Documents repérés
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81.Plus d’information
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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82.Plus d’information
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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83.Plus d’information
L'article interroge la légitimité de l'usage du mot « traite » dans l'expression « traite des Blanches », devenue « traite des femmes et des enfants » en 1921 et « traite des êtres humains » en 1949. En effet, la traite négrière se caractérisait par deux traits absents dans les phénomènes qui y sont indûment assimilés : elle était légale (ce qui privait ses victimes de tout recours auprès des autorités) et elle était forcée du début à la fin du processus (capture, transport, vente et travail des esclaves). En l'absence de ces deux traits, c'est seulement par un abus de langage ou une déformation des faits que, depuis plus d'un siècle, l'on peut soutenir l'analogie. Les auteurs examinent en conclusion comment, pourquoi et avec quelles conséquences certains contemporains la soutiennent néanmoins.
Mots-clés : traite, esclavage, abolitionnisme, traite des femmes et des enfants, expert, trade, slavery, abolitionism, slave trade of women and children, expert, trata, esclavitud, abolicionismo, trata de mujeres y de niño, experto
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88.Plus d’information
Les jeunes femmes en situation de rue sont nombreuses à recourir à la prostitution comme stratégies de survie dans la rue. Pourtant, elles sont sous-représentées, voire absentes, des études sur le sujet. L'objectif de cette étude est d'explorer l'expérience de ces jeunes femmes avec la prostitution de survie en plus d'explorer, pour les jeunes femmes concernées, les impacts de cette expérience sur leurs représentations de l'amour et de la sexualité. Ce projet de mémoire s'inscrit à l'intérieur d'un projet de recherche sur les conditions de vie amoureuse et sexuelle auprès de jeunes en situation de rue à Montréal. Des analyses qualitatives ont été effectuées à partir de 16 entrevues de jeunes femmes (âge moyen = 21,7 ans) pour lesquelles il était possible de déterminer si …
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89.Plus d’information
Les positions féministes libérales et radicales sont à l'origine de la plupart des travaux relatifs à la prostitution. La première appelle au droit de se prostituer, tandis que la seconde considère la prostitution comme une exploitation. La binarité de ce débat mène à sa stérilité, puisque ne pouvant s'entendre sur la meilleure perspective d'analyse ou sur l'option législative à privilégier, la lutte pour les droits des personnes prostituées est paralysée par une bataille pour l'accès à l'espace public. Or, afin de pouvoir faire la promotion d'une option législative particulière en matière de prostitution, tout en partageant l'espace public avec les adversaires de cette même option, les parties du débat devraient s'engager dans une démarche visant à contribuer éthiquement au débat, sans pour autant renoncer à …
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90.Plus d’information
Dans l'affaire Canada (P.G.) c. Bedford, la Cour suprême du Canada a invalidé trois dispositions du Code criminel liées à la prostitution, statuant qu'elles avaient une portée excessive et un effet préjudiciable totalement disproportionné. Les répercussions de Bedford se ressentent bien au-delà du seul contexte du travail du sexe ou même du droit criminel. Premièrement, la Cour a statué que la portée excessive, l'arbitraire, et la disproportion totale sont trois notions distinctes. Elles ne découlent donc pas toutes d'une norme unique s'opposant à ce qu'une loi ait une portée excessive. Deuxièmement, la Cour a statué qu'un demandeur pouvait établir une atteinte aux droits garantis par l'article 7 de la Charte en démontrant qu'une loi a un effet excessif, arbitraire, ou totalement disproportionné sur la vie, la liberté ou la sécurité d'une seule personne. La Cour a également affirmé que l'efficacité de la loi dans la réalisation de ses objectifs n'est pas pertinente à l'évaluation de sa conformité avec ces trois normes constitutionnelles. Cette approche hautement individualiste à l'analyse de l'article 7 soulève certaines difficultés qui mènent à la troisième conséquence majeure de l'arrêt Bedford. En déplaçant toute considération de l'efficacité de la loi sous l'analyse de la proportionnalité de la limite des droits protégés par l'article 7, la Cour semble indiquer une volonté de faire quelque chose qu'elle n'a jusqu'ici jamais fait, c'est-à-dire reconnaître qu'une atteinte de ces droits puisse être justifiée sous l'article premier de la Charte. La clarification de la Cour concernant la relation entre les normes de la portée excessive, de l'arbitraire et de la disproportion totale est bienvenue, mais son articulation individualiste de ces normes est difficile à comprendre. Par ailleurs, sa suggestion qu'une atteinte aux droits garantis par l'article 7 serait maintenant plus facile à justifier sous l'article premier est troublante.