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2863.Plus d’information
L'histoire de l'industrie du taxi au Canada avant 1914 est un domaine en grande partie inexploré. Cet article relate l'histoire des taxis à Winnipeg entre 1871, époque de l'ouverture des premières écuries de chevaux de louage, et 1910, moment où les premiers taxis motorisés ont commencé à circuler. Ce qui frappe le plus, c'est de constater qu'en raison de sa nature même ainsi que des conditions locales qui contribuaient à empirer les choses, cette industrie était très peu lucrative à ses débuts. Faibles revenus, coûts d'exploitation élevés, marché local restreint et fragmenté et concurrence tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'industrie : tels étaient les facteurs qui empêchaient les petites entreprises appartenant à des particuliers de prendre de l'expansion et de disposer des ressources nécessaires pour faire concurrence aux compagnies de taxi créées à grand renfort de capitaux à partir de 1910. Le taxi automobile donna un rude coup au taxi hippomobile, mais le nombre croissant d'automobiles privées fit également diminuer le marché potentiel du taxi, tant automobile qu'hippomobile. En outre, l'apparition de véhicules privés a donné naissance à une nouvelle catégorie de concurrents car les propriétaires découvraient que la location de véhicules et les services de navette à prix modique pouvaient être de lucratifs emplois secondaires.
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2865.Plus d’information
Comment le cinéma québécois porte-t-il la mémoire de la Révolution tranquille ? Comment la construit-il ? L'étude des films tournés pendant les années 1960 et ceux produits par la suite et dont l'action se situe pendant cette décennie permet de répondre à cette question. Les thèmes abordés dans l'analyse sont les lieux de l'action, les liens intergénérationnels et le rattachement des personnages à une communauté, le nationalisme, l'ici et l'ailleurs, le rapport à l'art et en particulier à la musique et enfin l'usage du médium cinématographique. Si un vent de changement souffle sur le Québec des années 1960 et si les protagonistes des films sont jeunes, ce n'est pas le même changement sur lequel insistent les films des années 1960 et ceux sur ces années. Surtout, ils n'ont pas le même rapport à l'histoire et à la mémoire : les premiers veulent faire du passé table rase, et les personnages évoluent dans un présent pas nécessairement doté d'avenir, alors que les seconds situent leurs protagonistes dans une généalogie et dans un devenir.
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2866.Plus d’information
La traite a mis en présence des partenaires issus de deux civilisations. Dans un contexte de mutuelle dépendance, les adaptations et les inventions furent multiples : logique de l'échange, du don et du contredon, logique de l'économie de marché, transformation des mécanismes de la dette, apprentissage graduel et réciproque des règles de l'Autre, métissage biologique et culturel, réinterprétations culturelles, émergence d'un nouveau peuple, les Métis. Néanmoins, lentement, graduellement, une économie de marché s'est imposée, un pouvoir politique colonial s'est infiltré. « Le Castor fait tout », même les empires coloniaux. Graduellement les rapports à la nature ont changé, la surchasse a fait reculer les animaux et de manière emblématique, le castor qui vint près de disparaître du continent vers 1930.
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2868.Plus d’information
De Saint-Denys Garneau (1912-1943) a voulu originellement déployer son œuvre en un diptyque littéraire et pictural. Nous tentons une reconstitution de l'aventure du peintre, de l'éclosion de son désir, en passant par ses études de dessin à l'École des beaux-arts de Montréal (1924-1927) où il côtoie les Palardy, Jori Smith, Borduas et Lemieux. Il retrouve les trois derniers à l'atelier de Holgate où il s'exerce à l'art du nu (1932). Il s'astreint à une formation personnelle — puisque la quête artistique est basée sur la quête ontologique et sur la culture générale — et ambitionne d'être le premier à « renouveler l'art du paysage » et aussi de participer à un mouvement de renaissance artistique en son pays. Il se lie plus tard avec d'autres peintres dont Muhlstock et Lyman et des critiques d'art. Puis, vient l'abandon de la peinture qui suit celle de l'écriture (1937). Sa quête artistique se mue ou encore est englobée dans une aventure spirituelle et religieuse qui a préséance jusqu'à la fin de sa vie. S'il n'a pas eu le temps de développer un style propre contrairement aux autres peintres de sa connaissance, son œuvre picturale n'est pas sans mérite. Parallèlement à l'œuvre du peintre exposée à plusieurs reprises depuis 1993 et reproduite dans deux albums (1993 et 2001) qui illustre surtout le paysagiste, d'autres œuvres sont encore inconnues du public, dont une série de fusains produits aux Beaux-Arts et de nus à l'atelier de Holgate ainsi que des portraits, par celui dont Jean-Paul Lemieux se remémorant sa jeunesse en 1967 rappelle qu'il « dessinait très bien ».
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