Documents repérés
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483.Plus d’information
L'État tente actuellement de réorienter son action régulatrice. Les enjeux de cette réorientation concernent la subordination des interventions de politique sociale au marché, la spécialisation des interventions vers certains groupes-cibles et l'accroissement du dirigisme et du contrôle étatiques. Deux documents récents des gouvernements canadien et québécois permettent d'identifier les tendances nouvelles en matière de politiques d'assistance sociale : distinctions entre aptes et inaptes au travail, disponibles et non disponibles, actifs ou inactifs, qui permettent d'établir autant de catégories autour desquelles se raffine et se resserre le contrôle étatique, dans le cadre d'un nouveau régime à traitements variables.
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485.Plus d’information
Traditionnellement, les politiques publiques relatives aux Affaires étrangères et à la Défense se caractérisent rarement par une forte implication de l'opinion publique. Il n'est pas rare ainsi de parler de déficit démocratique sur les enjeux liés aux participations à des interventions militaires internationales. Les consensus existant parfois entre les partis de gouvernements sur ces questions favorisent certes la cohérence et la continuité de ces politiques publiques, mais entraînent généralement une absence de politisation de ceux-ci. Une mise à l'agenda est toutefois possible. L'élection générale de 2015 ayant amené au pouvoir les libéraux de Justin Trudeau au Canada en est justement un bon exemple, avec le cas de la participation canadienne à la coalition internationale contre Daech. A contrario, on ne peut que constater l'absence de politisation de la contribution française à cette même intervention internationale, en particulier lors des campagnes électorales nationales de 2017, et ce alors que Paris fut le deuxième contributeur de celle-ci après les États-Unis. Dans un contexte national marqué par les attentats de 2015 puis de 2016, seules les questions de l'élargissement de la contribution française au territoire syrien et des relations à entretenir avec le régime de Bachar el-Assad connurent une certaine politisation. Ces différences en termes de politisation interrogent sur les modalités de celle-ci, sur les conditions favorisant son émergence, ainsi que sur les conséquences de la politisation sur la nature et la mise en oeuvre d'une politique publique. L'objectif de cet article est d'analyser les processus de politisation, ou non, des interventions militaires internationales au sein des démocraties occidentales – en particulier lors de campagnes électorales – en prenant pour cas d'étude la France et le Canada lors de la guerre contre Daech.
Mots-clés : politisation, enjeux de défense, élections nationales, mise à l'agenda, opinion publique, France, Canada, guerre contre Daech, propriétaire de l'enjeu, médiatisation, politicization, defense issues, national elections, agenda-setting, public opinion, France, Canada, war against Daesh, issue ownership, mediatization
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486.Plus d’information
La spécificité des problèmes d'environnement les rend difficilement gouvernables par le recours aux formes de l'action publique standard. La transgression des échelles politiques traditionnelles, la trans-sectorialité des problèmes et la désynchronisation des impacts vis-à-vis à des temporalités des activités humaines ont conduit à l'émergence de politiques de co-responsabilité (interterritoriales, intersectorielles, intergénérationnelles). Cette tendance s'affirme au travers de politiques qui renforcent des interdépendances explicites entre des territoires, qui imaginent des dispositifs de responsabilisation visant à « faire rendre des comptes » et qui font porter une part croissante de la régulation des problèmes collectifs d'environnement sur les changements de pratiques sociales individuelles (consommer autrement, se déplacer autrement, etc.). Ce texte expose ces trois mécanismes de responsabilisation caractéristiques de la gouvernance de l'environnement contemporaine et interroge leur portée et leur limite.
Mots-clés : Gouvernance de l'environnement, responsabilité, politiques environnementales, procédures collaboratives, Environmental governance, responsibility, environmental politics, collaborative procedures
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487.Plus d’information
L'auteur fait ressortir le jeu des contraintes pesant sur les politiques de plein emploi depuis les années 1980. Partant de là, les champs nouveaux qui s'ouvrent aux « régulations politiques » sont identifiés. L'enjeu se découpe avec précision. Soit le blocage des politiques de plein emploi est « fatal », ce qui rend l'érosion des anciens compromis inévitables. Soit les marges laissées à une revitalisation des compromis en faveur de l'emploi permettent une restructuration du rapport salarial plus efficace et plus équitable. En tout état de cause, ce n'est qu'en tirant profit des évolutions structurelles du marché du travail qu'il sera possible d'intensifier et d'avoir une certaine maîtrise sur les processus d'ajustement présentement à l'oeuvre.
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488.Plus d’information
Cet article propose une analyse des politiques sociales en Europe continentale en regard de la question des territoires. Si cette question fait à l'origine figure d'impensé en matière de politiques sociales, dès les années 1980, la crise de l'emploi et la montée d'un chômage structurel ont contribué à la remise en cause d'un modèle social. De nouvelles politiques plus actives et incitatives ont vu le jour, misant sur le « tout à l'emploi » et à l'insertion sociale, sur la décentralisation des interventions au sein de « zones » ou de territoires locaux. Une nouvelle gouvernance davantage incitative s'est mise en place. Toutefois, cette évolution n'a pas conduit à une véritable territorialisation des politiques sociales et n'a pas offert de renouvellement de ces dernières.
Mots-clés : politiques sociales, territoires, inégalités, gouvernance
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489.Plus d’information
RésuméL'article aborde la question du modèle de gestion du social tel que remis en cause par la crise de l'État-providence. À la lumière de l'expérience montréalaise et en étudiant plus particulièrement les organismes communautaires qui offrent des services aux jeunes, l'auteur examine comment le milieu communautaire, qui semble avoir acquis un nouveau pragmatisme, s'engage sur la voie du partenariat. Faisant appel à la sociologie des mouvements sociaux et à une problématique institutionnelle, il esquisse une perspective qui met en lumière les principales contradictions que doivent affronter de part et d'autre les acteurs communautaires et la classe politique.
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490.