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Le dossier : Repenser la famille, renouveler les pratiques, adapter les politiques

Regards sur les familles homoparentales : s’ouvrir à leurs réalités pour mieux répondre aux besoins des enfants

  • Kévin Lavoie et
  • Mona Greenbaum

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Couverture de Repenser la famille, renouveler les pratiques, adapter les politiques,                Volume 24, numéro 2, printemps 2012, p. 1-299, Nouvelles pratiques sociales

Corps de l’article

Des milliers d’enfants au Québec vivent avec des mères ou des pères qui entretiennent une relation amoureuse avec une personne du même sexe et forment ainsi des familles homoparentales. Loin d’être un phénomène marginal, l’émergence de ces familles résulte d’un ensemble de facteurs interdépendants, telles la diversité croissante des constellations familiales, la démocratisation des technologies de procréation assistée et l’adoption de lois reconnaissant les droits et les responsabilités juridiques des parents gais et lesbiens (Chamberland, Jouvin et Julien, 2003 ; Ouellette, Joyal et Hurtubise, 2005). Malgré cela, certaines personnes qui interviennent dans les milieux scolaires, les services sociaux et de santé ou les organismes communautaires peuvent avoir l’impression de ne jamais avoir rencontré une famille homoparentale ou de ne même pas savoir que ce type de famille existe dans notre société. L’invisibilité et le silence constituent les obstacles auxquels se heurtent le plus fréquemment les membres d’une famille homoparentale.

Depuis 2009, la Coalition des familles homoparentales [1] offre la formation et la trousse d’outils intitulées Regard sur les familles homoparentales : s’ouvrir à leurs réalités pour mieux répondre aux besoins des enfants afin de contribuer à la reconnaissance sociale de l’homoparentalité au Québec. Ce projet est une initiative de membres de la Coalition des familles homoparentales, d’éducateurs et d’éducatrices, de personnes militant dans le milieu communautaire, de même que de chercheures universitaires de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et de l’Université McGill. Pour réaliser la trousse et la formation, ces partenaires ont bénéficié de l’appui financier du Fonds des services aux collectivités du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du gouvernement du Québec ainsi que du soutien du Service aux collectivités de l’UQÀM. Jusqu’à présent, 152 formations ont été réalisées dans treize régions du Québec, permettant de rencontrer plus de 4 000 personnes oeuvrant dans les domaines de l’éducation, de la santé et des services sociaux.

Des recherches scientifiques pour déconstruire les mythes à propos des familles homoparentales

Plusieurs écrits sur les familles homoparentales ont été publiés depuis les années 1970. Cependant, bon nombre d’entre eux présentent des points de vue ou des débats d’idées sur la question, sans se soucier des faits empiriques. Afin de séparer ces derniers des opinions ou des jugements de valeur, la formation Regards sur les familles homoparentales s’appuie sur des écrits dans lesquels les auteurs utilisent une méthodologie scientifique. Ces recherches ont été colligées et vulgarisées en collaboration avec l’Équipe sur la famille et son environnement de l’UQÀM et le Centre d’orientation sexuelle de l’Université McGill (COSUM) et sont tirées de plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques reconnues.

Les préjugés et la discrimination naissent de la désinformation. La connaissance constitue la première étape dans le changement des attitudes et des croyances. En ce sens, la première partie de la formation offre de l’information sur l’aspect juridique et social des familles homoparentales au Québec, en plus de présenter la diversité des structures familiales. Elle résume plus de trente ans de recherches scientifiques consacrées aux familles homoparentales [2].

Les recherches comparant les familles homoparentales aux familles hétéroparentales montrent que rien n’indique que les lesbiennes et les gais sont incapables d’être parents, puisque les compétences parentales n’ont rien à voir avec l’orientation sexuelle (Johnson et O’Connor, 2005). Les craintes qu’un enfant sous la garde de parents homosexuels puisse être plus susceptible de subir des agressions sexuelles ne sont pas non plus appuyées par la recherche scientifique. Quels que soient leur sexe ou leur orientation sexuelle, les parents homosexuels et hétérosexuels sont aussi capables les uns que les autres de créer des foyers chaleureux favorisant le développement optimal des enfants.

Les enfants des familles homoparentales ont des relations typiques avec les adultes et sont exposés à une grande variété de modèles de même sexe ou de sexe opposé, tels que les membres de la famille élargie, les entraîneurs d’équipes sportives et les éducateurs et éducatrices en milieu scolaire. Les grands-parents des enfants de familles homoparentales jouent un rôle aussi important que ceux des familles hétéroparentales (Julien, Bureau et Leblond de Brumath, 2005). De plus, bien que les enfants de parents homosexuels grandissent dans une constellation familiale qui est différente de la norme, les études sur ces enfants indiquent généralement des modèles typiques de développement des relations avec leurs pairs (Wainright, Russell et Patterson, 2004). Les environnements familiaux de parents lesbiens et gais sont aussi susceptibles de soutenir le développement d’un enfant que les environnements familiaux de parents hétérosexuels. Comme dans le cas de l’identification sexuelle, les études sur le bien-être psychologique des enfants n’ont démontré aucune différence importante entre les enfants des familles homoparentales et ceux des familles hétéroparentales (Julien, Dubé et Gagnon, 1994). Dans l’ensemble, les recherches indiquent que les enfants de parents homosexuels sont aussi bien adaptés sur le plan psychologique que leurs pairs et qu’ils ne montrent ni plus ni moins de déficit du développement psychologique ou comportemental.

Les familles homoparentales face à l’homophobie et à l’hétérosexisme

Malgré des changements législatifs majeurs au Québec et au Canada mettant fin à toute discrimination légale envers les couples de même sexe et les familles homoparentales, les études révèlent que les personnes homosexuelles qui désirent fonder une famille, de même que les parents homosexuels et surtout leurs enfants peuvent être victimes de préjugés et de discrimination. Les enfants et les parents qui composent des familles homoparentales ressentent le stress de l’homophobie et cette pression peut avoir des répercussions sur leur santé et leur bien-être (Vyncke et Julien, 2007).

Bien que la majorité des enfants de familles homoparentales, comme ceux des familles hétéroparentales, soient susceptibles de devenir hétérosexuels une fois adultes, ils vivent néanmoins une stigmatisation associée à l’homosexualité de leurs parents (Robitaille et Saint-Jacques, 2009). Si ces derniers doivent composer avec l’homophobie et l’hétérosexisme principalement dans leur milieu de travail, leurs enfants en font l’expérience à la garderie et à l’école (Ray et Gregory, 2001). Au Québec, l’école est un milieu où l’homophobie et les discours hétérosexistes sont encore fréquents. Alors que les politiques et les pratiques scolaires ne tolèrent plus les attitudes racistes, les insultes homophobes passent encore régulièrement inaperçues et restent incontestées (Chamberland et al., 2011). De plus, même lorsque les enfants qui ont des pères gais ou des mères lesbiennes ne sont pas directement la cible d’homophobie et d’hétérosexisme, ils en font l’expérience indirectement lorsque des incidents de discrimination ou de victimisation sont présents dans leur environnement. Or, les écoles peuvent aider les enfants de familles homoparentales à faire face à ces situations homophobes.

Plusieurs mères lesbiennes et pères gais ne se sentent pas à l’aise de dévoiler publiquement leur homosexualité dans la culture dominante. Même si beaucoup d’enfants ont un parent, un frère ou une soeur, un oncle, une tante, un cousin ou une cousine qui est gai ou lesbienne, ils peuvent hésiter à en parler à l’école. Bien que les familles homoparentales soient souvent silencieuses et invisibles, les écoles le sont rarement. Des insultes telles que « tapette », « moumoune », « butch » ou « gouine » transforment les corridors en lieux hostiles à l’homosexualité pour bien des élèves. Les jeunes qui vivent dans une famille homoparentale rapportent faire face aux préjugés et à la discrimination à cause de l’homophobie de la société, et ce, sans égard à leur propre orientation sexuelle.

L’invisibilité des familles homoparentales fait en sorte qu’elles sont ignorées et incomprises. Elles sont absentes des représentations sociales de la famille et de l’image globale de la diversité familiale au Québec. Elles sont généralement ignorées par les institutions publiques. Ces familles sont souvent oubliées et les pratiques ne sont pas conçues pour répondre à leurs besoins, ce qui a un impact significatif sur les enfants de ces familles. Le silence entourant les familles homoparentales est également néfaste. Les enfants apprennent autant des silences que des paroles prononcées. Si les enfants remarquent que les différences entre les gens sont dissimulées, ces différences peuvent devenir mystérieuses et menaçantes. Lorsqu’un sujet n’est pas abordé en classe, il entre dans le domaine du secret, de la méfiance et de la honte. Les services de santé et les services sociaux qui ignorent les réalités des parents et futurs parents homosexuels envoient un message de rejet et de jugement négatif. L’omission renforce les préjugés.

Les personnes qui interviennent dans les milieux scolaires, dans les services sociaux et de santé ou les organismes communautaires, ne sont pas toujours au courant des structures familiales homoparentales dans lesquelles vivent certains des parents et des enfants qu’ils côtoient dans le cadre de leur travail. Cela découle peut-être du fait que les enfants et les parents ne savent pas si la classe ou l’établissement est un lieu sécuritaire pour partager ce genre d’information.

L’homophobie dans les écoles est néfaste pour tous les élèves et pas seulement pour les enfants des familles homoparentales (Taylor et al., 2010). Elle touche également les enfants qui, un jour, seront gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres ; ceux dont un membre de leur famille est homosexuel ; et enfin ceux et celles qui sont perçus comme étant gais ou lesbiennes parce qu’ils ne sont pas conformes aux stéréotypes de genre. En fait, chaque élève est affecté lorsque la culture scolaire marginalise de manière routinière certains élèves à cause de leur orientation sexuelle réelle ou présumée, ou de celles de leurs parents. Des attitudes homophobes peuvent émerger dès les premières années du primaire lorsque les enfants utilisent des mots comme « gai » ou « lesbienne » en tant qu’insulte. Des propos qui questionnent la masculinité ou la féminité de certains individus sont entendus fréquemment et sont dommageables. Les écoles, surtout les écoles primaires, fournissent des contextes idéaux pour modifier les attitudes homophobes parce qu’elles contribuent largement au développement des valeurs et des attitudes chez les jeunes enfants.

S’ouvrir aux réalités homoparentales pour mieux répondre aux besoins des enfants

Bien que les spécialistes et le personnel de soutien dans les écoles ainsi que dans les services sociaux et de santé peuvent avoir des convictions personnelles qui sont incompatibles avec le concept d’homoparentalité, celles et ceux qui travaillent au sein des établissements publics ont la responsabilité légale de fournir à toutes les familles et à tous les enfants un environnement inclusif et accueillant dans lequel ils peuvent réussir et s’épanouir. Les parents homosexuels, comme les autres parents, cherchent à établir des partenariats avec les écoles et les organismes communautaires de manière à offrir un soutien à l’épanouissement scolaire, social et émotionnel de leurs enfants. Le personnel enseignant et les intervenants ont besoin de mieux connaître le vécu des familles homoparentales et les recherches au sujet de ces familles afin de travailler en équipe avec elles et soutenir tous les enfants. La plupart des écoles et des services veulent accommoder les enfants et les familles le mieux possible, mais les besoins des familles homoparentales ne sont pas leur seule préoccupation. Toutefois, offrir un environnement inclusif aux enfants et aux parents qui composent des familles homoparentales n’est pas difficile ni coûteux.

À la lumière de ces différents constats, la formation Regards sur les familles homoparentales permet d’outiller les adultes qui travaillent avec les enfants et les familles pour les aider à lutter contre la discrimination et ses effets dévastateurs auprès des jeunes. La formation tente de répondre à certaines questions que se posent beaucoup de personnes au sujet de l’homoparentalité :

  • Que savons-nous des familles homoparentales ?

  • Quels sont les stéréotypes envers les parents homosexuels et leurs enfants ?

  • Les parents gais et lesbiens ont-ils les mêmes compétences que les parents hétérosexuels ?

  • Est-ce que les enfants des familles homoparentales se développent normalement ?

  • Comment les enfants trouvent-ils leurs modèles d’identification dans une famille homoparentale ?

  • Comment répondre simplement aux questions de tous les enfants à propos de la diversité familiale ?

  • Comment lutter contre l’homophobie et la discrimination ?

Ce projet répond aux besoins exprimés par des adultes qui veulent être mieux outillés pour intervenir lorsqu’ils sont témoins d’incidents à connotation homophobe ou sexiste, de harcèlement ou d’étiquetage entre des enfants du primaire. Ainsi, les objectifs de la formation sont les suivants : 1) mieux connaître les familles homoparentales, à travers la littérature scientifique à leur sujet ; 2) comprendre les défis que doivent relever les familles homoparentales au quotidien ; 3) prendre conscience de l’impact de l’homophobie et de l’hétérosexisme sur ces familles ; 4) outiller les professionnels de la santé, des services sociaux et de l’éducation pour favoriser une approche et des interventions inclusives.

La formation est généralement offerte en une session de trois heures dans les locaux de l’établissement ou de l’organisme. Les grands thèmes abordés sont la déconstruction des mythes à propos de l’homoparentalité, les expériences des familles homoparentales face à l’homophobie et à l’hétérosexisme, les responsabilités légales et éthiques de la société face à ces familles, ainsi que les pratiques exemplaires pour mieux répondre à leurs besoins. Les modalités pratiques de la formation peuvent être adaptées aux besoins, aux disponibilités et aux horaires des participants. La formation est disponible à travers le Québec. Elle repose sur des méthodes pédagogiques dynamiques et interactives qui requièrent l’implication volontaire des personnes participantes. Un duo d’animateurs dûment formés composé d’un homme et d’une femme – parent ou futur parent gai et lesbien – anime la session de formation. Leur implication est bénévole.

La formation vise à sensibiliser tout le personnel des écoles primaires ainsi que les personnes impliquées dans les services sociaux et de santé aux réalités des familles homoparentales. Elle permet d’abord aux intervenants d’accroître leur niveau de connaissances, par l’entremise de la déconstruction de onze mythes associés à l’homosexualité et à l’homoparentalité. Un remue-méninges sur les préjugés précède ce volet plus magistral de la formation. Cette activité brise-glace a le mérite de détendre l’atmosphère en instaurant un climat d’ouverture, en plus de permettre aux animateurs de jauger rapidement leur auditoire suivant leur degré d’aisance ou de malaise quant aux thèmes abordés. Sur le plan pédagogique, l’équipe d’animation a recours à une présentation visuelle (PowerPoint) pour faciliter la transmission des connaissances.

Des pistes concrètes d’intervention sont également suggérées en deuxième partie afin de favoriser une meilleure intégration des connaissances dans leur milieu de pratique. Le visionnement de deux vidéofilms relatant l’expérience d’enfants de familles homoparentales, de parents gais et lesbiens et d’enseignantes est proposé au retour de la pause, ainsi qu’une discussion qui permet de faire émerger des échanges et des prises de conscience chez les participants et les participantes. Des jeux-questionnaires sur la victimisation et les propos homophobes complètent ce volet. Ce dernier est généralement très apprécié des groupes rencontrés, puisqu’il concrétise des notions plus théoriques associées aux violences homophobes, en plus de solliciter leurs savoirs et leurs expériences en tant que professionnels de l’éducation, de la santé ou de services sociaux.

La trousse de formation présentée à la fin de la formation a quant à elle été conçue pour outiller les personnes qui interviennent dans les milieux scolaires et les services sociaux et de santé sans surcharger les établissements. Les outils de cette trousse (vidéo, témoignages, fiches d’activités, stratégies, exemples de pratiques, listes de ressources, etc.) les aident à vaincre leurs hésitations et leurs craintes relatives à l’inclusion de ces familles dans leurs pratiques. Les personnes qui ont suivi la formation peuvent retransmettre ce qu’elles ont appris à leurs collègues dans leurs établissements à l’aide de la trousse. En agissant de la sorte, elles deviennent des agents de changement pour l’ouverture à la diversité familiale, incluant les familles homoparentales.

De la diversité familiale aux stratégies pour en finir avec l’homophobie

Forte de son expérience et consciente des besoins en matière de formation pour le personnel scolaire, la Coalition des familles homoparentales a décidé de poursuivre ses efforts de sensibilisation en s’attardant à l’homophobie en milieu scolaire. En nous basant sur la formule précédente, nous avons alors développé une nouvelle formation orientée davantage vers l’expérience des jeunes au secondaire, en collaboration avec la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQÀM. Quatre nouveaux modules pédagogiques ont été créés, tandis que deux mises en situation reflétant les défis rencontrés par le personnel scolaire ont été ajoutées. Ce projet bénéficie à nouveau du soutien financier du Fonds des services aux collectivités du MELS, mais également de celui de l’Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec (APEQ) et de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Cette formation bilingue est disponible et offerte à travers le Québec depuis l’hiver 2012. Elle fournit des renseignements, des stratégies, des exemples de pratiques, ainsi qu’un vaste éventail de ressources pour accompagner chaque personne et son milieu de travail dans leurs démarches de changement. Elle s’adresse au personnel scolaire (enseignants, éducateurs, animateurs, etc.) et aux intervenants qui travaillent auprès des jeunes. L’accent est mis sur l’homophobie en milieu scolaire, particulièrement au secondaire. Cette nouvelle mouture découle du fait que l’un des messages transmis dans le cadre de la première formation – l’homophobie affecte tous les enfants, pas seulement ceux issus de familles homoparentales – ne semblait pas être transmis clairement aux participants et participantes. Les commentaires recueillis par l’entremise des fiches d’évaluation distribuées à chaque formation nous ont alors amenés à réfléchir sur les changements à apporter et à développer cette nouvelle formule.

Jusqu’à présent, l’engouement et l’appréciation exprimés par les milieux de pratique envers nos ateliers attestent des besoins en matière de sensibilisation et de formation de leur personnel. Néanmoins, nous sommes confrontés à plusieurs défis concernant le maintien de nos activités d’éducation telles que proposées à l’heure actuelle. Les demandes sans cesse croissantes et la production des trousses engendrent des coûts importants et menacent la gratuité de nos formations, étant donné l’absence d’un financement récurrent pour ce projet. L’offre provinciale et bilingue de nos formations pose également un défi quant au recrutement, à l’encadrement et à la rétention de nos animateurs et animatrices qui, rappelons-le, s’engagent de façon bénévole. Accaparés par leurs responsabilités familiales et professionnelles respectives, ils et elles font preuve d’une implication personnelle exceptionnelle, et ce, malgré la complexité, la flexibilité et la disponibilité que requiert leur engagement au sein de la Coalition des familles homoparentales.

En guise de conclusion

Répondre adéquatement aux besoins spécifiques des familles homoparentales en milieu scolaire est un travail d’équipe : les administrateurs, le personnel scolaire, les parents et les élèves doivent tous mettre la main à la pâte. Il est aussi important de demeurer en lien avec les ressources communautaires qui pourraient apporter une contribution appréciable à cette entreprise. L’objectif est d’instaurer un environnement qui favorise l’acceptation et le respect des différences afin de permettre aux familles homoparentales de se sentir acceptées. Ce faisant, nous améliorons non seulement le bien-être de ces familles, mais aussi celui de tous les jeunes qui évoluent dans notre système scolaire et qui deviendront les adultes de demain, contribuant ainsi à une transformation positive de notre société.

Parties annexes