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132.Plus d’information
La vaste batture argileuse de la baie de Saint-Fabien, en bordure du parc national du Bic, est en grande partie couverte de cailloux erratiques de nature, de forme et de taille variées. Un relevé effectué en 2010 et 2011 a permis d'identifier et de mesurer 2 442 blocs de taille métrique pesant entre 1 et 440 tonnes, soit 54,7 % d'erratiques ignés et métamorphiques provenant du Bouclier laurentidien, d'âge précambrien, et 45,3 % de blocs sédimentaires provenant des formations appalachiennes d'âge cambro-ordovicien. Dans l'ensemble de la batture, les éléments précambriens sont plus petits que les appalachiens. Dans la catégorie de masse comprise entre 1 et 3 tonnes, il y a respectivement 45,1 % et 27,2 % de l'effectif total constitué de blocs précambriens et appalachiens; dans celle de 3 à 10 tonnes, les pourcentages respectifs sont de 8,6 et 11,8 alors que ceux d'une masse supérieure à 10 tonnes totalisent 1 % et 6,3 %. Les 2 plus gros erratiques précambriens pèsent 63 et 69 tonnes, alors que les 2 plus gros appalachiens atteignent 206 et 440 tonnes. La plupart des méga-blocs reposent à la surface de la batture argileuse; les autres sont, à divers degrés, enfouis dans l'argile fossilifère de la Mer de Goldthwait datée localement à plus de 10 ka. Compte tenu de ces caractéristiques, les méga-blocs précambriens et appalachiens furent d'abord déplacés par les glaciers au Wisconsinien vers la vallée du Saint-Laurent avant d'être transportés et délestés dans la mer postglaciaire par des icebergs issus des fronts glaciaires alors situés en bordure des rives nord et sud de l'estuaire. En raison de l'abondance des méga-blocs sur la rive sud de l'estuaire maritime, la Mer de Goldthwait, durant la déglaciation (13,5 à 9,5 ka), devait être infestée d'icebergs. Leur rôle sédimentologique, en particulier en ce qui concerne les débris clastiques grossiers, mérite certainement d'être souligné d'une façon explicite.
Mots-clés : erratiques, estuaire, glaciel, icebergs, Mer de Goldthwait, Erratics, estuary, icebergs, ice rafting, Goldthwait Sea
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133.Plus d’information
La biodiversité marine est fragilisée par les activités humaines. L'Organisation des Nations Unies a proclamé 2010, année internationale de la biodiversité pour alerter l'opinion publique sur l'état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En Europe, comme partout dans le monde, les densités de populations humaines ne cessent d'augmenter sur la frange littorale. Cela se traduit par une accélération continue et rapide de l'utilisation de l'espace littoral et un accroissement des pressions sur les écosystèmes et les espèces qu'ils renferment. La pollution de la mer, dont 80 % provient des activités humaines d'origine tellurique, la navigation, l'introduction d'espèces invasives, la surexploitation des ressources halieutiques, la dégradation, la fragmentation et les pertes d'habitats sont autant de facteurs responsables de l'érosion de la biodiversité marine. Exacerbée par le changement climatique, cette anthropisation menace de détruire l'équilibre fragile des écosystèmes marins et de la biodiversité qu'ils renferment. La Manche et la mer du Nord sont un carrefour biogéographique avec une grande diversité d'habitats et une biodiversité importante. D'un point de vue halieutique, c'est l'une des zones les plus productives au monde avec 5 % des prises totales à l'échelle mondiale. Malgré cette richesse, c'est un espace maritime où les conflits d'intérêts sont exacerbés et où les pressions anthropiques sont fortes notamment du fait d'une activité industrielle littorale développée. À travers différents exemples de la littérature récente, nous examinerons les principales causes ayant une incidence sur la biodiversité marine en prenant autant que possible des exemples concernant la Manche et la mer du Nord. Nous discuterons du grave danger que représente la perte de biodiversité pour l'équilibre écologique du milieu marin et le bien-être de l'humanité et sur la nécessité de prendre en compte la biodiversité dans la conduite des activités humaines, quelles soient économiques ou autres.
Mots-clés : biodiversité, écosystème marin, activités humaines, climat, pêche, biodiversity, marine ecosystem, humane activities, climate, fishing
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138.Plus d’information
Mots-clés : Patrimoine, héritage culturel, patrimoine bâti, architecture, Québec, cinéma, films, lieux de tournage, accessoires de tournage, antiquités, Cinémathèque québécoise, projet Éléphant, cinéma Outremont, cinéma Impérial, cinéma Rialto, cinéma Rivoli, cinéma Château, cinéma Empress, Ouimetoscope, Loew’s, Office national du film du Canada, patrimoine autochtone, Wapikoni mobile, Terres en vues, archéologie, Archéo-Québec, Saint-Armand, Three Pines, Abbaye d’Oka, Musée du comté de Missisquoi, magasin général Hodge, Film Laurentides, Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal, Les pays d’en haut, La Bolduc, Barskins, Hochelaga, terre des âmes, MRC de Thérèse-De Blainville, plan Bouchard, domaine Garth, Assassin’s Creed, Discovery Tour, Reines d’Égypte, Pointe-à-Callière, Ubisoft, Cap-d’Espoir, La Léonne, vaisseau fantôme, Melvin Charney, jardin de sculptures, Centre canadien d’architecture, EVOQ architecture, Action patrimoine, Nouvelle-Orléans, Fondation du patrimoine, Glasgow
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140.Plus d’information
Selon les conventions internationales régissant le sauvetage en mer, les frontières maritimes ne doivent pas interférer avec les opérations de sauvetage en mer, la sauvegarde de la vie en mer étant définie comme prioritaire. Pourtant, depuis 2015 et dans le contexte spécifique des migrations par voie maritime, le respect des conventions sur la recherche et le sauvetage maritimes (SAR) par les États signataires passe souvent au second plan, supplanté par des enjeux de souveraineté nationale focalisés sur le double contrôle des frontières et du flux migratoire. Cette interférence des frontières avec les principes fondamentaux du sauvetage en mer s'insère toutefois dans un processus plus large d'externalisation des frontières et de militarisation du sauvetage en mer. L'objectif de cet article est de préciser les transformations de ce dispositif complexe, à partir des exemples de la mer d'Alboran, du détroit de Gibraltar et de la route des Canaries, pour lesquels nous disposons de données géolocalisées de toutes les opérations de sauvetage en mer réalisées par la Sociedad Estatal de Salvamento y Seguridad Marítima (SASEMAR ; la compagnie publique responsable des opérations de sauvetage dans la zone de responsabilité espagnole) sur la période 2015-2021. Sur cette base empirique, nous montrons l'émergence progressive de la frontière dans les opérations de sauvetage en mer menées dans ces deux zones maritimes et le rôle grandissant du Maroc à partir de l'année 2018.