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  1. 2791.

    Article publié dans Continuité (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 179, 2024

    Année de diffusion : 2023

  2. 2792.

    Article publié dans Revue de recherches en littératie médiatique multimodale (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    En 2018, la pièce musicale historique SLĀV généra maints commentaires politiques dans les médias de masse du Québec, sur divers supports. Aidé d'une analyse de contenu semi-émergente, cet article exploratoire décrit les thèses qu'oppose la controverse dans les quotidiens. Les protagonistes énonçaient surtout des avis ou propositions politiques polarisés, fondaient leurs argumentaires sur des concepts déformés ou indéfinis et s'engagèrent dans une impasse dialogique. Sciemment ou non, les débatteurs agissaient comme si l'aporie engendrée par la conduite parallèle de leurs monologues assurait l'efficacité de leurs interventions et comme si leurs interventions devaient convaincre des tiers d'adopter leurs positions, c'est-à-dire comme si les visées réelles et formelles du débat divergeaient : il faut moins convaincre son vis-à-vis (visées formelles) que persuader un tiers (visées réelles) et tout se passe comme si la pétition de principe était un moyen d'y arriver. L'article conclut que le détournement du syntagme « appropriation culturelle » dans l'espace public plaide pour l'apprentissage de la problématisation et de l'analyse des productions médiatiques s'appuyant sur le passé pour proposer ou conforter des identités et appeler à l'action.

    Mots-clés : appropriation culturelle, fictions historiques, liberté d'expression, pensée historienne, questions socialement vives, cultural appropriation, historical fictions, freedom of speech, historical thinking, sensitive questions

  3. 2793.

    Article publié dans McGill Law Journal (savante, fonds Érudit)

    Volume 68, Numéro 3, 2023

    Année de diffusion : 2024

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    La Cour Suprême du Canada a identifié, dans l'arrêt R c. Khill, un nouveau cadre d'analyse moral pour la légitime défense. Alors que la légitime défense était précédemment qualifiée de justification, la Cour soutient dorénavant que, dans certains cas, elle peut constituer une excuse. Dans d'autres cas, la Cour suggère plutôt que la légitime défense se situe entre la justification et l'excuse, ce qui reflète une notion que j'identifie ailleurs comme la « permissivité morale ». La Cour a choisi de baser sa décision sur des principes, en établissant un lien plus robuste entre les fondements moraux qui appuient la justification/l'excuse et la légitime défense. Néanmoins, le raisonnement qui mène à cette conclusion — l'application de la philosophie morale au droit de la défense criminelle — s'applique tout autant aux défenses de contrainte et de nécessité. Malheureusement, la défense de contrainte prévue par la loi et l'article 8(3) du Code criminel limitent la portée juridique de ces défenses. Bien que ces restrictions puissent être contestées en vertu de l'article 7 de la Charte, une telle contestation risquerait d'échouer puisqu'un accusé ne peut être dépourvu d'une défense. La personne accusée sera, plutôt, privée d'une évaluation morale appropriée de ses actes. Pour assurer une meilleure cohérence législative, il serait donc prudent d'abroger la défense de contrainte législative. Cette approche permettrait aux tribunaux d'utiliser la formulation générale de la nouvelle provision de « défense de la personne » afin de développer les principes juridiques de la légitime défense et des défenses de nécessité et de contrainte, en conformité avec la philosophie morale qui sous-tend ces défenses. Constitutionaliser les principes qui appuient les défenses criminelles peut cependant répondre à deux objectifs plus vastes : atténuer la tendance des tribunaux et des avocats à s'appuyer indûment sur des dispositifs juridiques moins transparents (annulation par le jury) ou à employer des mesures plus draconiennes (contrôle judiciaire) pour éviter la condamnation.

  4. 2795.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 50, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    Le 28 novembre 1729, les Natchez tuent par surprise plus de 200 colons français, leurs voisins et partenaires depuis plusieurs années, dans un poste situé à 250 km au nord de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Cet article s'interroge, dans une perspective anthropologique, sur les raisons d'un tel massacre. Pourquoi la présence française a-t-elle suscité une action aussi brutale, en forme de meurtre collectif ? L'article remet en question la thèse de la résistance au joug colonial, en s'interrogeant sur la façon dont les Natchez ont classé les colons au sein de leur société. Il met ainsi en valeur le sacrifice, tel qu'il prévaut comme rituel domestique parmi les Natchez, et le caractère contagieux de la mort dans cette société, tout en replaçant l'attaque de 1729 à l'intérieur d'une histoire amérindienne faite, dans la basse vallée du Mississippi, de cohabitations ethniques avortées, qui se terminent dans le sang. L'alliance franco-natchez, marquée par la contiguïté spatiale et des interactions quotidiennes, a pu relever d'un dispositif autochtone d'intégration dualiste qui s'est finalement enrayé.

    Mots-clés : Natchez, Louisiane, massacre, sacrifice, dualisme

  5. 2796.

    Thèse déposée à Université du Québec à Montréal

    2009

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    Cette thèse vise à comprendre la place qu'occupent les cours criminelles de niveau inférieur dans la vie des membres des classes populaires montréalaises au tournant du XXe siècle, les diverses raisons qui font en sorte que ces derniers se retrouvent devant ces instances comme accusés ou comme plaignants et la façon dont ils sont traités par ces tribunaux. Afin de mener notre analyse, nous avons choisi d'examiner principalement les activités de la Cour de police et de la Cour du Recorder de Montréal durant la période située entre 1891 et 1921. Le choix de ces institutions se justifie par le fait que ce sont à travers elles que transitent la très grande majorité des individus accusés devant la justice criminelle ou qui y déposent des …

  6. 2797.

    Autre publié dans Revue québécoise de droit international (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 2, 1998

    Année de diffusion : 2023

  7. 2799.

    Compte rendu publié dans Renaissance and Reformation (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2022

  8. 2800.

    Article publié dans Ottawa Law Review (savante, fonds Érudit)

    Volume 55, Numéro 2, 2023

    Année de diffusion : 2024

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    Après la décision de la Cour suprême du Canada dans l'affaire R c Smith (1987), qui annulait une peine minimale obligatoire [ci-après PMO] pour trafic de stupéfiants, il a fallu attendre près de trois décennies avant que la Cour n'annule une autre PMO. Au cours de ces 28 années, la Cour a fait preuve de retenue judiciaire et de déférence à l'égard du gouvernement en ce qui concerne la constitutionnalité des PMO. Toutefois, en 2015, la Cour a invalidé une PMO promulguée par le gouvernement Harper dans l'affaire R c Nur. La PMO en question dans l'affaire Nur était l'une des plus de 40 dispositions de PMO introduites par le gouvernement Harper entre 2006 et 2015.