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565.Plus d’information
Dans la Chronique du roi David (1991) , Stefan Heym (1913-2001) propose une perspective favorable sur le potin, nonobstant la censure biblique de cette activité (ex : Proverbe 11:13). La réécriture satirique de Heym de l'histoire biblique se concentre sur le personnage d’Ethan, un écrivain-historien nommé par le roi Salomon pour composer un rapport officiel sur la vie et l’arrivée au pouvoir du roi David. À un moment donné les deux fils d’Ethan, Sem et Sheleph, reviennent du marché et racontent à Ethan certaines rumeurs «savoureuses» qu'ils y ont entendues. Ces rumeurs, tandis qu’elles sont un peu exagérées et embellies, fournissent toutefois des aperçus de la situation politique qui sont beaucoup plus fidèles à la vérité que les inventions des porte-parole officiels. Pour justifier le portrait littéraire de Heym du potin comme une voie pour communiquer la vérité subversive dans les régimes autoritaires, je cite la recherche historique systématique de Robert Darnton au sujet des voies diverses pour communiquer les nouvelles de Paris au dix-huitième siècle (Darnton, 2000).
Mots-clés : potin, gossip, communication, re-writing the Bible, Stefan Heym, authoritarian regime, Robert Darnton, Bakhtin, Bible, régime autoritaire
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567.Plus d’information
Mots-clés : vampire, cinema, correspondence, rats, coffins, organism, screenplay, F.W. Murnau
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568.Plus d’information
Malgré un intérêt croissant à l'histoire urbaine, les savants canadiens ont fait peu attention aux petites villes. Cet article examine une petite ville du sud de l'Alberta, de 1890 à 1950, et notamment la décennie 1920-30. L'auteur veut montrer qu'une examination plus détaillée de ces petits centres pourrait faire voir sous une lumière nouvelle les structures complexes du développement au Canada. Les petites villes comme Okotoks fournirent les moyens par lesquels la première génération d'immigrants à l'Alberta—pour la plupart anglophones, protestants et orientés vers la Grande-Bretagne—imposèrent leurs valeurs particulières dans la vie de la province malgré l'arrivée après 1896 de nouvelles vagues d'immigration des États-Unis et de l'Europe continentale.
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569.Plus d’information
RésuméCet article avance que les questionnements les plus intéressants dans les domaines de I'histoire de l'immigration et de l'histoire ouvrière se situent précisément à l'intersection des problèmes de classe et d'ethnicité. Pour développer son propos, l'auteur met à profit son expérience, comme membre de la classe ouvrière et d'un group ethnique, de même que sa formation d'historien et sa lecture de littérature.C'est au cours de recherches sur les immigrants italiens de Chicago que l'auteur a trébuché sur l'histoire de la gauche italo-américaine, un tranche du passé étouffée, pour ne pas direr supprimée. Depuis lors, l'histoire de la classe ouvrière italo-américaine occupe le centre de son attention. Ces mouvements avaient disparu de la mémoire même des italo-américains et, malgré les importantes études de quelques professeurs américains, peu d'histoire italo-américains se sont penchés sur cette dimension de l'expérience de leur groupe. Le sujet, curieusement, a reçu davantage d'attention de la part auteurs italiens. Comme les sources de cette histoire avaient souffert d'un manque d'intérêt de la part des institutions importantes, la récupération d'une riche documentation sur le radicalisme italo-américain lui a procuré une source de satisfaction particulière.Pour l'Italie du tournant du siècle, autant que les mouvements révolutionnaires, l'émigration de masse a contitué l'expression de bouleversements. En tant que participants à ces événements, les immigrants ont glissé, dans leurs bagages pour l'Amérique, des idées plus ou moins cohérentes sur les classes et sur l'ethnicité. Arrivés ici, ils ont construit des identités de classe et d'ethnie le long d'un processus par lequel ils ont reçu les messages culturels à travers le filtre de leurs propres expériences, leurs souvenirs et leurs valeurs. Les historiens du travail et de l'immigration devraient mettre à profit les sources de l'identité de classe et d'ethnie de façon plus imaginative et sensible en reconnaissant que l'identité est un tout dont ces deux dimensions constituent des aspect inséparables. L'auteur en appelle à la réhabilitation des concepts de classe et d'ethnicité comme d'utiles et d'importantes catégories d'analyse.
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570.Plus d’information
Sous le terme « politique » il faut inclure l'imbroglio de Heidegger avec le National-Socialisme au début des années 1930, une analyse de son discours de rectorat, et sa démission comme recteur. On tente ici de rendre compte de cette implication. En outre, sous « politique » il y a lieu d'entendre les propres tentatives de Heidegger, sommaires et en grande partie sans succès, de forger une philosophie de la politique, dont quelques-unes sont examinées et critiquées de manière détaillée. Il y a aussi une section touchant l'« antisémitisme » de Heidegger, tel qu'illustré spécialement dans les Cahiers Noirs, lesquels ont donné lieu à une controverse considérable dernièrement. On tente de replacer cela dans son contexte historique et culturel. S'y ajoutent également les nombreuses remarques, allant du curieux au bizarre, qui apparaissent dans les Cahiers Noirs concernant les événements sociaux et politiques du temps entre 1931 et 1948. L'article conclut sur ce que l'auteur voit comme les plus importants thèmes à découvrir dans ces volumes, qui font écho aux thèmes qu'on trouve dans les Beiträge zur Philosophie (Vom Ereignis) ainsi que dans les traités non publiés de la troisième partie de la Gesamtausgabe.