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3071.Plus d’information
Les statistiques récentes révèlent qu’un Canadien sur quatre décédera d’un cancer. Or, le dépistage précoce de la maladie, l’amélioration de l’efficacité et le nombre grandissant d’options de traitements disponibles font en sorte que, dorénavant, les personnes recevant un diagnostic de cancer avancé survivent souvent plus longtemps. Le cancer, qu’il soit curatif ou avancé, est d’ailleurs de plus en plus considéré comme une maladie chronique, ce qui fait en sorte que la question du maintien en emploi se pose. Le retour au travail à la suite d’un cancer curatif a été largement documenté dans les écrits scientifiques au cours des dernières années. Or, à ce jour, peu de chercheurs se sont penchés sur la participation au travail des personnes atteintes de cancer avancé (PACA). Cette revue de la portée avait pour but de documenter la participation au travail des PACA. Les résultats issus de 12 études décrivent les obstacles rencontrés par les PACA concernant leur participation au travail ainsi que leurs principaux motifs de demeurer en emploi. Des obstacles liés à la conciliation des effets secondaires des traitements et du travail, à la communication ainsi qu’aux idées préconçues de l’entourage ont été soulevés. Les résultats mettent aussi en exergue les motifs des PACA de demeurer en emploi malgré ces obstacles fréquemment rencontrés. Ces motifs concernent principalement l’aspect financier, le nouveau sens accordé à la vie et le sentiment de normalité et d’accomplissement à l’idée de contribuer activement à la société. À la lumière de ces résultats, des pistes de réflexion et des recommandations sont proposées sur ce nouveau contexte lié à la maladie chronique qu’amène le cancer avancé et ses implications dans le marché du travail, ainsi que sur certains concepts à revisiter pour mieux circonscrire le phénomène émergent qu’est la participation au travail des PACA.
Mots-clés : Participation au travail, Work participation, Cancer avancé, advanced cancer, palliative cancer, Cancer palliatif, Emploi, employment, retention to work, Maintien au travail
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3073.Plus d’information
En France, malgré une baisse du niveau en sciences, le nombre de néo-bachelier·es ne cesse d'augmenter. Au-delà de la massification au Supérieur, la diversité de profil et l’hétérogénéité de niveau des étudiant.es de première année se renforcent depuis la réforme du baccalauréat de 2019. Cela contribue au fort taux d'échec en première année. À l'Université de Versailles-Saint-Quentin, les étudiant·es en échec à l’issue du premier semestre universitaire (S1) rejoignent un semestre 2 (S2) spécifique pour re-travailler exclusivement trois unités d’enseignement (UE) du S1 (programme identique mais format pédagogique pouvant varier). Pour les UEs de chimie et de physique, un « dispositif d’accompagnement différencié et personnalisé », s’inscrivant dans une pédagogie active et inclusive est proposé. Un total de 83 étudiant·es en situation d’échec et de 131 étudiant·es en parcours régulier (UE de chimie uniquement) ont pu expérimenter ce dispositif. A l’aide d’un devis quasi-expérimental et de questionnaires auto-rapportés, l’impact de ce dispositif sur l’estime de soi, le sentiment de compétence et la perception des difficultés a été évalué. Chez les étudiant.es en échec, l’augmentation du sentiment de compétence est significative, accompagnée d’une amélioration notable des performances académiques. Ce dispositif semble donc encourageant en termes d’accompagnement vers la réussite.
Mots-clés : différenciation pédagogique, enseignement personnalisé, échec en 1er cycle universitaire, dynamique motivationnelle, sentiment de compétence
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3079.
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