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574.Plus d’information
Cet article examine les changements dans l'analyse du droit à la liberté d'expression en Israël. Il démontre qu'un changement d'influence est en train de s'opérer, en passant d'une approche américaine basée sur la liberté vers une approche canadienne et allemande basée sur la dignité, suite à l'adoption partielle de la déclaration des droits dans les années 1990. Ceci est démontré par une analyse statistique des décisions des trente dernières années de la Cour suprême d'Israël, ainsi que par une analyse substantive des décisions récentes dans les domaines de la restriction préalable, de la pornographie et de la diffamation.Les résultats statistiques démontrent que si la dignité ne jouait auparavant qu'un rôle très limité dans les décisions, le concept joue un rôle important aujourd'hui. Le fait de référer à des décisions étrangères est également un indice de ce « processus de dignification ». De plus, une analyse substantive des décisions de la Cour suprême d'Israël de la dernière décennie en matière de liberté d'expression permet d'illustrer ce processus de dignification, tant dans la rhétorique que dans les résultats.Cet article offre un moyen de renforcer la protection de la liberté d'expression en Israël, en séparant la protection constitutionnelle de la liberté d'expression de celle de la dignité humaine, et en se concentrant sur la valeur de la liberté. Ceci peut être réalisé en incorporant le droit non-écrit à la liberté d'expression par le biais de la disposition sur la liberté de la Loi fondamentale : Dignité et liberté humaines.
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575.Plus d’information
Depuis la découverte en 1869 du « Verbale del processo » de Paolo Véronese devant l'Inquisition, pour la défense de la toile qu'il avait fait pour le Réfectoire du Couvent de Ss. Giovanni e Paolo à Venice, il y avait un accord général que Véronese n'a changé rien dans sa toile, sauf l'addition de l'inscription indiquant le sujet comme Le festin dans la maison de Levi.Par contre, Brian d'Argaville, mort en 1987, dans ce discours prononcé au College Art Association en 1976, insiste que le titre donné par Véronese à l'Inquisition, La Cène dans la maison de Simon, était exact, et par conséquence du procès, Véronese avait changé la toile profondément en ajoutant deux personnages importants au premier plan dans la zone centrale de la composition.En plus d'Argaville indique que le sujet original, tout à fait inconnu à l'iconographie chrétienne, offre une justification complète pour la magnifique mise-en-scène architecturale de la toile.
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576.Plus d’information
Dora Bruder est une oeuvre ambiguë en ce qu'elle se présente comme un livre d'archives et de traces, construit sur l'enquête que mène un narrateur pour découvrir la vérité sur une jeune fugueuse pendant l'Occupation. Il a d'abord appris son existence par un avis de recherche lu dans un vieux journal de 1941. Mais ces archives, sans cesse sollicitées et citées, ne permettent pas d'accéder à ce que cherche le narrateur. Il ne peut communier avec la jeune Juive, finalement déportée à Auschwitz, que par un effet d'identification et d'imagination qui reconstruit la fiction là même où, doutant de la littérature, il voulait la bannir. L'enquête comme mise en scène de l'archive se penche alors sur l'écriture de l'Histoire comme sur le pouvoir de la littérature à dire le réel et à conserver la mémoire. Le livre mémorial devient lui-même archive et trace, tombeau monumental de destins minimes, mais redécouvre la valeur heuristique et dénonciatrice de la fiction.
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