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  1. 141.

    Article publié dans Nouvelles perspectives en sciences sociales (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2023

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    Le terrain de l'entreprise fédère de multiples approches et constitue un lieu d'innovation méthodologique pour l'anthropologie. Il est investi par des anthropologues de différents horizons, qu'ils travaillent comme praticiens ou dans le monde académique. Pour autant, l'ethnographie comme méthode de recueil des données peut effrayer les entrepreneurs et les commanditaires d'une étude, car les caractéristiques d'une recherche anthropologique seraient fondées sur des régimes de temporalités qui se télescopent avec ceux de l'entreprise. Outre la durée même d'une enquête selon les canons de la discipline, l'incertitude quant au résultat d'une démarche de terrain et au type de livrable qu'il est possible de proposer au terme d'une intervention constitue un double frein à la rencontre entre ces deux univers. L'objectif de cet article est d'interroger le rôle de la sérendipité, entendu ici comme résultant d'une temporalité caractérisée par l'incertitude, dans le champ de l'anthropologie de l'entreprise. Après un bref état de l'art sur l'usage et le recours à la sérendipité en anthropologie, nous déplaçons la focale dans le champ de l'entreprise. Nous analysons ainsi, à travers des exemples ethnographiques issus principalement du champ du design, le rôle de la sérendipité en entreprise en contexte d'anthropologie appliquée et fondamentale à la fois comme risque mais aussi comme levier pour valoriser une intervention anthropologique. Cette valence positive accordée à l'incertitude et donc à la sérendipité permet de renforcer le lien entre une anthropologie académique et une anthropologie opérationnelle dans le champ de l'entreprise en privilégiant la démarche spécifique de l'ethnographie.

    Mots-clés : Sérendipité, temporalité, incertitude, entreprise, anthropologie, ethnographie, Serendipity, Temporality, Uncertainty, Enterprise, Anthropology, Ethnography, Design

  2. 143.

    Khouri, Nadia, Chapais, Bernard et Pérusse, Daniel

    Correspondance

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 13, Numéro 1, 1989

    Année de diffusion : 2003

  3. 144.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, Numéro 1-2, 2008

    Année de diffusion : 2008

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    RésuméLes disciplines « anthropologiques » en Roumanie (l'ethnographie et le folklore) appartiennent historiquement plutôt à la grande famille des « ethnologies nationales », voire des « sciences nationales » au service de la nation, ayant comme objet d'intérêt le Paysan plutôt que le Primitif. À part une brève période internationaliste, le communisme n'a pas mis en question cette approche, se contentant de l'utiliser à son profit. Elle n'a pas fait l'objet d'une analyse critique, même après la chute du communisme, se plaçant ainsi dans une « longue durée » qui reste un enjeu en soi.Dans ce contexte, l'anthropologie arrive en Roumanie pratiquement avec la chute du communisme, apportant la bonne parole d'une connaissance occidentale noble, car non maculée par le nationalisme ou le communisme local et n'ayant pas non plus l'intention de se mêler à ces pratiques académiques plutôt indésirables. Se tenant au début à l'écart les uns des autres, les « folkloristes » et les « anthropologues » ont fini par se polariser socialement et par couper pratiquement toute communication. L'expertise de la « vraie société roumaine » se voit ainsi fragmentée elle aussi, instrumentalisée par des jeux de pouvoir changeants.L'article se pose la question de l'avenir de la discipline (des disciplines?) et ses rapports avec la société dans ce contexte où l'ethnologie nationale semble avoir touché à sa fin, où l'intégration européenne a légiféré « la mort du Paysan » et où l'anthropologie qui vient de l'Occident a du mal à se positionner par rapport a cette double mort dont on n'a pas encore fait le deuil.

    Mots-clés : Mihǎilescu, folklore, anthropologie, histoire, paysan, primitif, pouvoir, Roumanie, Mihǎilescu, folklore, anthropology, history, peasant, primitive, power, Romania, Mihǎilescu, folclore, antropología, historia, campesino, primitivo, poder, Rumania

  4. 147.

    Article publié dans Port Acadie (savante, fonds Érudit)

    Numéro 13-14-15, 2008-2009

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméLe projet scientifique que revendique aujourd'hui l'ethnologie de la France s'est progressivement constitué au cours des deux derniers siècles. À l'examen des conditions de cette longue élaboration, il apparaît que le « terrain » breton y a joué un rôle de premier plan : depuis l'intérêt manifesté par les antiquaires de l'Académie celtique au début du xixe siècle jusqu'aux objectifs affichés par la Recherche concertée sur programme (RCP) menée à Plozévet dans les années 1960, en passant par les collectes exemplaires effectuées par les folkloristes de la fin du xixe ou encore les enquêtes diligentées par le Musée national des arts et traditions populaires dans les années 1930, l'une et l'autre démarches ayant donné en Bretagne des résultats particulièrement fructueux… Après avoir rapidement rappelé la place effectivement donnée à la Bretagne dans de nombreuses étapes de cette construction du projet scientifique d'une ethnologie de la France, le propos de ma communication sera de tenter de lui trouver des éléments d'explication, au rang desquels faut-il sans doute considérer l'idée même de marge, associée d'une part à la Bretagne « à la marge » (de l'espace national) et d'autre part à ses habitants « en marge » (de la société globale).

  5. 149.

    Article publié dans Recherches qualitatives (savante, fonds Érudit)

    Volume 29, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2022

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    Ce texte est le fruit d'une recherche portant sur la question de la revalorisation de la médecine traditionnelle africaine, notamment sur le rôle que peut jouer ou que doit jouer l'anthropologue, dans ce processus, au moyen de la démarche qualitative. Il fait suite au constat selon lequel la revalorisation de la médecine traditionnelle africaine privilégie les transformations biochimiques (dans une perspective de médecine moderne occidentale), négligeant ou reléguant les tradipraticiens (le tradipraticien est celui qui pratique la médecine traditionnelle. Selon l'OMS, cette expression se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l'usage à des fins médicales de plantes, de parties d'animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d'exercices manuels-séparément ou en association- pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé) et leurs protocoles thérapeutiques au second plan. Face à ce constat, nous avons mis à profit les méthodes de la recherche qualitative pour revaloriser les tradipraticiens de Côte d'Ivoire, notamment par les entretiens en profondeur avec eux sur les modes et conditions de transmission de leurs savoirs, de même que sur la dimension cultuelle qui entoure la pratique thérapeutique, par les observations de leurs pratiques ou protocoles thérapeutiques faits de mélanges d'ingrédients divers, par les entretiens de groupe pour saisir ce qui est socialement partagé ou peut l'être, entre tradipraticiens et chercheurs, sur les modes de revalorisation en cours. Ainsi, nous avons pu constater que la recherche qualitative peut permettre à l'anthropologue de jouer un rôle d'intermédiaire entre les thérapeutes traditionnels africains et les biochimistes pour une revalorisation holistique de leurs pratiques.

    Mots-clés : MÉDECINE TRADITIONNELLE AFRICAINE, TRADIPRATICIENS, REVALORISATION, BIOCHIMIE, RECHERCHE QUALITATIVE

  6. 150.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 2, 1982

    Année de diffusion : 2002