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262.Plus d’information
La politique de la vieillesse est le résultat d'interactions étroites entre le niveau local et le niveau national. Paradoxalement, la décentralisation n'a pas donné plus de poids aux acteurs locaux. Au contraire, l'État exerce toujours une forte tutelle sur le secteur médico-social au détriment des collectivités et des acteurs locaux. Néanmoins, nos recherches menées sur l'évolution de la politique vieillesse, tout comme nos monographies locales, montrent que, ces dernières années, de nombreuses initiatives émergent localement. Elles se caractérisent par une grande diversité d'actions qui empruntent des logiques échappant largement au contrôle de l'État. La politique vieillesse semble ainsi perdre de sa cohérence. Pourtant, il est possible qu'à travers l'action menée de manière non coordonnée sur les territoires locaux se dessine une redéfinition des bases de la politique vieillesse. En effet, beaucoup d'initiatives locales naissent dans un souci de mieux prendre en compte les aspirations des personnes vieillissantes et d'inventer des réponses plus transversales. Mais elles comportent le risque de dissocier plus fortement les « jeunes vieux » des « vieux vieux ».
Mots-clés : territoires, vieillissement, décentralisation, politique de la vieillesse, habitat, territories, ageing, decentralization, old age policy, habitat
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263.Plus d’information
Cet article analyse la trajectoire sociopolitique d'un acteur issu de l'immigration algérienne en France à partir d'une enquête de type ethnographique menée dans une ancienne Cité de la « banlieue rouge », autrefois haut-lieu de l'identité ouvriero-communiste. À travers un engagement associatif doublé d'une intervention dans le champ politique local, l'entreprise conduite par ce jeune homme tout au long de la décennie 2000 éclaire les fondements éminemment sociaux de sa légitimation politique. C'est en effet au plus près des réseaux de sociabilités générationnelles qu'il est parvenu à politiser tout un pan des nouveaux milieux populaires en situation de désaffiliation à l'égard de l'ordre sociopolitique traditionnel.
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264.Plus d’information
RésuméDans cette contribution au débat lancé par les éditeurs de ce numéro spécial, j'aimerais clarifier les limites de l'approche du processus politique et en discuter les conséquences. De mon point de vue, qui est celui d'un représentant de cette approche, ses limites sont souvent exagérées et ne concernent en tout cas pas la question du changement systémique. En tant que représentant de cette approche, j'aimerais proposer quelques modifications aux concepts incriminés à juste titre par les éditeurs, afin de les rendre plus aptes à tenir compte des tendances fondamentales dans le domaine de la contestation politique dans la société contemporaine. Pour conclure, j'aimerais souligner que cette approche n'a pas que des limites, mais qu'elle permet d'ouvrir des portes, de jeter des ponts et de créer des synergies.
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268.Plus d’information
La notion de « famille » est une sorte de concept fourre-tout qui est utilisé pour désigner et justifier certaines visions de l'ordre social. C'est dans leur aptitude à gommer les divisions réelles entre les groupes et à favoriser les regroupements le plus larges possible, que réside le principe de leur efficacité.De quoi parle-t-on quand on parle publiquement de la « famille » ? C'est évidemment de l'ordre social qu'il est question, des principes de sa hiérarchisation et de son mode de reproduction. C'est ce que peuvent parfois faire oublier les discussions des spécialistes de la politique familiale sur les « priorités » à accorder à tel ou tel type de famille, toujours défini en termes biologiques ou sociaux.
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269.Plus d’information
À l'occasion des nouveaux rebondissements entourant l'avortement au Québec, cet article s'interroge sur les possibilités que du symbolique puisse encore entourer la maternité dans un contexte marqué par l'Etat-providence et par le mouvement féministe. Il retrace un cheminement qui semble aboutir à faire disparaître la mère pour qu'apparaisse la femme. Il suggère un retour sur les implications du slogan « les enfants que nous voulons, quand nous voulons ».