection) mais aussi leurs politiques à l'intérieur (accueil, intégration). Enfin, toujours en termes politiques, l'immigration peut être perçue dans un jeu de relations de pouvoir qui s'établissent tant au niveau international, entre le pays d'accueil et d'autres pays, qu'au sein même de la société d'accueil.

  7. 797.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 10, Numéro 3, 1986

    Année de diffusion : 2003

    Plus d’information

    RésuméApplicabilité du concept d'ostranénie à l'étude de la culture en anthropologieEn présentant le concept A'ostranénie, cet article vise à ouvrir de nouvelles perspectives à l'étude anthropologique de la fonction esthétique et de la dynamique culturelle. De cette dernière, l'auteur retient surtout les aspects anti-normatifs-notamment la marginalité, le démesuré, l'inversion, le trickster -, tous liés à la polysémie et au calembour. D'autre part, dans la tradition théâtrale. Arlequin, en tant qu'émissaire des puissances infernales, révèle une dimension cachée de la réalité et joue ainsi un rôle semblable à celui de l'ostranénie en littérature. L'article examine l'application du concept d'ostranénie dans les domaines de la littérature, du folklore et de la phénoménologie; il propose, en conclusion, que la distribution des fonctions médiatrices soit étudiée de façon systématique et complète.

  8. 798.

    Article publié dans Santé mentale au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 31, Numéro 2, 2006

    Année de diffusion : 2007

    Plus d’information

    L'auteure décrit la consultation d'ethnopsychologie de l'école Charles Hermite situé dans 18e arrondissement de Paris. L'auteure, formée à l'ethnopsychiatrie par Nathan, a ouvert ce premier service de consultation dont les objectifs sont de promouvoir une approche ethnopsychiatrique dans le domaine de la psychologie scolaire, de la psychothérapie et de la pédagogie, de soutenir une réflexion à partir d'un questionnement dialectique : comment tenir compte à la fois des spécificités culturelles et linguistiques qui constituent l'univers symbolique d'un enfant migrant, et l'univers très codé de l'école à la Jules Ferry, et enfin comment mettre en pratique un dispositif dirigé vers les difficultés d'une population précise sans qu'il mette en branle des processus de stigmatisation, si souvent présents à l'école.

  9. 799.

    Article publié dans L'Inconvénient (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 66, 2016

    Année de diffusion : 2016

  10. 800.

    Article publié dans Études littéraires (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 3, 1998

    Année de diffusion : 2005

    Plus d’information

    À titre d'activité interprétante, la critique propose une lecture, plus ou moins subjective, plus ou moins affirmée, mais visant néanmoins l'inscription d'un savoir. Du point de vue énonciatif, elle engage toute une série de rapports - entre le sujet et l'objet, entre le signataire et le lecteur, entre l'œuvre et ses commentaires - ordonnés autour d'une stratégie argumentative centrée et orientée vers un enjeu véridictoire. Qu'en est-il lorsque l'un ou l'autre de ces axes est délibérément mis à mal ? L'examen des figures énonciatives manifestées dans un échantillon de textes critiques parus en 1990 montre une inflexion du pacte critique, qui touche à la fois la conceptualisation du référent, la posture du sujet et sa visée cognitive.