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424.Plus d’information
Après la publication dans une revue anglo-saxonne1 d'un article consacré à la carrière de Prosper Menière, il nous a semblé utile, pour revenir sur quelques approximations, de demander à un biographe, auteur d'un livre consacré à l'éponyme des vertiges, une mise au point historiquement documentée qui, au-delà des spécialistes, oto-rhino-laryngologistes et neurologues, devrait intéresser l'ensemble des lecteurs de médecine/sciences.
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426.Plus d’information
RésuméEn fonction de données nouvelles : crise, chômage, pénurie de la santé, développement et autonomisation des professions parapsychiatriques, désinstitutionnalisation, extension mal définie du champ de la psychiatrie, la pratique psychiatrique des urgences fournit un remarquable point d'observation, dans la mesure où elle est située à un carrefour. La réponse, le lieu même de cette réponse aux demandes de soins urgents, ses liens avec la médecine et avec la société posent des questions majeures. Les motifs essentiels d'assurer des soins à l'urgence en psychiatrie demeurent le raccourcissement des pathologies, la prise en charge précoce, la diminution des erreurs de diagnostic, l'enseignement de la psychiatrie en milieu médical. Ces affirmations aussi évidentes qu'elles puissent paraître, méritent de faire l'objet d'évaluations, de recherches épidé-miologiques et démographiques. Partant de problèmes nouveaux posés par la crise économique et face à la situation de la médecine et de la psychiatrie, l'auteur décrit deux situations critiques concernant l'organisation actuelle des soins aux urgences : la saturation des unités transitoires et l'articulation entre les spécialités. Il ne s'agit pas de remettre en cause un système de soins qui par ailleurs paraît remarquablement bien adapté aux données locales, mais à partir de faits précis, d'amener des éléments concrets dans le débat sur l'urgence psychiatrique qui a tôt fait de dériver vers des considérations humanitaires et idéologiques.
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429.
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430.Plus d’information
Pour des raisons biographiques, les cinq romans de Paule Constant consacrés à l'Afrique sont marqués par l'histoire médicale de la relation franco-africaine : Ouregano (1980), Balta, (1983), White Spirit (1989), C'est fort la France ! (Gallimard, 2012) et Des chauves-souris, des singes et des hommes (2016). Cet article montre comment ces romans offrent au lecteur une compréhension du lien France-Afrique comme relation médicale. Ils élaborent un type littéraire et social assez peu représenté dans la littérature contemporaine : le médecin de brousse, et mettent en place autour de lui un personnel romanesque médical varié. Ouregano constitue à cet égard le réservoir de personnages qui vont essaimer dans les romans ultérieurs. Deux de ces romans, C'est fort la France ! et Des chauves-souris, des singes et des hommes, s'intéressent à un « accident de lomidinisation » historiquement attesté, du nom d'une substance chimique (la lomidine, nommée lomidon dans les romans) injectée aux populations camerounaises pour prévenir et guérir la trypanosomiase causée par la mouche tsé-tsé et qui coûta la vie à plusieurs dizaines de villageois en 1954. Le second de ces romans engage une discussion avec l'historien Guillaume Lachenal et les thèses développées dans le livre qu'il consacra à la lomidine : Le Médicament qui devait sauver l'Afrique : un scandale pharmaceutique aux colonies (2014).
Mots-clés : médecins coloniaux, Cameroun, maladies, trypanosomiase, épidémie, colonial doctors, Cameroon, diseases, trypanosomiasis, epidemic