EN:
For much of the 20th century, mining was a highly unionized sector, including in the Canadian North. From the 1960s to the 1990s, there was near-complete union coverage in mines in the northern territories, significantly increasing the share of wealth and political power claimed by many northern mining workers. Today, only two of ten producing mines are unionized: the Ekati diamond mine in the Northwest Territories (Public Service Alliance of Canada [psac]) and the Mary River mine in Nunavut (International Union of Operating Engineers [iuoe]). This article explores the reasons for this decline and contemporary barriers to organizing, drawing on archival research, document analysis, and interviews with Indigenous organizations, union organizers, servicing staff, and officials. Changes in labour practices – such as the use of long-distance commuting, subcontracting, impact and benefit agreements (ibas), and the shift to smaller, more highly skilled workforces – have created a more challenging organizing environment. These external challenges are compounded by internal union issues, including a failure to prioritize northern organizing and to build meaningful relationships with Indigenous communities and governments. We draw on these results to suggest strategies for overcoming these barriers. These included targeting workers in the remediation phase mines and catering and housekeeping workers to gain a foothold in the sector, locating choke points in the fly-in/fly-out production process, investing in offices and permanent organizing staff in northern cities, and working to decolonize unions through education and meaningful relationships with Indigenous communities.
FR:
Pendant une grande partie du xxe siècle, le secteur minier était fortement syndiqué, y compris dans le Nord canadien. Des années 1960 aux années 1990, la couverture syndicale était quasi totale dans les mines des territoires du Nord, ce qui a considérablement accru la part de la richesse et du pouvoir politique détenue par les travailleurs miniers du Nord. Aujourd’hui, seules deux des dix mines en exploitation sont syndiquées : la mine de diamants Ekati dans les Territoires du Nord-Ouest (Alliance de la Fonction publique du Canada [afpc]) et la mine Mary River au Nunavut (Syndicat international des ingénieurs d’exploitation [siie]). Cet article explore les raisons de ce déclin et les obstacles actuels à la syndicalisation, en s’appuyant sur des recherches d’archives, l’analyse de documents et des entrevues avec des organisations autochtones, des organisateurs syndicaux, du personnel de soutien et des représentants officiels. L’évolution des pratiques de travail – comme le recours aux déplacements domicile-travail sur de longues distances, la sous-traitance, les ententes sur les répercussions et les avantages (era) et la transition vers une main-d’œuvre plus restreinte et plus qualifiée – a rendu le contexte syndical plus difficile. Ces défis externes sont aggravés par des problèmes syndicaux internes, notamment le manque de priorité accordée à l’organisation dans le Nord et à l’établissement de relations significatives avec les communautés et les gouvernements autochtones. À partir de ces résultats, nous proposons des stratégies pour surmonter ces obstacles. Il s’agit notamment de cibler les travailleurs de la phase de remise en état des mines ainsi que les travailleurs des services de restauration et d’entretien ménager afin de s’implanter dans le secteur, de repérer les points de blocage dans le processus de production par rotation aérienne, d’investir dans des bureaux et du personnel d’organisation permanent dans les villes du Nord, et de travailler à la décolonisation des syndicats par l’éducation et l’établissement de relations significatives avec les communautés autochtones.