Documents repérés
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111.Plus d’information
En 2021, l'apparition du poulpe sur les côtes bretonnes a suscité de nombreuses réactions et réaménagements des activités de pêche. L’impact sur les pêcheries de la prolifération de cet animal a priori concurrent (déprédation concernant la coquille Saint-Jacques, le homard, les ormeaux de plongée, et cetera) doit être modéré par l’aubaine économique vécue par l’ensemble de la filière, suite à la création de marchés internationaux. Le phénomène pousse également à considérer la mémoire environnementale des territoires travaillés par les gens de mer. L’article analyse les quelques solutions mises en place, mais surtout les réactions, tout autant angoissées que fascinées, des pêcheurs du Finistère Sud mis face aux bouleversements environnementaux affectant leurs paysages de travail.
Mots-clés : pêche, Bretagne, travail, environnement, fisheries, Brittany, work, environment
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114.Plus d’information
RésuméCet article essaie d'expliquer pourquoi la Seine est deux fois plus encaissée que la Loire (120 m contre 60 m) dans les plateaux du Bassin parisien. L'identification des différentes nappes alluviales par des méthodes géomorphologiques et sédimentologiques (détermination des minéraux lourds) permet de reconstituer les profils longitudinaux des terrasses et de déceler les déformations tectoniques qu'elles ont subies depuis leur mise en place. Après l'épisode des sables de Lozère, les liens entre la Loire et la Seine ont été interrompus et les deux bassins hydrographiques ont évolué séparément et différemment de part et d'autre de la charnière tectonique NO-SE allant des collines du Perche au Morvan. Ainsi, la Sologne a d'abord connu une subsidence depuis l'accumulation des sables de l'Orléanais au Burdigalien jusqu'à la mise en place de la nappe F6 datée de 1,75 Ma, avant de subir un soulèvement continu qui explique l'étagement des nappes récentes. Au contraire, le bassin de la Seine a enregistré une surrection continue jusqu'au creusement précédant l'accumulation de la nappe de la moyenne terrasse F3 et, depuis lors, la subsidence tend à l'emporter car les nappes plus récentes sont emboîtées. La tectonique joue ainsi le rôle principal à côté de la dynamique fluviale pour expliquer l'encaissement inégal des deux fleuves et les systèmes de terrasses différents qui en résultent.
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117.Plus d’information
Cet article porte sur la question du partage de l'espace entre différents types d'habitants coprésents au sein de villes mises en tourisme et en patrimoine. Alors que ce sont généralement les relations entre des visiteurs (touristes) et des visités (résidents) considérés comme deux groupes opposés qui sont abordées, nous souhaitons ici appréhender le partage de l'espace dans une ville touristifiée au prisme d'une double entrée capitalistique. Au fil d'une recherche menée dans la petite ville de Sarlat (Dordogne, France) et mobilisant des entretiens semi-directifs, deux types de capitaux nous sont apparus déterminants pour saisir l'acceptabilité du partage de l'espace. Les rapports que ces habitants (temporaires ou permanents) entretiennent tant aux autres qu'aux lieux, s'ils sont intimement liés à l'espace-temps dans lequel ils se trouvent (quotidien et hors quotidien), ne peuvent être compris uniquement grâce à ceux-ci. Le capital social et culturel, dans une dimension bourdieusienne, et le capital d'autochtonie, à travers la question de l'attachement aux lieux, permettent ainsi de dépasser la catégorisation binaire visiteurs-visités.
Mots-clés : coprésence, partage de l'espace, petite ville, tourisme, patrimoine, Sarlat, copresence, space sharing, small city, tourism, heritage, Sarlat