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1822.Plus d’information
Avec l'attrait engendré par les avancées en informatique et en intelligence artificielle, les personnages virtuels (c.-à-d. personnages représentés numériquement d'apparence humaine ou non) sont pressentis comme de futurs prestataires de soins en santé mentale. À ce jour, l'utilisation principale de tels personnages est toutefois marginale et se limite à une aide complémentaire à la pratique des cliniciens. Des préoccupations liées à la sécurité et l'efficacité, ainsi qu'un manque de connaissances et de compétences peuvent expliquer cette discordance entre ce que certains s'imaginent être l'utilisation future (voire futuriste) des personnages virtuels et leur utilisation actuelle. Un aperçu des récentes données probantes contribuerait à réduire cette divergence et à mieux saisir les enjeux associés à leur utilisation plus répandue en santé mentale.Objectif Cet article vise à informer tous les acteurs impliqués, dont les cliniciens, quant au potentiel des personnages virtuels en santé mentale, et de les sensibiliser aux enjeux associés à leur usage.Méthode Une recension narrative de la littérature a été réalisée afin de synthétiser les informations obtenues de la recherche fondamentale et clinique, et de discuter des considérations sociétales.Résultats Plusieurs caractéristiques des personnages virtuels provenant de la recherche fondamentale ont le potentiel d'influencer les interactions entre un patient et un clinicien. Elles peuvent être regroupées en deux grandes catégories : les caractéristiques liées à la perception (p. ex. réalisme) et celles liées à l'attribution spontanée d'une catégorie sociale au personnage virtuel par un observateur (p. ex. genre). Selon la recherche clinique, plusieurs interventions ou évaluations utilisant des personnages virtuels ont montré divers degrés d'efficacité en santé mentale, et certains éléments de la relation thérapeutique (p. ex. alliance et empathie) peuvent d'ailleurs être présents lors d'une relation avec un personnage virtuel. De multiples enjeux socioéconomiques et éthiques doivent aussi être discutés en vue d'un développement et d'une utilisation plus accrue qui soient responsables et éthiques. Bien que l'accessibilité et la disponibilité des personnages virtuels constituent un avantage indéniable pour l'offre de services en santé mentale, certaines iniquités demeurent. L'accumulation de données biométriques (p. ex. rythme cardiaque) a également le potentiel d'enrichir le travail des cliniciens, mais aussi de mener au développement de personnages virtuels autonomes à l'aide de l'intelligence artificielle, ce qui pourrait conduire à certains dérapages (p. ex. erreurs de décision clinique). Quelques pistes de recommandations visant à éviter ces effets indésirables sont présentées.Conclusion L'emploi des personnages virtuels sera de plus en plus répandu en santé mentale en raison de leurs avantages prometteurs. Ainsi, il est souhaitable que tous les acteurs impliqués s'informent sur leur usage dans ce contexte, se sensibilisent aux enjeux spécifiques, participent activement aux discussions quant à leur développement et adoptent des recommandations uniformes en vue d'un usage sécuritaire et éthique en santé mentale.
Mots-clés : personnages virtuels, avatars, agents virtuels, santé mentale, psychothérapie, virtual characters, avatars, virtual agents, mental health, psychotherapy
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1824.Plus d’information
Le manque de disponibilité affective du parent et l'imprévisibilité des réponses qu'il donne aux besoins de l'enfant entraînent des conséquences importantes sur le développement de la capacité à gérer les émotions et sur la maturation des mécanismes de défense chez ce dernier. Les enfants exposés à des traumas au sein de la relation parent-enfant seraient plus à risque de développer des traits de personnalité limite. La présente étude, de nature exploratoire, vise à identifier des traits et des caractéristiques pouvant être liés à la personnalité limite et être observés dans un segment de jeu libre. L'échantillon est composé de 15 enfants d'âge scolaire, ayant été exposés à des évènements potentiellement traumatiques dans leur milieu familial d'origine et qui sont pris en charge par la protection de l'enfance. Les enfants ont rempli l'Échelle de traits de personnalité limite (ÉTPLE) et ont participé à une période de jeu libre de 30 minutes. Le segment de jeu a été analysé à l'aide du Children's Play Therapy Instrument (CPTI). Un portrait descriptif des caractéristiques de l'échantillon est dressé et les relations unissant les traits de personnalité limite, les mécanismes de défense, la régulation des affects et les caractéristiques du jeu sont explorées à l'aide d'analyses de corrélation. La majorité des participants manifestent des indices de jeu traumatique, d'utilisation de mécanismes de défense immatures et de régulation rigide des affects dans leur jeu libre. Enfin, le type de mécanismes de défense utilisé parait lié à la capacité à réguler les affects.
Mots-clés : traits de personnalité limite, trauma, jeu libre, mécanismes de défense, régulation des affects, enfant, borderline personality features, trauma, free play, defense mechanisms, regulation of affects, child
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1825.Plus d’information
Cette recherche s'intéresse à la relation entre la Théorie de l'Esprit (ToM) et le psychodrame de groupe chez un groupe d'adolescents présentant une déficience intellectuelle (DI moyenne ; QI entre 45 et 55) en Institut Médico-Educatif (IME). L'étude teste l'hypothèse que la pratique du psychodrame de groupe permet une amélioration de la Théorie de l'Esprit. Pour cela les chercheurs réalisent une évaluation en deux temps (T0 avant la mise en place du psychodrame et T1 après 12 séances) de la ToM d'un groupe expérimental, composé de six adolescents participants aux groupes « psychodrame », à celle d'un groupe contrôle, composé de neuf jeunes de la même structure ne bénéficiant pas de cette prise en charge. L'étude met en évidence que, sur certains aspects, le psychodrame peut contribuer au développement de la ToM, notamment dans la compréhension des émotions d'autrui.
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1826.
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1828.Plus d’information
RésuméÀ partir des témoignages des quatre participants, on retrouve plusieurs facteurs qui ont influencer les débuts et le développement de la psychologie interventionniste au Québec : le contexte social, politique et religieux, le jeu des institutions universitaires, les organismes privés, les principales sources d'influence au plan des théories et des modèles d'intervention. On retrouve aussi, dans ce document, les positions actuelles de chacun à l'égard du métier de psychosociologue au Québec.
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1829.