EN :
This paper describes how the concept of centre-periphery is linked to modernity, and thus to colonialism and coloniality, by examining the education of non-Kalaallisut-speaking Avanersuarmiut children in Qaanaaq through teaching materials, national tests, and final exams in Kalaallisut, Danish, and English. Within coloniality, the multidialectal perspective is not considered relevant, and the emphasis on the standard language marginalizes local dialects to near extinction. Despite linguistic challenges at the start of schooling, children in Qaanaaq eventually achieve scores comparable to those of Kalaallisut-speaking children. However, due to limited exposure to Danish and English, they obtain low scores in these subjects. When they move to other parts of Greenland for further education, they struggle not only with Danish and English but also with Kalaallisut, facing stigma because of their accent. Despite these challenges, many persevere, supported by second-chance programs that help them eventually complete their education.
FR :
Cet article décrit la manière dont le concept de centre-périphérie est lié à la modernité, et donc au colonialisme et à la colonialité, en examinant l’éducation des enfants Avanersuarmiut à Qaanaaq qui ne parlent pas kalaallisut, par l’intermédiaire du matériel pédagogique, des tests nationaux et des examens finaux en kalaallisut, en danois et en anglais. Dans le cadre de la colonisation, la perspective multidialectale n’est pas considérée comme pertinente et l’accent mis sur la langue standard marginalise les dialectes locaux au point de les faire disparaître. Malgré les difficultés linguistiques rencontrées au début de leur scolarité, les enfants de Qaanaaq finissent par obtenir des résultats comparables à ceux des enfants parlant le kalaallisut. Cependant, en raison d’une exposition limitée au danois et à l’anglais, ils obtiennent de faibles résultats dans ces matières. Lorsqu’ils se déplacent dans d’autres régions du Groenland pour poursuivre leurs études, ils se confrontent non seulement au danois et à l’anglais, mais aussi au kalaallisut, et sont stigmatisés en raison de leur accent. Malgré ces difficultés, nombre d’entre eux persévèrent, soutenus par des programmes de deuxième chance qui les aident à terminer leurs études.