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231.Plus d’information
Le système de santé au Québec a connu, dans la foulée du Plan d'action en santé mentale, des transformations majeures dans les services publics destinés à la santé mentale. Plusieurs patients, autrefois suivis en psychiatrie, se voient désormais orientés et traités en première ligne. Cette réforme fût mise en place alors qu'on connaissait paradoxalement assez peu la pratique et les besoins des omnipraticiens qui prodiguent les soins en santé mentale à une vaste proportion de la population. Les études évaluant leur pratique clinique démontrent une divergence dans l'application des guides de pratique par rapport aux psychiatres et concluent souvent à une compétence moindre sur le plan des compétences diagnostiques. L'objectif de cette étude est de comprendre la nature de la pratique des omnipraticiens en santé mentale, leurs besoins et surtout les limites perçues par eux-mêmes de leurs prises en charge. À l'aide d'une méthodologie qualitative d'analyse de contenu, nous avons analysé 57 demandes de consultation des omnipraticiens envers une équipe spécialisée en santé mentale. Les demandes analysées révèlent certaines particularités de cette pratique : l'incertitude liée au vaste spectre de la normalité, l'aspect longitudinal de la relation et la proximité du soma, et permettent de dégager certains axes autour desquels on peut d'ores et déjà articuler les efforts de collaboration, d'enseignement et d'organisation de soins en santé mentale de première ligne.
Mots-clés : médecine familiale, omnipraticiens, santé mentale, psychiatrie, recherche qualitative, mental health, primary care, general practitionners, psychiatry, qualitative research
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232.Plus d’information
Le seul critère de qualité de l'eau potable relié au Mn est d'ordre esthétique et correspond à une concentration ≤ 50 µg/l. Au Québec, le manganèse (Mn) est souvent présent naturellement dans un certain nombre de municipalités qui s'approvisionnent en eau à partir des aquifères. Dans une perspective de santé environnementale, nous avons (i) examiné la législation, ainsi que les acteurs sociaux impliqués dans la question de l'eau potable et (ii) étudié les impacts potentiels du Mn dans l'eau de consommation d'une municipalité qui s'approvisionne à partir d'une nappe phréatique présentant une concentration moyenne de 500 µg/I pendant plus de dix ans pouvant être associée à des troubles de comportement chez les enfants. Après approbations du comité de déontologie de l'Université du Québec à Montréal, …
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233.Plus d’information
Au Québec, la scolarisation des élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) présente un défi, notamment en raison de l'augmentation importante de la prévalence de ce trouble neurodéveloppemental. L'objectif de cette étude est de mieux comprendre les satisfactions et insatisfactions des parents d'enfants ayant un TSA face au milieu scolaire afin d'en dégager des pistes d'interventions permettant de soutenir un partenariat famille-école respectant les droits et les besoins des familles. L'analyse thématique réflexive des entretiens semi-structurés réalisés auprès de 21 familles a permis de faire trois grands constats : 1) au Québec, les expériences vécues par les familles diffèrent d'une famille à l'autre et à l'intérieur d'une même famille d'une année scolaire à l'autre, 2) les éléments de satisfaction et d'insatisfaction des parents à l'égard du personnel concernent les attitudes, les compétences et la stabilité des intervenantes et 3) les éléments de satisfaction et d'insatisfaction des parents à l'égard des services scolaires touchent l'accès aux services spécialisés, au soutien en autisme pour le personnel scolaire et à l'intégration en classe ordinaire. Ces résultats renvoient à des pistes de réflexion quant aux services scolaires offerts aux élèves ayant un TSA et à leur famille ainsi qu'à la façon d'inclure celle-ci dans le parcours scolaire de leur enfant.
Mots-clés : trouble du spectre de l'autisme, milieu scolaire, parents, autism spectrum disorder, school, parents
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234.Plus d’information
Contexte: Le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental qui touche près de 5 % de la population mondiale. Il est donc important de trouver des traitements efficaces pour permettre aux jeunes d'atteindre leur plein potentiel. Bien que les interventions pour les enfants avec un TDAH ont montré une amélioration du fonctionnement, les interventions manquent d'efficacité de longue durée, en ce sens que les bénéfices du traitement peuvent s’atténuer ou se perdre sans un suivi approprié.Objectifs: Ce projet vise à examiner les caractéristiques individuelles et sociodémographiques des enfants atteints de TDAH qui ont été suivis dans la communauté, explorer les types de suivi disponibles dans la communauté, et déterminer les liens entre les types de suivi et le maintien des acquis …
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235.Plus d’information
Cette étude vise à décrire le fonctionnement psychologique de trois enfants portant le diagnostic de trouble réactionnel de l'attachement et tenter un rapprochement entre ce diagnostic, leur fonctionnement et les atteintes neurocognitives pouvant être liées. Les difficultés émotionnelles et comportementales, les représentations d'attachement et les données des dossiers pédopsychiatriques seront examinées, puis des facteurs communs mis en évidence. Une intégration des difficultés de ces enfants, de leurs atteintes neurobiologiques, et des connaissances issues des neurosciences concernant les troubles d'attachement est amorcée. Enfin, les limites de cette étude de cas sont discutées afin de mettre en perspective de futures avenues de recherche.
Mots-clés : trouble réactionnel de l'attachement, neurosciences, psychopathologie, reactive attachment disorder, neurosciences, psychopathology
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236.Plus d’information
Si l'importance grandissante de la santé mentale des jeunes fait consensus, de multiples questionnements émergent cependant quant aux spécificités de ce domaine, qui ne peut être conçu comme une extension des services adultes pour des groupes plus jeunes. Cet article aborde ces questionnements en croisant les savoirs provenant de la documentation et ceux qui émergent à la suite de l'implantation du Plan d'action en santé mentale au Québec.Le Plan d'action en santé mentale a mis de l'avant la collaboration et le partenariat entre institutions et disciplines. Malgré des avancées significatives, des discontinuités peu favorables à une prise en charge écosystémique persistent. Un ensemble de recherches récentes suggère que les contextes organisationnels qui encadrent les services influencent à la fois la façon dont les interventions sont mises en place et leurs résultats cliniques. Une structure de gestion flexible qui engage les intervenants en favorisant une appropriation du pouvoir, tout en minimisant les sources de stress au travail et en facilitant la création de partenariats, semble nécessaire pour favoriser la concertation interdisciplinaire et intersectorielle. Celle-ci est essentielle à la mise en place de services en santé mentale jeunesse.
Mots-clés : santé mentale, services, enfant, partenariat, intersectoriel, Mental health, services, children, partnership, intersectorial
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237.Plus d’information
En France, depuis quelques années, les professionnels de l'enfance et les parents font part de leur sentiment que les enfants seraient plus « difficiles ». L'importance d'une prévention psychologique dès le plus jeune âge fait consensus. Mais quelle prévention ?Actuellement, deux modèles de prévention sont en présence. On peut les schématiser ainsi : d'un côté, une prévention de type mécaniste et prédictive, de l'autre, une prévention prévenante, que nous nommons « prévention en rhizome ».Nous soulignerons les limites et dérives de la prévention mécaniste, et en quoi sa visée prédictive peut être pathogène et risque même d'induire ce qu'elle est censée éviter.Ensuite seront présentées les modalités de la prévention prévenante telle qu'elle s'exerce « en rhizome » actuellement en France.Enfin, la prévention psychologique précoce sera remise en perspective avec les questions éducatives et sociétales qui la traversent, notamment autour de la question du développement des bases de la socialisation chez le jeune enfant pour guider l'action des professionnels comme celle des parents.
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238.Plus d’information
L'impulsivité chez le patient atteint de troubles psychotiques se manifeste par une multitude de comportements pouvant avoir un impact majeur sur l'évolution et le traitement de la maladie ainsi que sur le fonctionnement occupationnel et social. Différentes hypothèses expliquant les comportements impulsifs et leurs conséquences pour le patient et son entourage seront explorées. Des approches thérapeutiques sont identifiées afin d'améliorer la prise en charge des patients avec des troubles psychotiques présentant des comportements impulsifs et subséquemment, de diminuer l'impact des conséquences de l'impulsivité.L'impulsivité chez les personnes souffrant de psychose a été peu traitée dans la littérature avant les années 2000. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette absence, dont la difficulté de distinguer l'impulsivité de l'agressivité ou que celle-ci ait été surtout attribuée aux comorbidités des individus atteints de psychose. Dans la dernière décennie, les recherches portant sur ce sujet ont exploré majoritairement les causes de l'impulsivité (souvent mesurée en laboratoire) et ce, en lien avec des modèles théoriques. Peu d'études cliniques se sont penchées sur le traitement de l'impulsivité, malgré les manifestations cliniques fréquentes de l'impulsivité par des comportements ou des actes mentaux bien précis chez la clientèle présentant des troubles psychotiques. Pourtant, il est primordial de s'y attarder puisque l'impulsivité peut engendrer de lourdes conséquences dont un risque accru d'agressivité et de violence (Barratt, 1991; Barratt & Felthous, 2003; Quanbeck et al., 2007; Volavka & Citrome, 2008) ainsi que de comportements suicidaires (Mann,Waternaux, Haas, & Malone, 1999; Gut-Fayand et al., 2001; Iancu et al., 2010). De plus, elle jouerait un rôle majeur dans le développement et la persistance des troubles de toxicomanie comorbides (Bickel, Odum & Madden, 1999; Dervaux et al., 2001; Krishnan-Sarin et al., 2007) compliquant ainsi le traitement chez les individus atteints de psychose.Malgré l'absence de consensus sur sa définition, l'impulsivité est généralement exprimée par une conduite ou une réaction (à des stimuli internes ou externes) rapide, spontanée, excessive, non planifiée, potentiellement mal adaptée et pouvant être dangereuse qui ne tient pas compte des possibles conséquences négatives pour soi ou autrui (Enticott, 2006; Moeller, Barratt, Dougherty, Schmitz, & Swann, 2001). Par exemple, l'impulsivité se manifeste lorsqu'une personne fournit une réponse avant que la fin de la question ne lui soit complètement posée; lorsqu'une personne manifeste un acte violent sérieux non planifié ; lorsqu'une personne présente sa démission au travail sans penser aux conséquences de cette décision ou lorsqu'une personne rompt son bail de logement pour emménager rapidement avec un nouveau conjoint qu'elle ne connaît que depuis une semaine. Les individus atteints de schizophrénie seraient plus impulsifs comparativement à la population générale (Dursun, Szemis, Andrews, Whitaker, & Reveley, 2000; Enticott, Ogloff, & Bradshaw, 2008; Kaladjian, Jeanningros, Azorin, Anton, & Mazzola-Pomietto, 2011) et certains suggèrent même que l'impulsivité serait un concept central (‘core feature') de la schizophrénie (Heerey, Robinson, McMahon, & Gold, 2007; Kester et al., 2006).
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239.Plus d’information
Comprendre l'augmentation de la consommation de médicaments psychotropes dans nos sociétés occidentales, voilà la question à laquelle tente de répondre cet article. Pour ce faire, plutôt que d'appréhender cette question d'une façon somme toute assez classique, celle du déplacement de la frontière entre le normal et le pathologique, il s'agit de l'aborder à partir d'une analyse des dispositifs ou processus qui mettent désormais au centre de nos vies le médicament comme objet. Le « succès » des médicaments psychotropes nous semble, d'un certain point de vue, pouvoir être appréhendé en tant qu'épiphénomène par rapport au succès du médicament en général. Après avoir déconstruit certains postulats ou « mythes » sur lesquels se fondent trop souvent les études sur le recours au médicament psychotrope, je m'efforcerai donc d'exposer différents niveaux d'explication du « succès » du médicament dans nos sociétés occidentales contemporaines à travers l'identification d'une triple « obsession » : celle du corps, de la santé et du risque.
Mots-clés : psychotropes, médicaments, risque, modernité, santé mentale, psychotropics, medications, risk, modernity, mental health, psicotrópicos, medicamentos, riesgo, modernidad, salud mental
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240.Plus d’information
Cette thèse de doctorat porte sur l'examen des variables développementales (âge, sexe), environnementales (événements de vie stressants), personnelles (impulsivité et agressivité), cognitives (désespoir et difficultés de résolution de problèmes) et les troubles mentaux (dépression, anxiété, comportements perturbateurs, TDAH, consommation de substances) susceptibles d'expliquer la présence d'idées suicidaires chez les adolescents. Pour ce faire, deux études transversales constituent ce travail de recherche. En plus de l'introduction et de la conclusion, cette thèse comprend six chapitres, à savoir : 1) le cadre théorique et les objectifs, 2) la méthodologie, 3) le premier article publié dans la Revue de psychoéducation, 4) le deuxième article publié dans la Revue québécoise de psychologie, 5) le troisième manuscrit qui sera soumis à la revue américaine Adolescence, et 6) la discussion générale. …