EN :
Indigenous art, aestheticisms, and other creative expressions represent a critical threat to settler colonial neoliberalism, working within, between, and beyond the parameters, definitions, and conventions of the Western art world. Using the concept of “Indigenous refusal” as a grounding framework, this article complicates the hegemonic relationship between settler fantasy and embodied Indigenous reality, exploring the ways that contemporary Indigenous artists Rebecca Belmore (Anishinaabe) and Jalvvi Niilas Holmberg (Sámi) foster Indigenous futurity through their artistic engagements with the presence and absence of language. Through a comparative analysis of Belmore’s 2013 performance piece Apparition and Holmberg’s second studio album, Luođik (2024), this paper argues that Belmore and Holmberg’s respective works map distinct geographies of refusal, exercising a sonic sovereignty in the service of disrupting the settler gaze. Building on previous decolonial scholarly work on the politics of refusal, reconciliation, and representation, this comparative approach makes obvious the thread of transnational Indigenous solidarity that links Belmore and Holmberg’s respective works together.
FR :
En travaillant à l'intérieur, entre et au-delà des paramètres, des définitions et des conventions du monde de l'art occidental, l’art, les esthétismes et les autres expressions créatives autochtones représentent une menace critique au néolibéralisme colonial. S’appuyant sur le concept du « refus autochtone », cet article complique la relation hégémonique entre la fantaisie des colons et la réalité autochtone vécue et incarnée (embodied) à travers une analyse des manières dont les artistes autochtones contemporains Rebecca Belmore (Anishinaabe) et Jalvvi Niilas Holmberg (Sámi) facilitent la futurité autochtone à travers leurs engagements artistiques avec la présence et l'absence de langage et de langue. À travers une analyse comparative de la performance Apparition (2013) de Belmore et du deuxième album studio de Holmberg, Luođik (2024), cet article soutient que les oeuvres respectives des deux artistes cartographient des géographies distinctes du refus, exerçant une souveraineté sonore au service de la perturbation du regard de colon. S'appuyant sur des théories décoloniaux sur les politiques de refus, de réconciliation et de représentation, cette approche comparative met en évidence le fil de la solidarité autochtone transnationale qui relie les oeuvres respectives de Belmore et de Holmberg.