Documents repérés
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981.Plus d’information
En prenant la teinte des préoccupations sociopolitiques et intellectuelles d'une période donnée, les travaux en sciences sociales reflètent « l'air du temps » (Varro, ce numéro). La façon dont les chercheurs appréhendent leurs objets d'étude est donc liée au temps, mais également à l'espace, c'est-à-dire au contexte dans lequel ils sont ancrés. Il nous a donc semblé intéressant de faire un survol des différentes perspectives théoriques ayant structuré le champ des études sur la mixité conjugale en débutant par une synthèse des cadres théoriques qui ont longtemps dominé les recherches sur les couples mixtes pour ensuite mettre au jour l'émergence de perspectives récentes qui accordent une place privilégiée aux acteurs et placent l'identité personnelle au coeur de leur analyse. Ces perspectives, qui ouvrent sur des thèmes et des points de vue nouveaux tout en contribuant à la transformation du langage même qui structure ce domaine de recherche, reflètent incontestablement les préoccupations de notre époque.
Mots-clés : mixité conjugale, perspectives théoriques, identité personnelle, sujet, acteur, mixed conjugality, theoretical perspectives, personal identity, subject, participant
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982.Plus d’information
Non ingérence et non indifférence, telle est la politique officielle de la France en matière de politique québécoise. Une analyse des faits et gestes de la diplomatie française au cours des années 70 révèle que, plus que tout autre facteur, c'est l'attitude du gouvernement du Québec qui a constitué le facteur déterminant de la diplomatie québécoise de la France. Celle-ci n'aura fait que répondre aux demandes du Québec.
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988.Plus d’information
Cet article est publié en deux parties. La première partie, qui apparaît dans le présent numéro, porte sur les débats concernant l'origine du contrôle territorial et sur la reconnaissance des territoires nationaux. La seconde partie, qui sera publiée dans notre prochain numéro, traitera de la gestion des districts de chasse.Dans le nord-est de l'Amérique du Nord, l'origine précolombienne des territoires familiaux autochtones a suscité une controverse chez les anthropologues, tout comme la possibilité que les Algonquiens aient élaboré par eux-mêmes des mesures de conservation des ressources fauniques. Pourtant, au début du XVIIe siècle, les Français n'ont aucune difficulté à reconnaître l'existence de territoires dont l'accès est contrôlé par des nations autochtones et qui constituent la propriété collective de l'une d'entre elles; par conséquent, ses chefs en supervisent l'usage par ses membres. Avec le temps, les représentants du roi s'emploient à convaincre les peuples « frères » de s'accorder un droit mutuel de chasser sur leurs terres. Comme en Acadie, il existe en Nouvelle- France des « districts » de chasse bien délimités exploités sous la direction d'un chef de bande familiale. Les membres d'une autre bande ou les étrangers doivent obtenir la permission d'y chasser, quoique les incursions occasionnelles soient acceptées. À compter de 1660, des mesures de conservation sont observées dans la région des Grands Lacs et même dans celle du lac Champlain, mais au XVIIIe siècle, elles ne semblent pas connues sur la Côte-Nord; cependant il paraît peu probable que les autochtones n'aient pas eu les connaissances suffisantes pour en élaborer eux-mêmes. Dans l'ensemble, leur con cep tion du territoire semble d'origine autochtone plutôt que française. Elle repose sur l'existence de limites nationales et de districts bien définis, même si les observateurs français ne cherchent pas à décrire ceux-ci précisément.
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