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  1. 251.

    Article publié dans Études littéraires (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 1989

    Année de diffusion : 2005

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    La conception mallarméenne de l'Idée est généralement rattachée à une forme d'hégélianisme: on la fait volontiers découler de l'idéalisme allemand, auquel Mallarmé aurait été sensibilisé par son ami Villiers. Des propositions comme « Le Verbe, à travers l'Idée et le Temps qui sont "la négation identique à l'essence" du devenir, devient le Langage » laissent croire, en effet, que l'auteur d' Igitur n'était pas insensible à la négativité productive de l'Idée, propre à la conception dialectique de Hegel. On ne peut cependant ramener complètement l'eidétique mallarméenne à un tel principe abstrait. Plongeant en fait ses racines dans la pensée présocratique - avec laquelle l'idéalisme platonicien est en dialogue constant, à travers, notamment, sa théorie du langage ( Cratyle ) et de la nature ( Timée )- l'Idée mallarméenne ne peut être considérée comme un « incorporel». Mallarmé parle, en effet, de « la figure, que demeure l'Idée », ou encore des « gestes de l'Idée », et affirme que c'est « par la seule sensation » qu'il est « arrivé à l'Idée de l'Univers », montrant par là que l'idéalité, comparable à un « théâtre mental » ou à une « scène spirituelle », peut être vue comme le lieu où se manifestent, dans leur « forme » ou leur « type », les « qualités sensibles » communes aux Mots et aux Choses. L'article explore, dans l'oeuvre de Mallarmé, cette conception de l'Idée comme lieu des « formes » de la sensation, de même que le lien qu'elle entretient avec le Réalisme de Platon, tel qu'on peut l'interpréter à la lumière de sa philosophie de la Nature.

  2. 252.

    Article publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 2012

    Année de diffusion : 2012

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    Michel Longtin fait figure de pionnier dans le passage à la postmodernité en intégrant à sa palette de compositeur des langages musicaux d'origines variées (musiques modales, folkloriques, « de film »). Le geste fondamental de rupture qu'il fait face au milieu avant-gardiste des années 1980 semble posséder de nombreuses analogies avec la démarche d'un Gustav Mahler au début du XXe siecle, introduisant dans la « grande » musique symphonique des éléments empruntés à la musique « vulgaire ». Cette hypothèse sera étayée par l'analyse de trois oeuvres symphoniques majeures du compositeur québécois : La route des pèlerins reclus (1984), Quaternions (1997), … et j'ai repris la route (2006). L'analyse dans la perspective tripartite de Jean Molino (niveaux poïétique, neutre et esthésique) propose ainsi des regards croisés entre l'oeuvre symphonique de Longtin et celle de Mahler, à la lumière de l'ouvrage remarquable de Theodor Adorno sur le compositeur viennois.

    Mots-clés : Longtin, Mahler, postmodernité musicale, modalité, Longtin, Mahler, musical post-modernity, modality

  3. 254.

    Article publié dans Cahiers de géographie du Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 126, 2001

    Année de diffusion : 2005

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    Plutôt que le rôle de l'espace dans le récit mythique, les géographes ont intérêt à comprendre si et comment la pensée mythique influence les pratiques spatiales. Tout en s'inspirant du programme platonicien, cet essai en modifie en quelque sorte la visée. Il se base en fait sur une conception assez stricte du mythe et avance l'idée que la pensée mythique est un outil crucial pour comprendre la géographie en tant que construction humaine. Cet essai met en lumière l'appauvrissement théorique et méthodologique qui découle de l'éviction du mythe du référentiel explicatif des processus territoriaux par la science géographique « occidentale », en particulier lors du tournant historique qu'a constitué l'institutionnalisation de cette discipline. Il souligne enfin tout l'intérêt que la discipline géographique actuelle aurait à réintroduire la raison mythique dans les interprétations de la territorialité au sein des grands processus qui animent la scène internationale.

    Mots-clés : pensée mythique, territorialisation, pensée géographique, institutionnalisation disciplinaire, culture de l'altérité, mythical thought, territorialization, geographical thought, disciplinary institutionalization, culture of otherness

  4. 255.

    Article publié dans Lettres québécoises (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 12, 1978

    Année de diffusion : 2010

  5. 256.

    Article publié dans Nuit blanche (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 106, 2007

    Année de diffusion : 2010

  6. 257.

    Article publié dans Protée (savante, fonds Érudit)

    Volume 39, Numéro 1, 2011

    Année de diffusion : 2011

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    Cet article entreprend de décrire les principales caractéristiques d'une esthétique du flux déployée par des artistes, tels que Grégory Chatonsky, Reynald Drouhin, Leonardo Solaas, Alexandra Saemmer, etc. Cette esthétique repose sur l'utilisation de systèmes et de dispositifs informatiques qui forcent l'internaute à se perdre dans la contemplation d'un flot d'images, de sons et de mots que le cyberespace et son encyclopédie dynamique animent et rendent accessibles. Les figures ainsi générées sont essentiellement imprévisibles et instables, jouant sur des fluctuations constantes des signes, produites à partir de processus complexes inaccessibles à l'internaute, qui doit apprendre à s'approprier ce flux continu. Nous commencerons par expliquer à quelle expérience singulière nous convie le cyberespace. Nous essaierons ensuite de distinguer les trois modalités fondamentales auxquelles il donne lieu. Nous nous arrêterons dans un troisième temps à comprendre le concept même de flux, réflexion qui nous ouvrira la voie à la description des oeuvres hypermédiatiques qui exploitent le flux et ses diverses manifestations. L'esthétique du flux pose d'importants problèmes de spectature et l'on tentera, en conclusion, d'en identifier l'un des enjeux.

  7. 258.

    Beaumier, Jean-Paul, Bélanger, Gaétan, Bourneuf, Roland, Cliche, Yvan, Ferretti, Andrée, Hudon, Jean-Guy, Laberge, Yves, Laplante, Laurent, Laporte, David, Longchamps, Renaud, Nareau, Michel et Thibault, Vincent

    Essai

    Article publié dans Nuit blanche, magazine littéraire (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 135, 2014

    Année de diffusion : 2014

  8. 259.

    Article publié dans Nuit blanche (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 40, 1990

    Année de diffusion : 2010

  9. 260.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 2, 1999

    Année de diffusion : 2007

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    RésuméL'hologramme du poème et le prisme du poétique. Paysages. Mondes possibles. Langage de la pensée — Une relecture de la rhétorique-poétique est proposée à la lumière des développements récents de la théorie littéraire et de certains aspects des sciences cognitives. La poésie est abordée plus précisément sous le rapport des mondes possibles ainsi que de la traduction-transduction, théorie qui réintègre la sémantique intensionnelle et extensionnelle dans l'analyse littéraire. Toutefois, la poésie moderne ne se laisse pas réduire à cette analyse philosophico-logique. La complexité du langage poétique oblige à envisager aussi la poésie du point de vue de la pensée et du langage (le mentalais) axé non seulement sur le cortical et le cérébral mais également sur l'intuition et les sensations (le limbique).