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2251.Plus d’information
RÉSUMÉLes critiques d'Hayek portant sur le monopole étatique d'émission de la monnaie, le mythe du cours légal et la difficulté pour un gouvernement d'adopter des politiques optimales s'avèrent aujourd'hui fondées. Cependant, les solutions préconisées visant un libre marché de monnaies présentent le désavantage de n'avoir aucune assise historique et surtout de ne pas intégrer la dynamique concurrentielle de l'industrie financière. De fait, face à un marché financier de plus en plus dématérialisé et dont la profitabilité repose sur le marketing de haut volume de prêts, le modèle de concurrence de monnaies peut très vite converger vers un marché oligopolistique par l'émergence de devises dominantes.
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2254.Plus d’information
RÉSUMÉL'article s'intéresse à un événement trop souvent négligé dans l'histoire canadienne : l'émigration, tant anglophone que francophone, survenue durant les 40 dernières années du 19e siècle. Le texte fait ressortir les similitudes et les contrastes de l'émigration des deux groupes linguistiques. L'explication offerte ici repose sur l'incapacité de la croissance d'emplois industriels à absorber la croissance rapide de la population dans une société rurale qui n'avait plus de terres cultivables disponibles. Les changements majeurs apportés dans les années 1860 à la structure tarifaire américaine sont un important facteur d'explication, selon nous, de cette croissance insuffisante de l'emploi industriel canadien.
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2255.Plus d’information
RésuméWatsuji Tetsurô, la modernité et la culture japonaiseLe philosophe japonais Watsuji Tetsurô fait partie d'un groupe d'intellectuels qui, dans les années 1930, ont remis en question la modernité occidentale. Watsuji a critiqué l'Occident pour son individualisme et pour sa propension à la division de ce qui devrait être uni. Pour freiner l'influence de la modernité occidentale au Japon, il a défini une éthique fondée sur l'insertion des individus dans la société. Ce faisant, il a cependant utilisé les moyens philosophiques de l'Occident, en particulier les concepts de Husserl et de Heidegger. De plus, il a adopté une définition de la nation, vue comme le regroupement le plus englobant, qui s'inspire des définitions occidentales de l'Etat-nation moderne. Watsuji a donc défini l'anti-modernité dans les termes même de la modernité.Mots-clés : Bernier, Watsuji, modernité, idéologie, philosophie, Japon
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2256.Plus d’information
RésuméLa présence de classes sociales au Japon a été niée à partir de divers points de vue, soit que l'on insiste sur le caractère communautaire du pays, soit que l'on décrive la société japonaise comme homogène. Dans cet article, je défends la position que l'on peut appliquer au Japon, historiquement et à l'heure actuelle, une analyse de classes, les classes étant définies ici par la position dans les rapports socio-économiques. Avant 1868, la division de la société en classes faisait partie de l'idéologie officielle des autorités politiques. Cette division a officiellement disparu avec le changement de régime de 1868, mais des classes distinctes se sont maintenues à la fois dans le secteur agricole et dans le nouveau secteur industriel. Les réformes de 1945-1948 ont modifié la situation, notamment en produisant de plus faibles écarts de revenus et en redéfinissant les rapports internes aux entreprises. Mais des différences essentielles au niveau des revenus et du pouvoir dans les entreprises ont été maintenues. De plus, le contrôle politique dans la société entière et dans les grandes entreprises, fleurons du capitalisme japonais, a été renforcé dans les mains d'une minorité. Les différences de salaires et de contrôle politique indiquent la présence de personnes se situant différemment dans les rapports sociaux, donc de classes sociales.
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2260.Plus d’information
Cette étude présente les principaux résultats d'une recherche menée au Québec auprès de huit syndicats locaux des secteurs de la métallurgie et du papier affiliés à la CSN, qui ont négocié des ententes de participation syndicale à la gestion de l'organisation du travail au début des années 1990. La recherche a porté sur les contextes, les processus et les résultats de la coopération patronale-syndicale dans chacun des cas étudiés au cours de la période 1990 à 1997. L'analyse révèle d'abord que ces ententes, conclues pour la plupart dans un contexte de réduction des emplois, aménagent des modalités de participation formelle des syndicats à la gestion de l'organisation du travail. Les principaux changements intervenus concernent l'élargissement des tâches, le décloisonnement des métiers et le travail en équipe. Ces changements se sont accompagnés dans tous les cas de modifications aux règles conventionnelles de gestion des emplois et d'un allongement de la durée des conventions collectives. L'analyse longitudinale met en évidence un recul ou un plafonnement de la participation syndicale dans la majorité des cas après quelques années d'expérimentation. Les principaux facteurs associés au déclin de la participation syndicale sont l'imposition unilatérale par l'employeur de changements organisationnels et la perception de la part des salariés d'un partage inéquitable des gains découlant de la réorganisation du travail.