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3221.Plus d’information
Comme sujet de sa troisième étude dans nos Cahiers Charlevoix, Julie Boissonneault a choisi d'explorer le fonds d'histoire orale, constitué par Gaétan Gervais et ses collaborateurs à l'été 1979, destiné à consigner les témoignages de pionniers franco-ontariens du Nord-Est établis entre Mattawa et Elliot Lake. Après un premier et nécessaire traitement des 230 entretiens pour assurer la sauvegarde des enregistrements de la collection, on a pu lancer l'opération de transcription. Pour ce premier essai, l'auteure a retenu 76 des 140 entretiens présentement accessibles. Elle les examine dans une perspective ethnolinguistique, qui conjugue la présentation ethnographique des discours tenus et la présentation des faits langagiers dans lesquels ils sont énoncés. La langue est ainsi mise de l'avant en tant que vecteur d'un « patrimoine culturel immatériel » : les mots de la langue commune et ceux des savoir-faire professionnels et artisanaux témoignent d'un groupe culturel donné, d'une époque précise et d'une région particulière, car les informateurs, témoins privilégiés de l'établissement de la région, y parlent de leur vécu. Cette analyse rend hommage au travail de notre regretté collègue en révélant toute la richesse d'un corpus qui sommeillait depuis quatre décennies ; la lecture de linguiste que pratique Julie Boissonneault laisse déjà entrevoir les réflexions futures que des ethnologues, des historiens, des sociologues ou des géographes voudront peut-être en tirer.
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3222.Plus d’information
Le « Bas de la Pyramide » (BdP), est-il le nouvel Eldorado pour les entreprises, ou seulement un miroir aux alouettes ? L'examen des activités « BdP » existantes montre que les entreprises ont beaucoup de mal à gagner de l'argent en offrant aux populations les plus pauvres de la planète des produits et des services qui sont censés contribuer à la résolution de problèmes sociaux ou environnementaux. Cet article suggère cependant que les entreprises doivent persévérer dans leurs efforts. Nous proposons des solutions pour surmonter les obstacles économiques, sociaux et politiques des projets « BdP » et discutons le rôle de ces initiatives en matière d'innovation et de croissance.
Mots-clés : Bas de la Pyramide, entreprises multinationales, éthique des affaires, ONGs, développement économique, Base of the Pyramid, MNEs, business ethics, NGOs, economic development, Base de la Pirámide, las empresas multinacionales, la ética empresarial, las ONG, el desarrollo económico
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3227.Plus d’information
Quels sont les effets, sociaux et environnementaux, de la multiplication sur un même territoire de dispositifs de protection de la nature ? En s'appuyant sur l'étude ethnographique d'un territoire insulaire fragile (l'île de Lanzarote, Archipel des Canaries, Espagne), de la diversité de ses aires naturelles protégées, de ses inscriptions par l'Unesco (réserve de biosphère et géoparc) et des cadres réglementaires locaux, cet article montre la faible emprise sur le territoire des dispositifs de protection de l'environnement dans un contexte caractérisé par la corruption politique et les forts enjeux économiques du tourisme. La superposition de labels patrimoniaux, loin de conduire à des redondances fonctionnelles, ou à des synergies allant dans le sens d'un développement soutenable, produit dans ce contexte des effets de clôture et de concurrence entre les structures patrimoniales. Une logique de « marque » prend parfois le pas sur des enjeux écologiques pourtant bien ancrés dans l'histoire de l'île de Lanzarote, mais qui s'érodent faute d'être soutenus.
Mots-clés : aires naturelles protégées, politiques de la nature, insularité, Lanzarote, Canaries, Espagne, Unesco, géoparc, surprotection, réserve de biosphère, parc national, ONG, corruption, tourisme, écologie politique, natural protected areas, nature policies, insularity, Lanzarote, Canary Islands, Spain, Unesco, geopark, overprotection, biosphere reserve, national park, NGOs, corruption, tourism, political ecology
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3229.Plus d’information
Le domaine du droit du commerce international a été marqué récemment par un fait extraordinaire : la conclusion et l'extinction presqu'en catimini de l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC). Instrument juridique présenté par ses promoteurs pour combattre le développement exponentiel dans le circuit commercial de produits issus du commerce souterrain, l'ACAC a été l'objet d'une réprobation sans précédent ayant conduit à son rejet par le Parlement européen le 4 juillet 2012, alors que les États-Unis qui l'avaient curieusement négocié sous la forme d'un « Sole Executive Agreement », ne l'ont jamais définitivement ratifié. Faut-il en conclure que le droit du commerce international souffre désormais de l'absence de mesures de protection contre la contrefaçon ?Cet article examine les moyens juridiques qui, en droit international des contrats, protègent l'acheteur contre les problèmes de droit fondés sur la propriété intellectuelle de tiers, alors qu'il aurait, de bonne foi, acquis du vendeur des produits que ce dernier sait contrefaits. Le recours aux droits civils québécois et français apporte des éléments d'appui argumentatifs, car le droit international a son terrain de fertilité dans l'espace géographique locale.
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